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Analyse de l’ammoniaque. — Pour Constater Pexis

ANALYSE DE L’AMMONIAQUE

tence ou la formation de l’ammoniaque, il suffît de chauffer avec un alcali fixe, potasse, soude, chaux sodée, la matière placée dans le fond d’un tube bouché et de mettre au-dessus d-j l’ouverture de ce tube un bouchon de verre imprégné d’acide chlorhydrique, ou du papier rouge de tournesol légèrement humecté. Dans le premier cas il se forme d’abondantes fumées blanches de chlorhydrate d’ammoniaque , et dans le second le papier de tournesol prend une teinte bleue.

On reconnaîtra des traces d’ammoniaque au moyen du réactif suivant. A une solution de sublimé corrosif on ajoute de l’iodure de potassium en quantité suffisante pour redissoudre le précipité formé, puis un excès de solution de potasse. Si l’on fait tomber dans ce liquide des quantités même très-faibles d’ammoniaque, ou d’un de ses sels, il se forme un précipité rouge-feu d’iodurede tétramercurammonium.Onpeut démontrer très-simplement par l’expérience que le gaz ammoniac est

formé de 1 volume d’azote et de 3 volumes d’hydrogène.

L’appareil est un tube en verre, de 1 mètre au moins de longueur, fermé à une extrémité et muni , à 5 centimètres environ de l’ouverture, d’un robinet en verre (fig. 128). L’espace compris entre le fond et le robinet est divisé en trois parties égales.

Le tube, d’abord plein d’eau, est rempli de chlore. Ceci fait, on fermele robinet, onremplit la petite cavité aux deux tiers avec une solution concentrée d’ammoniaque , puis on la ferme avec un bouchon.

Un ouvre alors lentement le robinet de façon à faire tomber l’ammoniaque goutte à goutte.

ANALYSE DE L’AMMONIAQUE

Des fumées de chlorhydrate d’ammoniaque remplissent le tube ; quelquefois un éclair apparaît. Il faut employer environ 6 à 8 centimètres cubes d’ammoniaque pour que tout le chlore soit attaqué. On agite pour dissoudre le chlorhydrate d’ammoniaque. On plonge le tube dans l’eau froide, pendant quelques instants, afin de ramener à la température ordinaire l’azote qui a pris naissance, puis on introduit de l’acide sulfurique très-étendu par le robinet, afin d’enlever les vapeurs d’ammoniaque qui restent dans le tube : le sulfate d’ammoniaque formé se dissout.

Pour introduire l’acide, on en remplit la cavité supérieure, et on y adapte un tube deux fois recourbé dont la branche la plus longue plonge dans un vase B rempli de cette eau acidulée. On ouvrele robinet très-faiblement (fig. 129) ; comme la pression atmosphérique est plus forte que la pression intérieure, le liquide s’infiltre peu à peu dans le tube jusqu’à ce que l’équilibre de pression soit établi. On mesure alors l’azote, et l’on constate qu’il occupe précisément une des trois divisions du tube.

Avant l’expérience le chlore remplissait les trois divisions du tube. Gomme le chlore s’est combiné àl’hydrogène, et que cette combinaison a lieu volume à volume , cela prouve que l’ammoniaque lui a cédé un volume d’hydrogène remplissant exactement les trois divisions du tube. Donc l’ammoniaque est formée de

1 volume d’azote et de 3 volumes d’hydrogène.

Il reste à savoir s’il y aune condensation, ou, en résumé, quel est le rapport du volume du composé au volume de ses composants. Pour résoudre cette question on fait l’analyse eudiométrique de l’ammoniaque.

On place 50 volumes de ce gaz dans un eudiomètre de Mitscherlich, et l’on y fait passer, au moyen d’un appareil d’induction, des étincelles électriques , jusqu’à ce que le volume ait doublé {fig. 130).

ANALYSE DE L’AMMONIAQUE

A ce moment l’azote et Phyd^ogène de l’ammoniaque se sont séparés en entier, et le volume reste invariable.

On mêle ces 100 volumes avec

50 volumes d’oxygène

TôÔ"

dans Peudiomètre à mercure.

Cette quantité d’oxygène sera suffisante, car si les 100 volumes de gaz étaient de l’hydrogène pur, ils ne consommeraient pour se brûler que 50 volumes d’oxygène.

ANALYSE DE L’AMMONIAQUE

On fait passer une étincelle électrique; 112, 5 volumes disparaissent à l’état d’eau, car il reste 37,5 volumes.

Par conséquent, les lOOvolumes d’azote et d’hydrogène employés (ou les 50 volumes d’ammoniaque qui leur ont donné naissance) contenaient les f de 112,5 d’hydrogène, ou 75 volumes d’hydrogène.

Vérification. Les 37,5 de résidu fournissent d’ailleurs une vérification de l’analyse, car si on les agite avecdePacide pyrogallique et de la potasse, ils perdent 12,5 d’oxygène et laissent un résidu de 25 d’azote.

Cette composition est encore vérifiée par la considération des densités :

car lv -J- H pèse 0,1039

Az . . 0,4860

lv d’ammoniaque. 0,5899.

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