PHOSPHURE D’HYDROGÈNE LIQUIDE
petites ampoules; il est placé dans un mélange de glace et de sel.
G, vase contenant de l’eau dans laquelle se dégage le gaz, lorsqu’à la fin de l’opération le tube refroidi se bouche, par suite de la congélation de l’eau et du phosphure qui s’y sont condensés.
D, tube large par lequel on fait tomber les bâtons de phosphure.
L’opération doit être faite dans une obscurité profonde. On commence par déboucher la tubulure du flacon qui doit être fermée par le tube B, et Ion fait tomber quelques fragments de phosphure dans le flacon. Le gaz se produit aussitôt, prend feu et brûle avec explosion au contact de l’oxygène de l’air contenu dans ce vase. Au bout de deux à trois minutes, cet oxygène ayant été consommé, on ferme l’appareil.
L’opération doit être conduite avec une rapidité telle qu’en un quart d’heure ou vingt minutes on ait introduit 450 à 200gr de phosphure. Elle s’arrête d’elle-même par l’obstruction du tube.
A ce moment on détache le tube B, on bouche l’ouverture, qui pénétrait dans le flacon , avec le doigt recouvert d’une plaque de caoutchouc double ou triple, et l’on ferme à la lampe la pointe effilée. On chauffe, avec la main, la partie du tube qui était dans le mélange de glace et de sel : le phosphure fond, ainsi qu’une partie de la glace. On plonge de nouveau le tube dans le mélange réfrigérant pour resolidifier l’eau, puis, en inclinant le tube, on fait passer successivement le phosphure liquide dans les ampoules, qu’on ferme à la lampe.
Cette préparation est une des plus délicates de la chimie.