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Résumé. — Le tableau suivant montrera que Péquiva

lent, la densité, les points de fusion et d’ébullition croissent en sens inverse de l’énergie chimique.

Un volume (un équivalent) de chacun d’eux fournit, avec deux volumes (un équivalent) d’hydrogène , deux volumes (un équivalent) d’un acide faible.

SYMBOLE

Se

Te

Équivalent en volumes.

Équivalent en poids

Densité à l’éta t solide

Inconnue.

Densité de vapeur

Point de fusion. . . *

Inconnu.

vers 110°

vers 217°

vers 350°

Point d’ébullition

Inconnu.

vers ftfrOQ‘

vers 700°

Piouge vif.

État physique et couleur.

Gaz.

Solide terne

Solide rouge

Solide gris

incolore.

jaune citron.

brun.

métallique.

Affinité pour les métaux.

Forte et décroissante du premier au dernier.

Elle comprend :

l’azote, Az — 14 le phosphore, Ph == 32 l’arsenic, As = 75 l’antimoine, Sb = 122r

652. Propriété capitale. — 2 volumes d’azole ( son équivalent ) ou 1 volume des autres corps [leur équivalent) forment, avec 6 volumes d’hydrogène, 4 volumes [un équivalent) d’une base (forte s’il s’agit de l’azote, faible s’il s’agit des autres).

Les affinités de ces corps sont moins considérables que celles des précédents.

Ces substances s’unissent aux métalloïdes mieux qu’aux métaux, tandis que c’était l’inverse pour les corps des deux premières familles.

L’analogie de l’azote, du phosphore, etc., ne résulte pas seu-

1 On ne peut, pas, dans une classification rationnelle, séparer l’antimoine de l’arsenic.

lement de la comparaison des composés que nous avons étudiés. Les travaux de M. Wurtz et deM. Hofmann sur les bases azotées organiques et ceux de MM. Cahours et Hofmann sur les bases phosphorées ont prouvé que cette analogie se poursuit jusque dans les dérivés les plus compliqués.

653. i/azote s’écarte îles trois autres. — Le premier de ces corps se sépare nettement des autres (comme le fluor et l'oxygène).

Il ne s’unit à l’oxygène que lorsqu’il se trouve à l’état naissant, tandis que les autres se combinent à ce gaz dans les conditions ordinaires.

Anomalie. — L’équivalent de l’azote représente deux volumes de vapeur, tandis que l’équivalent des autres représente un seul volume.

On ne peut pas dédoubler le premier ou doubler les autres, parce qu’alors l’ammoniaque, l’hydrogène phosphoré, etc., qui sont doués d’analogies incontestables, ne seraient plus représentés par des formules analogues, correspondant au même volume de vapeur.

654. Explications possibles de cette anomalie. — Cette anomalie disparaîtra peut-être si l’on parvient à élever encore davantage la température à laquelle on peut déterminer la densité des vapeurs. Il n’est pas impossible, en effet, que les densités du phosphore et de l’arsenic, prises à des températures suffisantes, ne soient la moitié des densités fournies par l’expérience aux températures où nous opérons aujourd’hui, et l’exemple du soufre (266) donne une certaine vraisemblance à cette opinion.

M. H. Deville considérant, au contraire, la puissance projective considérable d’un certain nombre de composés détonants de l’azote, tels que le chlorure, l’iodure d’azote et les ammoniures d’or, de platine, d’argent, et rapprochant ce fait de ces autres, que les combinaisons de l’azote ne s’opèrent jamais directement ou par le contact simple de leurs éléments, et qu’en général les composés oxygénés de l’azote produisent de la chaleur en se détruisant, M. Deville a émis l’hypothèse suivante : il n’est pas impossible que

l’azote isolé et l’azote combiné soient deux substances distinctes, qui diffèrent l’une de l’autre par certaines propriétés, par la densité notamment, et que l’azote double de volume au moment où il sort de ses combinaisons.

Il se passerait dans cette transformation quelque chose d’analogue à ce qui se passe avec les diverses variétés de soufre. Le soufre octaédrique, qui est très-stable, peut emmagasiner de la chaleur et devenir soufre trempé , soufre prismatique. Ces variétés sont peu stables. Il en serait de même pour les composés de l’azote, qui se décomposent avec chaleur; ils seraient peu stables, parce qu’ils contiennent plus de chaleur latente qu’il n’en faut pour l’équilibre stable de leurs molécules.

En résumé, si l’on accepte cette explication on comprend : 1° pourquoi l’azote ne produit pas directement de combinaisons (il ne renferme pas la chaleur nécessaire). Si l’azote naissant forme ces combinaisons, c’est parce qu’il emprunte de la chaleur aux corps avec lesquels il se trouve, et la fixe dans les composés produits. On comprend : 2° pourquoi ces composés sont peu stables, 3° pourquoi ces corps dégagent de la chaleur lorsqu’ils régénèrent l’azote dans leur destruction, 4° comment l’azote possède une densité 0,972, qui représente deux volumes de vapeur pour équivalent, tandis que les densités du phosphore, de l’arsenic ne représentent qu’un seul volume; car, nous le répétons, l’analogie de ces corps, surtout depuis les travaux de MM. Wurtz, Cahours, Hofmann, est tellement intime qu’on ne peut pas les séparer les uns des autres.

655. Analogie fies trois derniers corps. — • Il existe une très-grande analogie entre les trois derniers corps.

Les phosphates et les arséniates sont isomorphes et toujours associés dans la nature. Les phosphates , les arséniates et les antimoniates sont polybasiques, et les formules de leurs composés sont d’ailleurs correspondantes :

Ph O3 — As O3 — Sb O3 Ph O5 — As O5 — Sb O5

Ph Cl3 — As Cl3 — Sb Cl3 - Ph Cl5 — SbCI5

L’acide antimonieux et Pacide antimonique se combinent en toutes proportions, comme les acides phosphoreux et phosphorique. Les affinités de ces corps décroissent du premier au dernier.

656. Résumé. — Le tableau suivant montrera que l’équivalent, la densité,* les points de fusion et d’ébullition croissent en sens inverse de l’énergie chimique.

Deux volumes (un équivalent) d’azote ou un volume (un équivalent) des autres fournissent avec six volumes d’hydrogène quatre volumes (un équivalent d’une hase, forte dans le cas de l’azote, très-faible s’il s’agit des autres).

SYMBOLE

Az

Ph

As

Sb

Équivalent en volumes .

Inconnuè.

Équivalent en poids....

Densité à l’état solide.. .

Inconnue.

Densité de vapeur

Inconnue.

Point de fusion

Vers le rouge.

Point d’ébullition

Presque

au rouge.

État physique et couleur.

Gaz

Solide blanc

Solide gris.

Métallique.

incolore.

ou rouge.

métallique.

Affinités générales

Moyennes décroissantes du premier au dernier.

Elle comprend :

le carbone, C = 6,00, le silicium, Si == 14,00, le bore. . Bo = 11,00.

On n’est pas encore parvenu à combiner le bore avec l’hydrogène. Les deux autres corps ne s’unissent à ce gaz qu’avec difficulté.

Ce sont les plus réfractaires des métalloïdes : le bore et

le charbon sont pour ainsi dire infusibles ; le silicium fond à la température de fusion de la fonte.

Ces trois corps sont fixes.

Nous avons montré que les analogies du carbone ét du silicium sont manifestes, et que le bore est un lien entre le phosphore et l’arsenic, d’une part, et le silicium et le carbone, d’autre part.

Si cette famille paraît formée de termes unis d’une façon moins étroite que ne le sont ceux des trois premières cela tient, en pârtie au moins, à ce que nous laissons de côté le zirconium, le titane et Pétain qui, dans une étude générale et rationnelle des corps, devraient être considérés comme des espèces de cette famille.

657. Sje carbone s’écarte des autres* — Le premier de ces corps, le carbone, semblable en ce point au fluor, à l’oxygène et à l’azote, se distingue nettement des autres ; en effet, il fournit des composés oxygénés gazeux, tandis que les autres donnent des matières vitreuses. Le charbon ne s’unit pas au fluor, tandis que le bore et le silicium fournissent, au contraire, deux composés importants, le fluorure de bore et le fluorure de silicium.

658. Remarque. — Nous avons insisté sur ce point, que le premier corps de chaque famille, fluor , oxygène , azote , carbone, était doué des mêmes propriétés générales que les autres, mais qu’il s’en distinguait par des propriétés spéciales, par des caractères saillants.

On remarquera que ces quatre corps, joints à l’hydrogène qui ne rentre dans aucune famille, servent à la formation des composés les plus importants à la surface du sol, et sont notamment les éléments essentiels des végétaux et des animaux.

Tout porte à penser que les minéraux des filons arrivent souvent des entrailles de la terre à l’état de fluorure. L’oxygène, l’hydrogène, l’azote et le carbone sont, deux à deux, les éléments de l’eau, de Pair, de l’acide nitrique, de l’ammoniaque, de l’acide carbonique. Enfin, les matières végétales et animales sont formées parle carbone, l’hydrogène et l’oxygène, ou même par les quatre corps réunis.

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