‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 7 sur 134 · USAGES · texte numérisé non relu

USAGES

DE ces llérjiNGES.

Très -propre pour rafraîchir le vin, glacer les crèmes et pour congeler une petite quantité d'eau.

Employé habituellement dans les laboratoires.

Idem.

Idem.

SuTste de soude criatnllisé.. t 'ci

AcidesuiruririUGà 11° 3 | ~^ » — t"

AioUte d'à m mon is cm e * ) j^.

' Très-propre 4 faire

' en étâ de la glaça avec économie.

Les limonadiers, pour congeler leurs liqueurs aroicaliques et sucréei*, destinées à ôlre Iransrormées en glaces el en sorbets, tes plongent dans un mélange de 6 parties de glace pilée et de ! parties de sel marin, auquelsiU ajoulenl souvent du chlorure de calcium cristallisé, afin de hâter la congélalion.

Les liqueurs sont mises dans un vase cylindrique en élain Irremince, appelé sorbetière {fig.3H). Le vase est en argent lorsqu'on veut conserïerau\Borbclsde --. " . j

fraises, de framboisoii, degroseilles,deccrises, '^'■^- "*■

leur belle couleur.

La liqueur destinée à ôlrc convertie e sorbetière, qu'on plonge auesildl dans le mélange réTrigéranl, placé dans un seau de bois. On agile rapidement la iorbelifiro pendant quatre ou cinq minules; on la dé ouvre, et avec une cuillère nommée /loulette, on détache toutes les parties de glace qui sesoni formées à la circonférence intérieure, en les ramenant au centre du vase. On rajuste le couvercle, el l'on tourne la sorbetière aussi rapidement que la première foi). On répMe cette manipulation Jusqu'à ce que toute la liqueur, après avoir perdu sa transparence, se >oil convertie en neige. On renouvelle le mélange frigoriRque du seau aUn de compléter la solidification de la liqueur qu'on agile souvent avec la houlelle ; ce travail sert à augmenter l'oncluoaité des glaces.

Dans ces dernières années, un grand nombre d'appareils ont été inventés pour faire de la glace exiemporanémcnl, dans les ménages, t'ai pour servir en cas de maladie, soit pour les Jouissances de la table. On les connaît sous les noms de glacière dts famille*, congelât ur, etc. Pour y produire le rerj-oidissement de l'eau ordinaire ou de l'eau suci-éc et aromatisée, on fait usage le plus habituellement du mélange frigorifique suivant :

1) glace est introduite dans la

VrNGTlÈME LEÇON.

qui produit un abEÙEsemcnl de 25 i S6 degrés envtTon. Mais pour congeler 2 LU. d'eau, il Taul renouveler cinq fois ce mélange de dix minules en dix mlnules, ce qui eat uu embarras, indépendamment des inconvénients qu'entraîne l'emploi d'un acide corrosif el fumant qui oiyde promptement les vaséï dont on se sert. Mieux vaut employer le mélange suivant :

Azotate d'ammonUque . .

Co mélange est économique, parce que l'on peut retrouver le tel par Vévaporalion et le Taire servir pour ainsi dire indéfiniment, sauf une légère perle inévitable i chaque opération. M. Goubaud, qui a construit l'un des meilleurs congélateurs, emploie un mélange d'azotate et de chlorhydrate d'ammoniaque. 11 n'en faut que 2^,500, et 2 litres et demi d'eau pour avoir SOO graouDcs de glace, en une seule opération qui dure de quinze A dix-huit minules.

Vous avez lous les yeux l'appa-

reil Goubaud, muni de toutes ses pièces {fig. 373).

La partie essentielle est un vase a eu élain pur, IrèB-mlnce, composé d'un assemblage de tubes légèrement coniques fermés par le bas ; ces tubes sont réunis, par le haut, à une chambre cylindrique b, qui permet de les remplir tous à la fuis, et que l'on ferme au moyen d'un couvercle b vis percé d'un orifice d par où l'on verse l'eau et que l'on bouche ensuite.

L'appareil est surmonté d'une tigede fer f, sur laquelle se chausse fig. 37S. — congéiiitfur Goubnud. uue manivcllc à poignée /", qu'on

tourae à la main; cette lige traverse le couvercle d'un seau en bois g à parois épaisses. Les tubes a portent, par le bas, un petit pivot en fer h, qui s'engage dans une cavité centrale ménagée bu fond du seau.

L'appareil est entouré d'une lame en spirale i, deslinée A maintenir l'eau, dont on remplit le seau, dans une agitation continuelle, afln d'empficher le sel de se déposer. C'est dans celle eau, qui doit être aussi Italche que possible, qu'on plonge l'ensemble des tubes chargés préalablement d'eau pure. On ajoute les sels ammoniacaui, on ferme le seau de son couvercle cl on tourne la manivelle. Au bout de quinze minutes, plus ou moins, l'eau contenue dans les lubei esl congelée. On

enlévealon t'appareîl, on le plonge daos un vate plein d'eau à la (empéralure ordinaire pourqueleglacfe tedéladiepluB radlemenl, on devine le couvercle, on renverse l'appareil sur une asaiette, on le secoue, el il en Bort des CflJndres de glace faciles à manier et à briser.

En rendant les lubei en élain indépendants les uns des aulres, ainsi que l'a fait H. Cbesnon, qui a modiUé Tort habilement l'appareil Goubaud dans plusieurs de ses parties, on a l'avantage de ne sortir du mélange que le nombre de tubes nécessaire au moment donné, et de pouvoir conserver le reste do laglacê pendant plus d'une journée,

La figure 37fl est une coupe verticale d'une sorbeliËre en élain daug laquelle on prépare les sorbets ou les glaces à manger.

Dans la figure 377 on la voit plongée dans son seau.fcilemuuvemcnl

est communiqué par un petit volant horizontal k ; son axe est traversé parle mouveron ou spatule I, qui a pour fonction de détacher des parois du vase le mélange du sirop, et de l'empL'cher de se prendre en masse criglalline.

Activa 4* 1« cliBl««r. -~ Les sels anliydret ou ceux qui ont perdu leur eau de cristallisation par une première application de la chaleur, peuvent, lorsqu'on les expose à une température convenable, et qu'ils ne sont pas décomposables, fondre et éprouver ce qu'on appelle la fdfioH ignée. Ainsi liquéfiés par la chaleur, ils se figent par le refroidissement en un verre qui, le plus souvenl, perd sa Iranspareace ea peu de temps (asotatc de potasse, borate de potasse, sulfate de soude, pliosphates).

En général, les sels contenant des acides gazeux ou décomposables

par la chaleur (carbonates, sulfites, azotates, azotites, chlorates, perchloratcs, etc.)> se décomposent à uAe température plus ou moins élevée.

Les sels contenant des acides fixes et des bases irréductibles par la chaleur sont très-stables (silicates, borates^ phosphates, arséniates, etc.).

Tous les sels des métaux de la sixième section sont réductibles pai* le feu, quel que soit l'acide qu'ils renferment (sels de mercure, d'argent, d'or, etc.).

Action de l'électricité. — Tous les sels sont décomposés par le courant électriquo, mais non avec la même facilité.

i . Quand le courant est suffisamment fort et que les sels sont constitués par des acides et des oxydes très-stables (sels de la première et de la deuxième section en dissolution), il y a isolement des uns et des autres, puis transport des acides au pôle positif et des oxydes au pôle négatif.

C'est ce qu'on constate aisément en remplissant un tube en U d'une dissolution de sulfate neutre de soude à laquelle on a ajouté du sirop de violettes, et en faisant plonger dans chacune des branches de ce tube un fil de platine en communication avec l'un des pôles d'une pile en activité (/îy. 378). Au bout de quelque temps, la liqueur rougit

/tT^^'"

t^ii/' 378. — Décomposition du »aliale de soude par la pilc>

dans le tube positif et verdit dans le tube négatif. — Si l'on interrompt le courant, et si l'o i môle le liquide des deux branches, la teinte bleue reparaît par la neutralisation de l'acide et de la base isDlés.

2. Dans d'autres circonstances, il arrive que non-seulement le sel est décomposé en ses deux principes constituants, mais encore que l'oxyde

métallique est réduit, en torlc que le mêlai teul ee rend au pOIc -ni^galiret qu'au pûle positif se réunissent l'oxygène de l'uxjde et t'acidc ]ndë composé.

La plupart des sets des quatre derniérea sections en dissolution, ceux de la première scctioa quand ils sont humectés, éprouTent ce gcni'e de décomposition.

Avec les premier», l'expérience se fait encore de la mC-ine manière en plongeant dans une dissolution de sulfate de cuivre, par excmpl<>, deux électrodes de plalinc introduisant le courant produit par deux couples de Bunsen [ng. 37!l); on verra du cuivre métallique se déposer sur l'électrode négalivc, tandis que des bulles d'o\ygt'^n<!

te dégageront le long de l'électrode positive, en mt'nir temps que le liquide entourant cette dem'Cre se chargera d'acide sulfurique libre.

Si l'on optre avec un sel de la première section, on l'bu- f, mccle légèrement, puis on le mol en contact avec les deux électrodes d'une pile de 80 t i'instani même, on voit appaltre ai

100 paires récemment ctiargée. A pôle négnlir des globules métalli-

ques. Pour recueillir ceux-ci, on se sert du mercure, ainsi que le docteur Seeleck l'a indiqué le | remicr, et dans ce cas' on forme avec

78 VLNGTIÈME LEÇON.

le sel une petite coupelle dans laquelle on place le mercure ; le fil négatif plonge dans ce métal, tandis que le fil positif est en communication avec une plaque de platine qui supporte la coupelle {fig. 380). 11 se produit bientôt un amalgame plus ou moins riche.

Je n'insiste pas davantage sur cette action décomposante de l'électricité sur les sels. Plus tard, je vous dirai les belles applications qui en ont été faites par Jacoby à la galvanoplastie, par De la Rive, Perrot, de Ruolz à la dorure et à l'argenture des métaux vulgaires.

AcUoii de Valr. — L'air agit physiquement et chimiquement sur un grand nombre de sels.

Ainsi, tantôt il enlève aux sels efflorescents tout ou partie de leur eau de cristallisation ; tantôt il cède à ceux qui sont anhydres et qui ont beaucoup d'affinité pour l'eau, la vapeur aqueuse qu'il contient toujours, et dans ce cas, ces sels s'humectent, puis se liquéfient : tel est le cas du carbonate et de l'acétate de potasse, des azotates de chaux et de magnésie, des sels solublcs d'alumine, du chlorure de calcium. On dit de ces sels qu[ils sont déliquescents.

D'autres fois, l'oxygène de l'air se porte sur l'acide ou l'oxyde des sels, quand ils sont susceptibles de se suroxyder, et les transforme alors en nouveaux genres ou en nouvelles espèces.

C'est ainsi qu'il fait passer les sulfites, les phosphites, les azotites à l'état de sulfates, de phosphates, d'azotates ; c'est encore ainsi qu'il clmnge les sels de protoxydc de fer en sous-sels de sesquioxydes.

Action des métalloïdes. — L'action des métalloïdes sur les sels est trop variable pour qu'il soit possible de vous en parler dans ces* généralités.

Tout ce que je puis dire ici, c'est que le chlore agit de la môme manière que l'air ou l'oxygène en présence de l'eau, parce qu'en la décomposant il met en liberté de l'oxygène naissant, tandis qu'il s'unit à son hydrogène pour former de l'acide chlorhydrique.

Aetieii des métanz. — Les métaux pris sous forme de lames bien polies ou, comme on dit, décapées^ donnent lieu, avec les dissolutions métalliques des quatre derrières sections, à des phénomènes généraux qu'il est important de connaître.

En thèse générale, lorsqu'on plonge dans une de ces dissolutions un métal qui manifeste plus d'affinité pour l'oxygène et les acides que le métal qui fait partie dû sel dissous, le premier précipite ordinairement le second à l'état métallique et le remplace dans la dissolution.

C'est ainsi qu'une lame de fer bien polie, plongée dans la dissolution d'un sel de cuivre, produit la précipitation du cuivre en petites lamel« los rouges et pourvues du brillant métallique {fig. 381) :

( Acide «ulfurliue

i r.- j /Cuivre—

\de cuivre 1™1 ■

Lame de fer '

C'est encore ainsi qu'une lame de cuitre, placée dans la dissolution d'un lel d'oi^enl, se recouvre bientôt d'argent en beaux cristaux brilUntB.

On se procure, par ce moyen, ces belles végétations métalliques que

ht ancien* chimistes désignaient tous les noms d'arbre de Saturne, d'arin âe Diane, i'arbire pkilosùph*ipie.

On obtient la première en plongeant du linc en bandes ou en tils dans une dissolution faible à'acétaie de plomb {/ig. 382), qui dépose bienidt sur ces bandes ou flls des paillettes brillantes de plomb révivifié, qui augmentent incessamment et produisent des ramifications trèsbiiarres.

On (hit la seconde en versant sur du mercure une dissolution un peu coDccnlrée d'azotate d'argent. Au bout de quelques Jours, l'argent se montre en houppes IrCs-légères et brillantes, composées d'une multitude de petits cristaux (i).

Les arts ont su tirer, dans plusieurs circonstances, un parti trèsavantageux de cette propriété qu'ont certains métaux d'en précipiter d'autres de leurs diseolutionr salines.

Dans tes usines où l'on exploite les minerais de cuivre pour en

(IJ On attribue la première idée de ces Tégétalions mélallicguei i, Eck de Sulibuh, alcbimiste du xv' liècle dont j'ai déjï parlé. Homberg s'en est auaii betucoup occupé et il adoniié uanuyon tant simple paur obteuir l'arlrit de Diane,

extrairn co métal, on en retire une assez grande quantité des eaiix cémentatoires. Ce sont des eaux chargées naturellement de sulfate de cuivre et qui circulent dans les galeries des mines qui contiennent des pyrites ou sulfure de cuivre. On*plonge dans ces eaux des morceaux de fer ou de vieille ferraille, sur lesquels le cuivre vient se mouler en se précipitant.

Il y a une trentaine d'années, on s'est livré dans les hôtels de monnaies à la refonte des anciennes pièces d'argent qui étaient très- riches en or. Voici comment on opérait. — On traitait ces pièces par de l'acide sulfuriquo bouillant qui dissolvait l'argent et laissait l'or sous forme de poudre brune qui était recueillie avec soin. On obtenait, par ce moyen, beaucoup de sulfate acide d'argent, dont on isolait le métal l3n Jetant dans la dissolution des feuilles de cuivre ayant ser\i au doublage des navires. L'argent se déposait sous forme d'une mousse cristalline d'un gris blanchAtre; après le lavage de cette mousse, connue des ouvriers sous le vieux nom de chaux d'argent, on la fondait dans un creuset et on coulait le métal en lingots. — Quant à la liqueur, ne coutonant plus que du sulfate acide de cuivre, on la neutralisait et on hi mettait à cristalliser. On avait ainsi du sulfate de cuivre très-pur.

J'ai posé en principe que pour qu'un métal puisse en précipiter un second de sa diHJkilution, il faut nécessairement que le premier ait plus d'affinité que l'autre pour l'oxygène et les acides. Cette condition ne suffit \tnn dépendant pour opérer la séparation complète du métal dissouM, vnr une foin que le métal précipitant est recouvert du métal précijnlf'', déposé en poudre, couche ou petits cristaux à sa surface, il est évident qu'il ne peut plus agir sur la dissolution, à moins qu'une autre cause n'intervienne. Or cette cause, c'est une action électrochimique que développe le contact des deux métaux plongés dans la liqueur acide; et cette nouvelle action est assez énergique pour déterminer la décomposition ultérieure de l'eau et du sel dissous. Le métal précipitant, étant éleclro-posiHf, attire l'oxygène de l'eau et l'acide du sel, tandis que le métal précipité, étant électro-négatif, attire l'hydrogène de l'eau et l'oxyde du sel. Mais ces deux derniers corps, en se rencontrant à l'état naissant, agissent l'un sur l'autre et produisent de l'eau et un métal pur qui s'ajoute toujours à la partie la plus éloignée du centre primitif d'action.

Il résulte de cette explication, qu'une seconde condition pour qu'un métal en précipite un autre de sa dissolution, c'est qu'il faut qu'il joue à son égard le rôle de métal électro-positif. Ainsi, dans le commencement d'une précipitation métallique, le phénomène est produit par une différence marquée dans l'afOnité des deux métaux pour l'oxygène; mais cet effet est très limité et la précipitation ne s'achève que par suite de l'action électro-chimique, dont je viens de vous faire connaître l'origine.

Jv terminerai cet intéressant sujet en vous présentant dans un tableau

les noms des diBSolulioas métalliques qui sonl rLtluclibles par les métaux :

ÏELS nËDliCTlSLES. UËT*UX Ilïl)I.'CIEDIt9,

Scb d'éuin j

— de bismuth i Fer, z'nc.

— de plomb \

— decuirre !

— de merL'uro i

~ j""^'.";; ' Fer, li ne et tous les iiiéiaui des

— dëTwinè""" ( sels pKcédeiiw.

— d'or '.'.'."..-..'.'.!.!"!'!'

A«tl«N d«* oiàeidea. — Culte action est variable, et les causes qui la détermineal sont, comme l'asignalë BerthoUet, plutôt phjsiquesque chimiques. Voici les principaux cas.

I. Les acides en contacl, à fi-oid ou k chaud, avec les oxfsels dont r«ci(le est gazeux ou gazéillable, chassent toujours celui-ci de ses combinaisons en prenant sa place. Ainsi les acides sulfurique, phosp borique, ai'sOnique, cti'., c\pu1' sent l'acide des carbonates, des sulfites, des azotates, en forment des eulfatus, des pbos- , ^

phates, des azotates, cic. (fi'j. 383). \ ' i^ •;

Vous devez vous rappeler que c'est sur \ '~'.~

ce principe que nnl fondés les procËdi^s de ,

préparation des acides carbonique, azotique, etc. (I).

1^ ro<!me décomposition se produit encure, à la chaleur rouge, lorsqu'on fuit intervenir sur les sels à acides gazeux ou réductibles en éléments gazeux des acides lixes et indécomposables. c -, i

Voilà pourquoi les acides siliciquc, bori- cartwunti! pu- ud acido. que, phospborique, etc., qui sont dans ce

cas, décomposent à une température élevée les carbonatesj les sulDles, même les tulfates.

(I) C'est Cliuber (|iii. diiisln vvii* siècle, constata le premier ctlteacticm di;s acides énergiques sur les sels, et *rriv> ainsi k obtenir ce qu'on appelait alors le» eipriU acides det miniraux. AprÈi avoir eitrait l'huile de vilrio! en calciasnt le vitriol vert ou sulfate de fer, il versa par hasard do cette huile sur quelcjuea k1i et vit leura eiprili s'élever en vapeurs acides. Ces vapeurs condensées par le froid lui donatrent les acides forts que la méiallurgie, la teinture et les autre* arts industriels surent bientât utiliser. On voit, par cet exemple, [(u'ujie découverte en cliimie en enfante toujours do nouvelles et devient la source d'unu foule d'applications intéressantes.

Giaïauin. — IL 6

VINOTIÈME LEÇON.

vv^.

xKvvuo t'u cv»utîHrt avec les oxysels dont l'acide est peu soluble u. oiic iaibi.ui Insoluble dans l'eau, isolent toujours celui-ci, . »l5» '.tcuvoui toruier avec sa base un nouveau sel soluble. C'est ,vac idii^^u) que les acides sulfurique, azotique, phospborique, . >viuv^uv\ etc.» «.^parent l'acide arsénieux des arsénites dissous, l'acide . ^^auoaique dt^ antimoniates, lacide silicique des silicates, l'acide X'u^^ao Uo* lH>rates, etc.

.1, 1 0* acides peuvent encore décomposer les sels dans le cas où ils II, Ht vont (Itnner avec la base de ceux-ci des sels insolubles. Ainsi l'acide H\iU\àrique décompose tous les sels de baryte dissous dans l'eau, parce viu il vioune naissance à du sulfate de baryte insoluble; l'acide phos- (»U\U'U|UO agit de môme sur les sels solubles de plomb, de cuivre, etc., I^uvo que les phosphates de ces bases sont insolubles.

Il o«t facile de voir que dans ces réactions diverses, les causes déterminantes sont des différences dans la volatilité, l'insolubilité, la stabilité au rouge des acides employés et de ceux qui se tiX)uvent dans Usi sels.

4. Il arrive souvent qu'un acide ne s'unit qu'à une portion de la liaie d'un sel; il en résulte alors deux nouveaux sels acides. Or, comme tous les sels acides sont solubles, il s'ensuit que presque tous les sels basiques ou neutres, qui sont insolubles par eux-mêmes, doivent se dissoudre dans les acides azotique, chlorhydrique, etc.

C'est ce qui arrive avec les phosphates de chaux, de baryte, que l'eau ne peut dissoudre, mais qui disparaissent sur-le-champ dans l'eau aiguisée d'acide azotique ou chlorhydrique.

Ces acides sont donc aussi des dissolvants pour les sels, ei, sous ce rapport , ils rendent des services importants aux chimistes et aux industriels.

Action des bjdraeldea. — Les hydracides ne se bornent pas à isoler l'oxyde et l'acide d'un sel, ils réagissent en particulier sur l'oxyde cx)mme s'il était libre, et le décomposent en formant de l'eau et un composé binaire insoluble.

• C'est ainsi que l'acide chlorhydriqtfe se comporte à l'égard des se-s d'argent et de protoxyde de mercure, des sels de plomb, etc. ; il donne naissance, ainsi que vous allez le voir, à des précipités blancs, lourds, plus ou moins caillebottés {fig. 384) , consistant en chlorures insolubles d'argent, de mercure ou de plomb.

tlg. 384. — Précipités caillebottés furmés par l'acide chlorhydrique dans les sels d'argent, de mercure et de liloinb.

Lu légende suivante va vous faire comprendre cette réaction :

Oxyde j ^ '

""«""'"""•' icMor, I

L'acide suIfLydrique agit de mâme avec le plus grand nombre dus teh; et cdhimc les siiKurcs qu'il produit possèdent des couleurs dislincles suivant le mêlai qui s'y trouve, on se sert de cet acide, dissous daas l'eau, conmie d'un réactirasseï commode pour distinguer les unes des autres les diflTérenles solutions métalliques. Ainsi il dÉlermine :

de protoiyde d'eu in de bioxyde d'étain..

de bismuth

Dans les seUU'miimoin,

.d'oxyde mercuriqm;. .

La figure 38o représente l'appareil qui sert à décomposer une disso-

lution méUUique par le gaz acide Bullbydrique.

Aetlon des baae*. — \ . Les oxydes qui neutralisent mieux les acides que d'autres ont la propriété de séparer ces derniers de leurs dissolutions. Les bases alcalines de la première section, la magnésie, les protoxydes de fer, de manganèse, de zinc, de nickel, de plomb, le bioxyde de mercure, l'oxyde d'argent étant les oxydes qui manifestent cette propriété au plus haut degré, et dans l'ordre à peu près que Je viens de citer, il arrive de là qu'ils décomposent les autres dissolutions métalliques, en s'emparant de l'acide et en précipitant l'oxyde à l'état d'hydrate.

Les oxydes alcalins de la première section décomposent sans exception les dissolutions salines des cinq dernières sections. Ainsi, si je verse de

la potasse ou de la soude dans des dissolutions de sels de chaux, de magnésie, de fer, de cuivre, de plomb, de mercure, il se fera un précipité de chaux, de magnésie, d'oxydes de fer, de cuivre, de plomb, de mercure, et dans la liqueur surnageante il y aura un nouveau sel de potasse ou de soude.

L'ammoniaque agit de même et peut être placée sur la même ligne, sous ce rapport, que la potasse et la soude.

Voilà donc un moyen de se procurer des oxydes métalliques. Ainsi, précipités au sein de l'eau, ils sont toujours à l'état û' hydrates; mais en les recueillant sur un filtre de papier {fig. 386), les lavant, puis les séchant dans un creuset (fig. 387), on les oblient à l'état sec.

Comme il faut toujours ajouter dans la dissolution saline que l'on décompose, un excès de potasse ou d'ammoniaque, pour que l'oxyde précipité ne retienne plus aucune Irace de l'acide auquel il était uni, il n'est pas mdiiférent d'employet l'un ou l'autre de ces alcalis. En effet, il est des oxydes métalliques qu'un excès de potasse ou de soude redissout, ce que ne fait pas l'ammoniaque, tandis qu'il en est d'autres que celle-ci redissout, sans que la potasse et la soude produisent cet elfet.

Ainsi, si je veux décomposer un sel d'alumine, je choisirai l'ammoniaque, pai-ce qu'avec la potasse et la soude je courrais le risque de redissoudre l'alumine précipitée, comme vous allez le voir dès que j'aurai versé un excès de ces deux alcalis sur le précipité. Si j'avais à traiter un sel de cuivre, j'emploierais ces derniers et non l'ammonia-

Fig, 38*. — Filtre pour recueillir et laver les précipité:*.

que, parce que celle-ci rend «oluble t'hydrate de cuivre, comme je vous le démontre en employant un excès d'alcali volatil qui va produire une liqueur d'uae belle couleur bleu céleste.

i l'indii'Alion des oxydes mélulliques solubles dans un e\cèB

dans II potasse et la soude.

l-iimmoiii»que

Oiydes de glucyniam.

Oiïdc

do linc.

— d'alaminium.

do nickel.

- de «ne.

de cobalt.

de clirome.

de cadmium.

— d'éuin.

d'arKPiit.

— d'iniimeino.

de platine.

— da plomb.

Bioxydes d'éuin.

- de pliiioe.

de cuivre.

S. Il arrive touvcnl que certaines bases qui neuIrsUscnl moins bien les acides que d'autres, possèdent néanmoins la TacultË de décomposer leurs dissolutions salines ; cela arrive lorsque ces bases peuvent Tormer avec l'ecide qui esl combiné aux dernières un sel ins<jluble; et la décomposition est alors d'autant plus complote que le ^ou^eau sel jouil d*uDe plus grande insolubilité. C'est pour celle raison que ta barylc

et la aironliane décomposeQl les carbonates, les «ulfates et les pliogphales de soude et de potasse. La soude et la potasse sont mises en liberté, tandis qu'il se précipite du carbonate, du sulfate ou du photphale de baryte ou de stronlîane.

Vous vojez bien que, dans ce cas, la cause délerminante de la réaction réside dans la cohésion ou l'insolubililê du sel de barjte ou de strontiane qui lend à se Tonner.

3. Il est encore une autre cause qui peut, dans quelques circonstances, déterminer la décomposition de certains sels, même hors du contact de l'eau ; c'est lorsque la base du sel tend à reprendre la forme gazeuse qui lui est propre. Or, il n'y a que les sels aimnoniacaux qui soient dans ce cas, parce que l'ammoniaque est la seule base expansible. Triturés avec la potasse, la soude, la baryte, la strontiane, la chaux et la magnéue, tous ces sels abandonnent l'ammoniaque cl

répandent par conséquent des vapeurs irritantes Tacilesi reconnaître. Vous devez vous rappeler, Messieurs, que c'est sur ce fait que repose le procédé d'extraction du gaz ammoniac (/tg. 38B).

Aeli«B mataelle dca aeli. — Les sels, dans leur action mutuelle, donnent lieu b de nombreux phénomènes dont il est important de bien connaître les causes, car cette connaissance Jette un très-grand Jour sur l'ensemble des réactions chimiques.

J'examinerai successivement celte action par la voie humide et par la voie s6che.

A, Par la voie humide. — Ce n'est Jamais qu'entre deux sels solubles, ou entre un sel insoluble et un sel soluble qu'il y a de l'action. Les sels insolubles n'exercent aucune action les uns sur les autres, à la température ordinaire.

1. Les sels solublei oITrent dans leur coatacl deux circonstances trèidistinctes ;

TanlAi ils s'unissent ub à un, de maoï^rc & former un tel double. C'est ainsi qu'en versant une dissolution de euiratc d'alumine dans une aulre de sulfate de potasse ou de Bulfale d'ammoniaque, il en résulle bientôt un dépOt d'alun, qui n'est autce chose qu'unsulfate double d'alumine et de potasse ou d'ammoniaque.

Tantôt, au contraire, ils se décomposent réciproquement. Cela arrive tontes les fois que les deux sels solubles milangis peuvent dotmer lieu à un sel insoluble ou à de tiouveaux sels ituolubles. Alors laàde de l'un s'empare de la base de l'autre et réciproquement.

Celte loi, posée par Berthollet, ne souffre aucune excepiion.

Si donc Je verse du sulfate de potasse dans de l'aEOlalc de baryte, j'obtiens d'une part un dépOt blanc de sulfate de baryte, et d'autre part une dissolution d'asotale de potasse.'

Sulfate de bsrj'te + Hiotate de poUsso. Autres exemples :

Arsénite dépotasse )__ | snirste de pousse sel solublc.

Sulfate de culTre........ i~ l srsénite de cuivre sel insoluble.

Azotate d'argent i ; aiotate de soude sel soluble.

Araéniata de soudo i~ I arséniate d'argent sel insoluble.

Chromate de potisse j | aiotate dépotasse sel soluble.

AiotMe de plomb i " ( ctiromate de plomb sel insoluble.

Dans tous ces cas, la cause déterminante de la double décomposition des sels solubles qu'on mélange, réside dans rinsolubilité de l'un des nouveaux sels qui se prcduisent. Ht il est à remarquer que la neutralité des uns et des autres n'est Jamais changée, si bien que les nouveaux sels formés ont une composition correspondante à celle des sels détroits.

2. L'action des sels solubles sur les sels insolubles dépend encore de la même loi. En effet, comme l'a constaté Dulong :

Toutes les fois qu'on faiî chauffer un sel insoluble avec une dissolution de earbonate de potasse ou de soude ai excès, on opère encore une double décompostfûm, de telle sorte que l'acide du sel insoluble forme un sel soluble avec la potasse ou la soude, et que sa base passe à l'état de carbonate ùiioluble.

Si donc je fais bouillir, dans un ballon de verre {fig. 3S9), pendant une heure ou deux, I partie de sulfate de baryte en poudre fine, avec 4 ft S parties de carbonate de soude, dissous dans 30 ou f 0 parties d'eau, tout le sulfate de baryte sera changé en carbonate de baryte iosoluble, et la liqueur surnageante contiendra une quantité corres-

pondante de gulfale àc soude, mi^lé à l'evct^s de carbonnlc de toude employé.

Celle réaclion, signale par Dulong {)}, est dune fï^quenle application dans les laboratoires, puisqu'elle donne le mo;en de transformer 1rs sels insolubles en seb solublct, et par conséquent d'en Taire l'analyse.

Hais pour que la décomposition des sels insolubles par le carbonate alcalin soi! complète, il Taut de toute nécessité que ce dernier soit en grand exct^s.

(1} Dulong [Pierre Louis), célèbre cbiniiste et ptiysieien, né i Rouen en 17-'5, morlï Paris le lojuillct 1S3<. Reçu ïseiie ans & l'Ecole polytec II nique, ilenunit pour étudier la médecine, mais ramené, par lesconseil» de DertlioUet, ï l'étude des sciences piiysique^, il ontra comme préparateur dans le laboratoire de Thenard. On lui doit un très-grand nombre de tr.ivaux Impartants, tant en cliimis qu'en physique. Il opérait avec une rare habileté et une gronde conscience, ot il Tut ïiclimede son ardeur à enrichir la science de Taits nouTcaux; blesaé deux fois par l'eiplosioii du chhrure d'ai'iie qu'il avait découvert dans ses rcclierclies sur lu chlore et l'ammoniaque, il perdit un œil et l'une de ses mains Tut mutilée. On lui doit la connaissance de l'acide le moins oxygéné dit phosphore, et c'est i celte uccasionqu'it introduisit dans la nomenclature le préAxo hypo, qui sert à signaler k' moindre degré d'oxygénation des corps. Ses belles études sur l'origine de la chaleur animale, sur la capacité calorifique, U dilaiation et le rerroidlsseinent, sur la Ail' rmination des Torces élastique de la vapeur d'eau i différentes températuros, ont fait époque. Dulong Tut successivement maître de conri^renco; ï l'École normale, professeur de chimie ï l'Ëcole d'Alfoit et II la Faculté des sciences de Paris et enfln directeur des études à i'Ëcole polytechnique. Ucinbre

B. Par U vofe trfcfe, — La présence de l'eau n'csl pas indispensable à la réaclian mutuelle des sels. Ainsi :

loToufMte/bi'ïîu'on^ai't chauffer ensemble deux seli qui, par l'eehanfje de leurs acides et de leurs botes, peuvcitl donner lixa à un sel volatil ou plut rolatU que eéia qu'on em^ùie, U y a toujours double décompo-

C'est ce qui arrive, par exemple, lorsque je chauffe dons une cornue du carbonate de chaux et du sulfate d'ammoniaque. Il se Tolatiliae, dans l'allonge en Terre adaptée au col de la cornue, du carbonate d'atnmofùaque, qui est eiiccsgirement etpansible, et il reste dans la coruue du sulfate d» chaux, sel tout à Tait ll\e.

Rappelei-Toua que le procédé industriel pour obtenir le sesquicarbonote d'ammoniaque ne difE^re de celui de> laboratoires que par lanature et la Tomie de l'appareil que Je remets sous vos yeux {fig. 390).

Ce qui prouve bien que c'est la votalilité du selà uatlre qui, dans re cas, détermine la décomposition réciproque des sels employés, c'est que, par la voie humide, l'inverse de la réaction précédente a lieu. En effet, si l'on T«rse du carbonate d'ammoniaque dans une dissolution de suKate de chaux, il se produit aussitôt du carbonate de chaux qui Se dépose en poudre blanche, et du sulfate d'ammoniaque qui reste en dissolution dans la liqueur.

V La décomposition muluellc de deux sels lixes a encore lieu par la toie sèche, lorsqu'il peut se former un nouveau sel fusible ou plus fusible que ceux qu'on emploie, ou enfin lorsque, outre une différenco de fusibiUté, il y a aussi une dilTérence dans la densité des seb & naître.

C'est ainsi qu'en calcinant fortement au rouge blanc dans un creuset

de l'Acujéinie dei sciences depuis 1SS3, il en devint l'un des secrétaires perpétuFJs ï It mort de Cuvicr. Aussi modeste qu'instruit, on peut le citer comme ie modèle du vni savant. (Voir mon rapport biograpliique sur l'Éloge de Dulong par M. Laurens, ccuronné en 1034 par I* SociiiU d'émulation de Ilaaen.)

90 VINOTlfeMET LEÇON.

de plaUne c Ifig. 381) sur une lampe h gai, un méknge de carbonate

Fif.Stl- — Uttipui

iDHiubIp par u

de soude et de silicate de chaux, il en résulte du carboDalc de chaux et

du silicate de soude, sel émiaenimeat fusible.

C'est encoi-e ainsi qu'en calcinant fo^ temeni dans un creuset degrèB{/!3.39S) un mélange Éi parlies égales de chlorure decalcijm et de sulfate de baryte, il en résulte du suirate de chaux et du chlorure de baryum qui se séparent en deux couches distinctes, le dernier Élant très-pesant et se réunissant dans le fond du creuset.

GrAce à tout ce que Je viens de vous dire sur les réactions des acides, des bases et des composés salins sur les sels, vous connaissez la plupart des causes qui influenl sur ces réactions,* savoir : la cohésion, la différence de solubilité, la volatilité, la fusibilité, la densilé ; ce sont là autant de forces qui interviennent d'une manière énergique et donnent lieu à des résultats qu'il est facile de prévoir cl d'expliquer, /»te'dé"iw)i«! "'"°°' " "" ""'" L'élude de ces causes et leur interprétation ont élé faites avec une rare

intelligence par BerthoUct au commencement de ce siècle ; voilù pour-

Fif. nt. — I

le de<om|»>ii

quoi on donne le nom de LoU de BerthoUet à l'ensemble des principes que J'ai essayé de vous Taire comprendre. Leur connaissance n'esL pas moins nécessaire à l'industriel qu'au chimiste théoricien; sans elle, on serait exposé, à chaque instant, i se tromper dans l'apprécialion des phénomènes produits ou A produire, et par conséquent, à compromettre la réussite des plus simples opérations de fabrique ou de laboratoire.

£(at ■•tarel 4e« Biiteax. — Pour terminer l'histoire générale des métaux, Je tous dirai comment on les trouve à la surface ou dans le tèin de la terre, et comment on parvient à les en arracher pour les Taire servir à nos besoins Journaliers.

Les métaux se montrent dans la nature sous quatre états différents, i savoir :

i* A l'État natif, c'est-à-dire libres de toute combinaison el présentant leurs propriétés caractéristiques de la manière la plus évidente, telles quelacouteur, l'éclal, la Torme cristalline, etc. C'est sous cet étal qu'ils portaient jadis le nom. ridicule de métaux vierges.

nn'y a que ceux qui ont peu d'affinité pourro\ygène qui se trouvent linsi, tels que l'or, l'argent, le plaline, le mercure, le cuivre, le bismuth, sutremeol dit ceux des dernières sections de noire classincation ;

S'Al'état decombinùson avec les métalloïdes ou alliés entre eux, et constituant alors des sulfures, des chlorures, des indurés, des arsêniures el des alliages.

Le soufre et l'arsenic étant les corps qui sont le plus communément nnis aux métaux, les Inineurs les ont désignas, depuis langues années, lousle nom àeminéralisateurs. Les sulfures natirs de fer, de cuivre, d'an- Qiooine, de plomb, de une, de mercure, d'argent, sont tris-abondants ; el ce sont eux qu'on exploite presque parioat pour se procurer les mélanx qu'ils contiennent.

On ne connaît pas encore d'hfdrures, de borurcs, de siliciurcs, de phospbures et d'azoturcs naturels.

3* A l'état d'oxydes, soit libres, soit mélangés ou combinés les uns lox autres. Tous les métaux dont l'afQnité pour l'oxygëne csl prononcée, sut dans ce cas, notamment ceux de la troisième, de la quatrième et de la cinquième section. Les oxydes métalliques de la première se i:lion ne se rencontrent Jamais purs dans la nature, parce qu'ils ont une trop grande alBDilâ pour les acides.

i* Enfin, à l'état de sels, c'cst-à-dirc unis tout à la fois à l'oxygène et ■01 oxacides binaires; tels sont les métaux des cinq premières sections. Les sels sont les composés chimiques les plus répandus dans la nature. On les trouve solides dans l'intérieur ou à la surface de la terre, dissous dans les eaux naturelles, et encore comme parties constituantes ou accessoires dans un très-grand nombre de substances organisées, végétales et animales. On connaît plus de deux cents espèces de sels naturels.

02 VINGTIÈUE LILÇON.

et les gemes les plus communs sonl Icisilicales, les suirates les carbonates les phosphates les arEéniatcs elc

Dans tous les terrains il ; a des métaux natifs ou des composés bi- T aires métalliques mais non en égale proportion Cest surtout dans les terrains cristallins et volcaniques qu ils se monlrcnl Dans lus premiers ils sont ordinairement disposés en amas irrégulien ou en rajotis.

On donne ce dernier nom h de grandes plaques en forme de coins trè»-aplatis au aa{fig ^93) presque toujours perpendiculaires ou obli-

ques au plan des couches b, b, 6, dont l'ëlendue est bien plus grande en longueur et en hauteur qu'en épaisseur, et qui traversent un terrain ou une masse de rochee quelconque.

A l'état de filons, les métaux sont toujours accompagnés de diverses substances crislnllisées, surtout de carbonate de chaux, de sulfate de baryte, de cristal de roche, de Dunrure de calcium. On donne à ces substances accessoires 1c nom de GANGUE.

Les amas sont di's masses minérales, de forme irrégulière, qui se trouvent enveloppées au milieu des roches et dont la nature est différente iHi/. 394). Ils diffèrent des couches et des filons en ce qu'ils ne présentent pas deux faces parallèles et qu'ils sont en général de dimensions à peu prés égales en tous sens.

La plupart des mines de Suéde et de Nonrégc offrent cotte disposition. On connaît beaucoup de dépOls de sel gemme en amas.

Les amas ou les (lions, compris dans une étendue de terrains plus ou moins cons'dénihle, constituent ce qu'on appelle une uine. Les mines sont le plus habituellement situées dans les montagne;, notammeat dans celles de moyenne hauteur qui forment chaîne.

C'est dans les terrains volcaniques anciens qu'on rencontre lu plus grande partie des minerais d'or et d'argent de laHongrieet du ^ouvcau- Ûondc.

Dans les alIuifoDg anciennes, il y a aussi quelques métaux, de l'or, du ;ilalinp, des oxydes de fci- cldVtuin, de. Ccsl dans ces alluv ions qu'on i\|iloile UDC bonne partie des mines d'or du Mc\iquc, de la .Nouvelle-

lirenade, les mines de platine et les diomaals au BiéstI, au Pérou et dans les monls Ourals, en Sibérie.

Bxpl«ltatl«B «■«■ miaea. — L'art d'extraire les mélaux de leui's mines n'est pas du domaine de la chimie, aussi Je ne dirai que quelques mois à ce sujet.

L'exploitation des mines se fait à ciel ouvert cl par truiiiiu: soulerraias, suivant que la coucbe ou le filon' métallique est pR's de la surtace du sol, ou qu'il s'enfonce à dé grandes profondeurs.

L'exploitation à ciel ouvert a lieu principalement pour les sables (latit reu\ exploités pour cux-mâmcs que ceux qui le sont pour les diamants, le platine, l'or ou l'étain oxydé qu'ils renturmenf), les pierres à thau\, à plâtre et à bâlir, les ardoises, les lourbcs, les marbres, les oxydes do fer d 'al lu non, le minerai de fer de l'Ile d'Klbe, les pyrites cuiireusps de Pahlun,enSuMe,lacalBmine ou carbonate de zinc du Limbour^, beaucoup de mines de fer, de cuivre et d'or des monls Ourals, les minerais de fer des environs de Conciles (l^ure), etc.

Ce genre d'exploilalion est facile. Il présente, outre des travaux de terrassement, quelques opérations particulières à chaque substance, comme des lavages pour les sables auriffires cl stannifères elles minerai» de fer. — Quelques mines, exploitées a ciel ouvert, ont une profondeur considérable,. el leur ouverture, creusée d'année en annfe, les fait ressembler à des gouffres elfroyables dont le fond n'est plus visible du haut; telles >onl les célèbres mines de fer de Persberg,£n Suéde, cl plusieurs mines du Harlz.

L'exrtoitation tout'jraine est plus laborieuse el plus dispendieuse. Il voua sufBra de savoir que pour arriver à la mine, on perce des trous qu'on appelle puiti. Ces puits, plus ou moins profonds, suivant le plus ou moins d'inclinaison des couches, communiquent habituellement entre eux par des conduits percés dans la direction oblique des filon'. Ces conduits sont ce qu'on nomme des galeriet.

Dans les mines en masse, formées de substances très-solides et trèsabondantes, telles que les pierres de taille, le plâtre, le sel gemme, on pratique de vastes excavations ou chambres dont le toit est seulement soutenu par des piliers. Ces chambres ont parfois plus de 100 mètres en long et en large, et une hauteur considérable; leur aspect fait naître la terreur et l'admiration dans l'ûme du voyageur. On cite particulièrement, sous ce rapport, les mines de Yieliczka et de Bochnia en Gallicie, celles du Cheshire en Angleterre.

Plusieurs mines sont exploitées à plus de 600 mètres, quelques-unes mOme à 1000 mètres au-dessous de la surface du sol. Les Consolidated mines de la Cornouaille se prolongent sous terre à 63 milles. Un grand nombre descendent au-dessous du niveau de la mer. On en connaît qui s'étendent sous ses eaux, et qui n'en sont séparées que par un toit si mince qu'on entend le bruit des vagues et le roulis des galets. Telles sont quelques mines d'étain et de cuivre de la côte Nord-Ouest de Cornouaille, aux environs de Saint-Just (Angleterre). Quelques-unes des galeries souterraines de la plus célèbre de ces mines sous-marines, nommée Botallack mineSj s'étendent à plus d'un demi-mille au-dessous de la mer (i).

D'un autre côté, il y a certaines mines, placées dans l'intérieur des

(1) Uno bande de ces hardis mineurs qui travaillent dans cette mine renccnira un jour dans les galeries sous-marines' un beau morceau de cuivre qui n'était que de 97 centimètres au-dessous de l'eau. Avec ce dédain du péril qui caractérise les hommes de leur profession, ils attaquèrent le plafond de la mine, creusèrent un trou et le tamponnèrent avec du ciment!

Kon contents do s'introduire par des chemins détoufnés dans le lit de l'Océan, il y a quelques années des aventuriers poussèrent encore bien plus loin leur audace. Tout près do Penzance, dans une bafe profonde {Mount's-bay), qui baigne la charmante promenade de l'esplanade, ils avaient ouvert la bouche d'une mine au sein mùme des vagues de la mer. Cette mine, connue sous le nom de Wherry Mine avait été commencée à 1^30 mètres du rivage, et les ouvriers travaillaient à 32°>,5 au-dessous de l'eau. L'entrée de la fosse était dans l'intérieur même de la baie, et à chaque retour de la marée elle se trouvait enveloppée par les lames bouiUonnantes. La partie supérieure des puits consistait on un caisson qui s'élevait à 3,"'9() au-dessus du niveau de la mer, debout au milieu des débris qu'on avait tirés des entrailles de la mine. Les mineurs descendaient ainsi à travers les flots dans le théâtre de leurs travaux souterrain*^ ; Teau suintait continuellement et tombait goutte à goutte du plafond des galeries, tandis qu'ils entendaient distinctement au-dessus de leurs tètes rouler le tonnerre des vagues. Une machine à vapeur avait été établie sur le rivage ; au moyen de tuyaux, elle communiquait avec l'intérieur de la fosse et pompait ainsi les eaux do la mine, q4ii, ramenées à la surface, se rejetaient bientôt dans la baie. Ces tuyaux passaient le long d'une plate-forme appuyée sur des piliers. Un Jour il arriva qu'un vaisseau, chassé |)ar la tempête, heurta contre cette plate-forme et emporta uno partie de la construction. Le minerai de cuivre recueilli par cotte ontroprlso liardio était do bonne qualité ; mais les frais d'extraction étaient énornum et nmnpfèrenl peu h \nn\ les prollts. Cette mine a donc été abandonnée. Kilo a pourtant donné non nom h un faubourg do la ville qui s'appelle aujourd'hui H'Afn7/-roir/<. (KMquiroM. — /Lfv mmrv de cuivre et cTétain de la Cor^ fiouaitie, — Uovuo de* l)eu\-.Mondcs, 1803, t. 4», p. 399.)

montagnes, qui sont exploitées & une élévatioa coniidérable au-dessus de la surface du sol. Telles sont les mines d'argent auxquelles Potosi, dans l'AmËrique du Sud, doit sa célébrité ; cllee se trouvent dans le Cerro de Potosi, qui est percé dans toutes les directions, et dont le sommet est élevé de 4,88S mètres. Le plus haut point où cette Tameusc montagne métallifère est exploitée, eal i 4,850 mètres; par conséquent les mineurs travaillont il une hauteur supérieure à celle du mont Blanc.

Il n'est aucun genre de travaux qui exigent un aussi grand déve loppement de Torces que ceux des mines, et il est douteux que l'homme ait Jamais disposé de machines aussi puissantes que celles qui sont employées dans certaines exploitations. Les eaux de plusieui-s mines du l^mwall, en Angleterre, sont épuisées au moyen de machines à tapeur dont la force, vraiment prodigieuse, équivaut à l'action simultanée de 300 chevaux,

BxtracUoM dn mfteBa de Icara HlMcnla, — H4lallDr|[le. —

On soumet les minerais métalLqucs arrachés du sein de la terre b un certain nombre d'opérations, afin d'en isoler les métaux dans l'état do pureté qu'exige leur emploi dans les ai'ts. On donne le nom de hètal- LL'RGiE i l'art d'extraire les métaux de leurs minerais.

Les travaux métallurgiques se divisent en préparaliOTis mécaniques et en procédés cMmiqves. Les prepuères ont pour but de débarrasser les minerab des matières étrangères qui communiqueraient au mêla] des propriétés nuisibles ou qui rendraient ia Tusion de ces minerais diftlcile et coûteuse, quelquefois même impossible.

Cn minerai étant donné, voici la série des opérations auxquelles on le soumet généralement.

On commence par le trier, au sortir de la mine, c'cst-ù-dire qu'on sépare les morceaux qui contiennent assez de métal pour être exploités d'avec ceux qui sont trop pauvres.

Lorsque le minerai est mélangé de sable, d'argile ou de calcaire, comme par exemple l'oxyde de fer hydialé ou mine de fir en grains, on le débarrasse de ces matières étrangùrca pour rendre le traitement allérieur plus Tacile. On arrive à ce résultat en le lavant dans un courant d'eau, ce qu'on appelle déboarber en termes techniques. On l'agite donc au milieu de l'eau, soit avec des pelles, soit au moyen d'une ma* chine appelée pa tout! Jef,

Cette machine Ifig. 30 j) se compose d'une caisse demi-cylindrique B remplie d'eau, dans laquelle tourne l'arbre d'une roue hydraulique R qui met en mouvement des bras de fer qui agitent le minerai. Celui-ci, avant d'être introduit dans la caisse, a déjà subi un premier lavage dans une longue caisse A traversée par le cours d'eau. L'eau bourbeuse s'écoule constamment de la caisse demi-cylindrique par un déversoir

supérieur, tandis que le minerai lavé sort par un oriBcc o, pratiqué a bas ; il tombe dans une bolle D, d'où on l'enlève 6 la pelle.

.^Ct^,

Lorsque le minerai est ainsi isola autaul que possible de sa gangue el de> morceaux trop pauvres, on le concasse entre des cflindret de Tunte dure cannelée (/tg. 39G), puis on le réduit en poudre grossière au

mnyen de mortiers de bois dits bocuriis, dont le fond est Tormâ par une plaque de fer Irès-résistante.

Les pilons de ces bocards (fig. 397) ne sont autre chose que des pmilrcs de bois dont reitrômilé inrérioure est garnie d'une calotte de ter. Suulcvéi à des Intervalles réguliers par les cames d'une roue Uvdrauliquo, ils retombent par leur propre po'ds sur le minerai, peu- <hint qu'un cmimnl dVau, qui entre incessamment dans les mortiers, t'iitralno avec lui loi parties déjfi pultérisfcs.

liabituollumt'nl un certain nombre do bocards sont rangés en ligne, et II- tuOiuti iirbro <lti cuut'lii' nicl vu iiiuttvemonl Ions les piloni.

On iBïf t>n>ulli< la piiuilrn nblcnuo alln de »éparer les particules métalUqui-> di<auinllf'riiliirrou*i<ii. l.olata(!i' o lien soit sur des tables, soit (lHii*dt'gruuduiauK«* (Ai;- i»il')i"uiix>)'<'u de vuurantid'pouqui entraînent

lei parties lei plui légères et opireot ainsi une coDceotratioD du métal dam une moioa grande quantité de sable ou de terre. Li première opération chimique qui succède au lavage est le j^%e.

Fig, in. — Bourd pou- l> pulttrlutii

qui a pourbutitantOt de chasser les matières volatiles qucrenrcrme le minerai, telles que l'eau, l'acide cai'bonique, le aou&e, l'arsenic, etc. ; tantôt de diminuer la cohésion du minerai, et par U de le rendie plus attaquable par les agents mélallurgiques qui doivent en isoler le métal. Le grillage s'opère à l'air libre ou dans des Tourneauv dont la Torme varie beaucoup.

Uoe fbis le minerai ainsi préparé, on le soumet à la fusion, c'esl-Adire qu'après l'avoir mèlë k des proportions conienablcs de charbon et de fimdantg, on l'expose à une chaleur plus ou moins violente et conlinue dam des fourneaux appropriés. Le chartion, en raison de sa grande affinité pour l'oxygène, réduit l'oxfde métallique, met en liberlé le métal, qui s'isole des matières terreuses et des autres oxfdet que les fandartts convertissent en verre. Ceux-ci viennent à la surface du bain métallique et s'y cbncrèlent sous la Tonne de scories ou de laitiers.

Le charbon dont on se sert pour ces réductions est tantôt du charbon

de bois, tantôt du coke. Les fondants soûl ordinairement des oxydes 1er-

CinArui:!. — II. ^

i\ t>u «Uoliiii de peu do valeur, comme l'argile, le urboDate de itii\. (■(•«■uvciil aurai le sable ou acide si lidque, !e fluorure de calcium. i>iil pinir elTel non-seulement de débarrasser le métal réduit de ccr- III'» imiiiireléi, Boil origlndlea, soil adveolices, mais ausû de s'étaler,

â la surface du bain métallique, en forme de couche liquide de ma- [lii're h le couvrir et A l'abriler contre l'influence comburante de l'air cUaud.

Ilabiluelloment les mélauv obtenus rclienneot en combinaison une ct'rlainc proportion de elierbon, mais sa quantité n'est, toutefois, jamais jissci grande pour modifier seiisiblcmenl leurs propriétés et les rendre impropres aux usages auxquels on les destine.

Tels sont, en abrégé, ks procédés généraux de la métallui^e. Lorsque J'élnilierai les mélauv en particulier, je vous indiquerai les opénlions spéciales A cliacuii d'eux.

l/indiislrie don mines, déjA pratiquée sur une asseï grande échelle dans l'ancienne r>ri^ci', puisenbtruric.se développa surluul sous la domination di'i Itomains, ef elle dci lut chci eux une des causes les plus influptiles de la richruse publique. Toutes les contrées qui reçurent de leur pnrt une orgniiisalioii ptiissnnle, furent appelées à concourir au luxe des mélauK qui rnrârléritail cette époque. Pline et Strabon signalent rKnpiigiie el ti-s (tiititcs roiume les sources principales des mélaux. Ainsi, In liallte cl li» Ailurles produisaient seules jusqu'à 40,000

marcs d'or par année et une grande quantité d'argent; l'élain était fourni par les montagnes de Casis ; tes mines de mercure étaient en grande actÏTité dans le pays de Cordoue. Les Gaules, ainsi que la Galice, la Sardaigne et la Toscane, envoyaient en al>andance le plomb et l'argent. Déjà, d'après Tacite, des mines de cuivre et d'étain avaient été ouvertes sur les côtes d'Angleterre ; on connaissait aussi quelques mines d'or en Transylvanie, mais la plus grande quantité de ce mêlai venait d'Asie. Le Ter était Tourni par la Silésie et par l'tle d'Elbe. Enfin, l'Italie elle-même produisait abondamment le cuivre, si précieux alors qu'on ne connainait pas encore l'usage de la fonte.

La plupart des exploitations créées sous la domînalion romaine périrent successivement aux époques d'invasion des barbares. Ce n'est plus que vers le septième siècle qu'on retrouve dans l'histoire quelques données sur la reprise des travaux des mines, reprise imposée par les beioinsd'unecivilisalion nouvelle. Au huitième siècle, les grandes exploitations te trouvent transportées dans le Tyrol, la Moravie, la Bohême et la Hongrie ; les mines du Hartz furent découvertes en 965, et, dans le courant du onzième siècle, celles dje la Saxe furent attaqué es. Le domains de l'exploitation continua t s'agrandir par la découverte des mines d'argent en Suède, des mines de cuivre du pajs de Mansreld, en 1300 ; et ce fut en 1272 que les premières mines de houille furent exploitées i Newcaitle.

Ce développement des mines dans l'ancien continent fut profondémenl trouble par la découverte de l'Amérique, en 1493, et l'avilissement des métaux précieux qui en lUI la suite. Toutefois, ce fut à partir du quinzième siècle que l'Angleterre commença à établir la prépondérance de tes mines. Les exploitations du Cornwall pour le cuivre et rétain, celles du Derbyshire et du Cumberland pour le ploiib, celles du StafTordshire et du pays de Galles pour le fer ; enGn l'exploitation de la houille, ont placé cette contrée privilégiée en tâte de la production.

Ce fut dans les seizième et dix-aeptième siècles que les mines de l'Allemagne et de la Hongrie arrivèrent A leur développement, par suite des progrès remarquables qu'éprouva l'art de l'exploitation, et qu'elles purent soutenir la concurrence américaine. La t'rancc eut, dans le courant du dix-huitième siècle, une période de grande aciivité. A celte époque, les gttea des environs de Sainte-Marie aux mines, ceux de Giromagny et de Plancher-aux-Hines, ceux de la Bretagne, de l'Oisans, les âlons si nombreux de l'Auvergne et des Cévennes, donnèrent lieu à des extractions importantes. Mais bientôt ces mines furent successivement abandonnées, et il ne reste plus guère en activité que celles de Villetbrt, de Poullaouen et de Pontgibaud.

Lé dix-huitième et le dix-neuvième siècle ont été marqués par l' extension prodigieuse de la fabrication du fer en Angleterre, en France et en Belgique, ainsi que par l'exploitation générale des mines de houille. L'activité remarquable des mines de plomb, en Espagne, des min<s de

zinc de Siléûe et âa Lîmbourg e>l également un des Iraiti le« plus esracUrîetiques de la production de cette époque. Ls Russie, par ses extradions d'or, de platine et de cuivre, s'est élevée rapidement au premier rang de l'eiploi talion. Enfin, les extractions d'or des placers de la Californie, de l'Australie, de la Colombie anglaise ont été, depuis une vingtaine d'années, l'occasion de recherches et de travaux considérable!, ainsi que la cause d'une perturbation profonde danil'équilibre des deux métaux monétaires par excellence. L'or est devenu plus commun que l'argent, et naturellement sa valeur a diminué.

D'après U. Whitne7(l), le tableau suivant résume la production métallurgique de tous les pays du monde, pour i 854,

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