DES FONTES
Lei gai qui lortenl du gueulard sont donc trËi-combuttibles ; aussi, quaod on les allume à leur sortie, Ht brûlent dam la cheminée avec une longue flamme Iransparente, qui peniste indéflnimenl. Hais Ih brûlent lA, en pure perte, en dégageant deun fois autant de chaleur que celle qui a été utilisée dans le haut-fourneau lui-même.
Dès 1KI4, Berlhier a signalé toute l'importance qu'il j aurait à tirer parti de celte énorme chaleur pnrdue. Dans nombre d'établissements, on l'applique maintenanl au chauffage de t'sir ou des chaudières h vapeur, à la torréfaction du bois qui sert en place de charbon à la réduction du minerai de fer, à la cuisson de la chaux ou des briques, à la seconde fusion de la fonte, au soudage du fer, etc.
Dans les grands appareils dont je viens de parler, la production de la foule ett continue, car une fois qu'un haut -fourneau est allumé, on n'arrête sa marche que pour j faire des réparalioni, ce qui n'arrive Bouveni qu'au bout de ii à 15 mois ; les charges se succèdent sans interruption, et chaque Jour on en eitlrait deS i 12 tonnes de fonte, parfois même jusqu'à 18 tonnes.
Dca r«Miea. — La fonte Joue dans l'industrie no rAle considérable, tout à fait diR'érent de celui du fer; maiselle varie dans ses propriétés, autant d'apri^s la nature du minerai que parla température h laquelle la réduction a eu lieu. Toutes les nombreuses variétés de fontes du commerce peuvent se réduire à deux principales : la Fonte blanche et la KmtegriMe.
La première est très-dure, lamclleuse, cassante, et se laisse diTHcilement travailler. Elle possède un éclat métallique, et parfois une nuance blanc d'argent. Sa densité viarie entre 7,44 et 7,84. Elle fond entre I050etll00°; mail elle reste toujours à l'état de fusion pâteuse. Bile est ipëcialemenl réservée pour la préparation du fer et de l'acier.
La fonte grise est douce, grenue, moins cassante, et peut être tournée al forée. Elle est d'un gris foncé et quelquefois d'un gris clair. Sadentà\i varie entre fl,79 et 7,15. Elle n'entre en fusion qu'à 1200°, mais elle devient très- fluide; c'est ce qui la rends! propre ilu moulage. C'est elle qu'on emploie presque exclusivement à la confection des objets moulés qui exigent du fini, après lui avoir fait subir une nouvelle fusion.
C'est avec elle qu'on construit ces nombreux instruments, ces machines à vapeur, auxiliaires si puissaots du génie de l'homme; qu'on élève ces bornes, ces parapets, ces piliers, ces grilles qui ornent nos villes et nos demeures ; qu'on élablit ces conduits qui, semblables aux mille petits vaisseaux faisant circuler le sang dans toutes les parties du cor|is, sillonnent en tous sens le dessous du pavé de nos cités, et vont distribuer partout l'eau si nécessaire à la vie, et le gaz lumineux qui embellit nos places publiques et nos magasins.
La fusion de la foule s'effectue, pour les objets très-petits, tels, par exemple, que les bijoux en fer de Serti», dans de grands creusets de
terre c haufTés à la Torge ou dam un fourneau à vent ; atpaor ka poc objet», dansdcfi Iburs à réverbère ou dans de petits rounàcnv»» cubilots ou foumeata à la WHkinton.
4 mtlres de hauteur, mùntenue oilérieurement par des plaiiues eu fonte Téa- Die» par use couronne de mtme naiure DC. Une coucbe de atble ou de gn>i«r< concassés remplit la vide qui eiiste entre les deui enveloppes. Lft partie intérieure de la cure est un plan incliné hg, revêtu d'argile rétractairç. Sur l'un des cAtés, et un peu «u-dcasus de la pailie B, qui Tait office de creusM, son pratiqués deui trous o, o, pour le passage des tuyères de la machine soufflante. En M est le trou de coulée fermé par un umpon d'argile.
On Jette d'abord au fond de la cuve du charbon de boi s allumé, on la remplit ensuite de coke et on tait Jouer la machine soufDante ; lorsque la masse du combustible est incan descente, on introduit par le gueulard A la fonte en morcesui, et k mesure que les clisrges s'affaissent, on ajoute alternativement des gueusets et du coke. Le méul Tondu se rassemble dans le creuset B, et quand il j en a une suffisante quantité, on procède au moulage en débouchant le trou de coulée M.
Dans les fonderies de canons, on opère dans des fours \ réverbère qui permettent de fondre en une seule opération plusieurs milliers de kilogr.de fonte- Celle-ci est, dans ce cas spécial, un mélange de fonte blanche et de fonte grise*
Depuis une vingtaine d'années, grflce aux eCTorls de l'ioduslrie métallurgique, les Tontes grises sont devenues aussi propres que le brome à prendre les impressions ; l'tixposition universelle de 1855 en a surtout ofTerl des preuves irrécusables. Les bcaux-aits se sont donc emparés de cette matière, si peu coûteuse [en moyenne, 12 fr. les 100 kil.], pour la confectioD de statues, d'objets dedécoration, de vases d'ornement, pour la reproduction d'œuvresde sculpture destinées à figurer en plein air. M. Callapèie a été le créateur de ces nouvelles applicalions artistiques. II est & regretter que la grande oxjdabilité de celte matière, son défaut