‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 76 sur 114 · DE L INDIGO · texte numérisé non relu

DE L INDIGO

2. Quand on soupçonne la présence de Vamidon ou de la fécule colorée ou non par l'iode, en raison de la couleur pftle, de la densité et de la friabilité de la pftle, on fait chauffer la poudre d'indigo avec de l'eau de potasse, on filtre, et dans la liqueur on verse quelques gouttes de teinture d'iode, qui décèle la fécule par la belle couleur bleue on pourpre qu'elle y développe.

3. Pour déterminer la richesse comparative de divers indigos en matière colorante, on peut, à l'exemple de M. Chevreul et de Schlumberger (1), fliire usage du chlorure de chaux, attendu que la quantité de ce chlorure nécessaire pour décolorer les indigos est assez exactement dans le rapport de leur pouvoir tinctorial. On agit de la manière suivante :

On met 1 gramme de chaque indigo finement pulvérisé dans une capsule de porcelaine avec 1 2 grammes d'acide sulfurique de Saxe, et on maintient le mélange pendant quatre heures à la température de -1-50

. UrJ

ng.- ISOl . — Carafe de' litre . Fig, 1 202. — Burette gradaée. fig, 1 i03. — Vase dit à

précipité.

à 60<». La dissolution étant opérée, on la délaye exactement dans 1 litre {fig. d201) d'eau distillée. On remplit alors de celle liqueur un tube

(l) Henri Schlamberger, néà Mulhoase, le 11 avril 1805, mort en cette ville dtns le connnt de mal 185?, a été l'un des plus savants chimistes praticiens qui aient doté l'industrie des toiles peintes de découvertes utiles. Ce fut sous la di* rectlon de KœchllnSchouch, très-habile fabricant, qu'il acquit les premières notions des sciences chimiques et de leur application à l'art de l'impression . Après un séjour de quelques années à Paris, où il compléta ses connaissances, il rêrint dans sa ville natale et il s'y plaça bientôt à la tète de tous ces coloristes qui ont tant contribué à étendre la réputation scientifique et industrielle de l'Alsace. La plupart des nombreux mémoires que Scblumberger a publiés dans les Bulletins de la Société de Mulhouse, sont relatifs à la garance ; on peut dire avec justice qu'il a plus que tout autre avancé l'histoire technique do cette précieuse matière tinctoriale»

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gradué en 100 partiel comme ralcatiiiiètre de Gay-LusiacU!;. tS02),et on en vene dana nne mesure connue de chlorure de chaux (fig. \ 203), à !■ de l'aréomëlre de Baumâ, aoît, par exemple',' 4 millimètres, Jui- -qu'i ce qne ce chlorure cette de décolorer ta liqueur bleue. On arréle l'addilion de celle-d lorsque le mélange de* deux liquides a acquit une légère (einle verl-olivitre. On compte le nombre de degrés de aultile d'indigo employé, et on recommence l'opëratioa afin d'obtenir, par un «eul mélange du chlorure et du lulfule bleu, le degré exact, c'est-i-dire la décaloralion complËle de ce dernier. — On procède de la même manière arec la dissolution d'un indigo prit comme type, et dont la richesK en matière colorante est représentée par 100°. — ta richesse tinctoriale des indigos essayés est en proportion inverse de la quantité de sulfate bleu consommée dans chaque essai. Si donc on trouve que l'indigo pur exige S4 parties de suirale pour être décoloré par le chlorure, et que l'un des indigos éprouvés comparativement demande 64 parties de sulfate, on dit ;

— — — = 8i,ô i c'est-k-dire que 10) pirilos de cet indigo renferment 8(,S d'indigo pur.

En divisant le pri\ coOlanl de l'indigo par son degré de pureté, od obtiendra le prix d'un degré d'indigotine; ce qui produira le rapport exact entre les divers indigos essayés, eu égard i leur prix et à leur degré de pureté. Ainsi, un indigo de 73°, coâlant S8 fr. le kilog., on aura jj ^ 0'',38 c. pour 1 degré d'indigotine; tandis qu'avec une autre qualité d'indigo de S5 degrés et coûtant 23 fr. le kilog., on aura jj = (f',!!? c. pour I degré d'indigotine, ce qui établit une différence de 30 p. 100 sur le prix en Taveur de ce dernier indigo, comparativement au précédent.

4. On peut encore, ainsi que l'a proposé Houtou de la BiUardière, recourir à l'emploi du cotorimétre Ifig. f2()4), en opérant compai-ativemenl avec un indigo de même marque et de même provenance, dont la qualité est connue et dont on se

rtg. UOl, — ColorimèLre de H. de U BiUu-ditn. wrt COmmC d'un type. On

dissout un gramme de chaque indigo dans 30 grammes d'acide de Saxe, et on étend la dissolution avec de l'eau de manière & avoir un volume de 3 litres. Ce

DB l'indigo. 331

sont ces liqueurs bien éclaircies par le repos qu'on introduit dans les tubes du colorimètre et qu*on amène à la môme nuance par l'addition d'eau dans la liqueur la plus colorée. La richesse des indigos comparés est proportionnelle au volume de leur dissolution avant et après l'addition de l'eau.

Ce qui rend l'emploi du colorimètre très-précieux pour les essais de l'indigOi c'est que, parmi les substances qu'on peut mêler à ce produit pour le frauder, il n'y en a aucune qui puisse augmenter l'intensité de sa couleur et apporter, dans les circonstances ordinaires, de l'incertitude dans l'appréciation de la qualité relative des indigos par ce moyen métrique.

IMstfaetloBB spéclal^B des Tarléiés comnieretaleB d'indifro. —

Je ne quitterai pas l'étude chimique de l'indigo sans vous rappeler l'indication des variétés commerciales qui sont employées spécialement dans les ateliers français pour tel ou tel usage.

TIIIIT1JRIS DES SOIES.

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