Deuxième partie
G. Ballon en verre très-peu fusible, muni de deux robinets, contenant l’oxyde de cuivre.
On chauffe ce ballon au rouge, on y dirige de Pair sec pour chasser l’humidité que peut contenir Poxyde de cuivre, on y fait le vide et on le pèse.
Ce ballon est adapté, d’un côté, à l’appareil producteur d’hydrogène, et de l’autre, à desappareils destinés àcondenser Peau produite.
Ces appareils, pesés avec soin, remplis d’air, se composent : d’un récipient en verre H;
De deux tubes en U, J', J" contenant, le premier, de la potasse rougie au feu, le second, de là pierre ponce mêlée à de Pacide phosphorique;
COMPOSITION DE L’EAU
D’an tube témoin K, rempli de pierre ponce mêlée à de l’acide phospliorique, dont le poids doit rester invariable.
La réduction exige 10 ou 12 heures. Quand elle est terminée, on laisse refroidir l’appareil dans le courant d’hydrogène.
Les appareils où s’est condensée l’eau, ayant été pesés pleins d’air, doivent être pesés dans les mêmes conditions. A cet effet, on enlève le flacon A et les éprouvettes pleines de mercure qui terminent l’appareil à chaque extrémité, et on détermine une aspiration d’air sec dans l’appareil au moyen d’un flacon aspirateur rempli d’eau. De crainte que de la vapeur d’eau, venant de l’aspirateur ne pénètre dans le tube K, on interpose entre ce tube et l’aspirateur un tube L contenant de la pierre ponce imbibée d’acide sulfurique.
On procède alors à la pesée des appareils dont le poids a été pris avant l’opération. Le ballon G est pesé vide d’air : la diminution de son poids fournit la quantité d’oxygène qui entre dans l’eau produite. L’augmentation de poids des appareils condenseurs donne cette quantité d’eau.
M. Dumas a fait 19 expériences, dans lesquelles il a préparé plus d’un kilogramme d’eau. Il a trouvé que ce corps est formé,
de I d’hydrogène et de 8 d’oxygène,
ou, en centièmes,
de 11,11 d’hydrogène et de 88,89 d’oxygène 100,00.
Berzélius avait admis que l’eau est composée de