‹ Leçons de chimieChapitre 251 sur 558 · USAGES DU SOUFRE · texte numérisé non relu

USAGES DU SOUFRE

A, appareil distillatoire.

B, vase où le soufre fond et se débarrasse de la majeure partie des impuretés.

G, grande chambre.

D, trou de coulée par lequel s’écoule le soufre fondu.

E, soupape par laquelle l’excès d’air dilaté par la chaleur s’échappe.

F, vase où coule le soufre qu’on doit mouler en canons.

Si l’on distille lentement le soufre, sa vapeur se condense

dès qu’elle arrive dans l’air froid de la chambre, et s’attache aux parois h l’état d’une poussière ténue qu’on nomme la fleur de soufre . Il faut arrêter l’opération avant que les parois se soient échauffées au point de fondre le soufre; dès lors la fabrication est intermittente.

Si l’on distille le soufre très-rapidement, les parois s’échauffent, et la fusion du soufre a lieu. Il tombe sur le sol incliné de la chambre, et quand on ouvre le trou de coulée, il se déverse dans des moules en bois, entourés d’eau froide, où il se solidifie sons forme de bâtons, qu’on nomme canons de soufre (flg. 138;.

296. Usages du soufre. * — La consommation du soufre s’estaccrue, chaqueannée enFiauice, dans une proportion très-rapide, qui pouvaitelre considérée comme donnant la mesure des progrès réalisés par la chimie industrielle dans notre pays.

Aujourd’hui, on ne peut plus évaluer le progrès in- (Fig. iss.) dUStriel à la quantité de soufre importée dans notre pays, parce que l’on emploie, dans la fabrication de l’acide sulfurique, beaucoup de pyrite de fer, prise dans notre propre sol, en place du soufre étranger.

Ses principaux emplois sont : la fabrication de l’acide sulfurique, de la poudre, des allumettes, et le soufrage de la vigne.

On s’en sert pour le scellement du fer dans la pierre. C’est un emploi regrettable, car le soufre et le fer s’unissent en présence de l’humidité, et le sulfure de fer, qui se forme, provoque l’oxydation du fer ; il en résulte une augmentation de

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