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HISTOIRE DU CHLORE

eide chlorhydrique, qu’on appelait l’acide marin, et il obtint une matière gazeuse comme l’air, et possédant une couleur verdâtre et une odeur très-forte. Il en conclut que l’acide marin avait perdu du phlogistique au contact de ce minéral, et il lui donna le nom d 'acide marin déphlogis tiqué.

Cette découverte eut pour la chimie d’immenses résultats, non-seulement à cause de l’importance considérable du chlore, mais aussi parce qu’elle conduisit Scheele à la découverte du manganèse, du barium A et probablement à celle de l’oxygène lui-même.

Quand la théorie de Stahl disparut devant la théorie de Lavoisier, le nom précédent fit place à celui d 'acide marin oxijgênê . Berthollet, partant de l’hypothèse, admise à l’époque, que tous les acides étaient oxygénés, arriva naturellement à conclure que le bioxyde de manganèse, traité par l’acide marin, suroxyde ce dernier, puisqu’il perd de l’oxygène en agissant sur lui.

Gay-Lussac et Thénard observèrent un dégagement d’hydrogène en traitant l’acide muriatique sec parle potassium ; il fallut donc admettre que cet acide renferme de] l’hydrogène. La production du chlore pouvait alors s’expliquer de deux façons : ou bien l’oxygène du bioxyde de manganèse oxyde l’acide muriatique, comme l’admettait Berthollet, ou bien cet oxygène brûle l’hydrogène de l’acide chlorhydrique et fournit un corps plus simple que lui.

Gay-Lussac et Thénard virent parfaitement cette double hypothèse; ils choisirent la première, probablement par respect pour Berthollet, leur maître, tandis que Davy, qui travaillait ce même sujet en Angleterre, admit la seconde qui est l’hypothèse vraie.

Ampère nomma ce corps simple, le chlore foXwpoç, jaune verdâtre).

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