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Densité des composés déterminée par le calcul. — Il

résulte de cette loi que l’on peut toujours connaître la densité d’un gaz composé quand on connaît les densités de ses composants et l’état de condensation des éléments dans le gaz composé. Ainsi, la densité de la vapeur d’eau sera égale à la demi-densité de l’oxygène augmentée de la densité de l’hydrogène. La densité de l’acide chlorhydrique sera égale à la demi-somme des densités du chloreet.de l’hydrogène. La densité du gaz ammoniac sera égale à la demi-densité de l’azote augmentée d’une fois et demie la densité de l’hydrogène.

Nous tirerons fréquemment parti de ces faits pour vérifier l’analyse des composés, en recherchant si la densité d’un composé, déterminée par l’expérience, concorde avec celle que fournit le calcul.

Nous avons vu précédemment que les équivalents étaient rapportés presque exclusivement aujourd’hui à 1 d’hydrogène. Il serait beaucoup plus rationnel et plus commode de rapporter la densité des gaz à la densité de l’hydrogène prise pour unité, que de la rapporter à l’air pris pour unité comme on l’a fait jusqu’à ce jour. Rien n’est plus simple d’ailleurs; l’hydrogène étant 14,44 fois moins dense que l’air dans les conditions normales de température et de pression, on aura la densité d’un corps par rapport à l’hydrogène en multipliant sa densité rapportée à l’air par le nombre 14,44.

ISOMÉRIE.

Si l’on admettait cette unité, le nombre obtenu, c’est-à-dire la densité se confondrait avec l’équivalent du corps ou avec Pun de ses multiples.

Équivalents en volumes. — Voir à la détermination de la composition de l’eau.

ISOMÉRIE.

70. On donne le nom de substances isomères aux corps formés par les mêmes éléments unis dans les mêmes proportions, et différant par certaines propriétés physiques et chimiques que ces corps conservent, en partie au moins, dans quelquesunes de leurs combinaisons.

L’isomérie est très-fréquente dans les corps composés; elle se rencontre surtout dans les substances organiques, et elle est très-saillante dans les carbures d’hydrogène, représentés par la formule O>0H,G. Nous citerons parmi un trèsgrand nombre de ces carbures ceux qui sont contenus dans les essences de térébenthine, de citron, d’orange, de basilic, de poivre, de persil, de romarin.

Ils possèdent non-seulement la même composition, G20 H,c, la même densité de vapeur, mais encore les mêmes réactions générales. Ils fournissent deux séries de chlorhydrates, dont les formules sont :

C20 Hl6, H Cl

C20 H1 6, 2 H Cl ;

deux séries principales d’hydrates,

C20Hl6, H O

C20 Hl6 4 H O.

Ils se distinguent cependant par divers caractères. Tels sont, au point de vue physique, leur densité, leur point d’ébullition, leur indice de réfraction , leur chaleur spécifique et surtout leur pouvoir rotatoire et leur odeur.

Au point de vue chimique, les différences sont tout aussi tranchées. Leurs chlorhydrates ne se forment pas en même

MÉTAMÉRIE.

abondance, ou dans les mêmes conditions. Telle de ces essences fournit le monochlorhydrate dans les circonstances où telle autre fournit le dichlorhydrate.

A chacun de ces carbures correspondent des monochlorhydrates doués d’un pouvoir rotatoire de valeur et même de sens différent.

L’équivalent de ces chlorhydrates est lui-même variable, pour quelques-uns d’entre eux au moins.

L’isomérie existe aussi dans les corps simples. Ainsi le carbone peut exister sous des formes très-diverses. Nous citerons : 1° le diamant, variété transparente, cristallisée dans le système cubique, dont la densité est de 3,5; 2° le graphite, variété opaque, cristallisée dans le système rhomboédrique, dont la densité est de 2,2; 3° le carbone amorphe, noir, dont la densité est encore plus faible.

Des différences chimiques correspondent à ces différences physiques : en effet, ces variétés de carbone résistent d’une façon très-inégale à l’oxygène, au soufre, etc. Les produits terminaux de l’oxydation, de la sulfuration sont les mêmes, il est vrai, mais on obtient quelquefois des composés intermédiaires de nature variable. Ainsi, le graphite fournit, d’après Brodie, un composé cristallisé dont la formule est C22H4 Oi0.

Berzélius a donné le nom d 'allotropie à l’isomérie dans les corps simples.

Les chimistes distinguent, outre l’isomérie proprement dite, la métamérie et la pohymérie.

Les corps métamères et polymères sont, comme les corps isomères, formés par les mêmes éléments unis dans les mêmes rapports.

71. Métamérie. — La métamérie n’est au fond qu’un cas particulier de l’isomérie.

On donne le nom de composés métamères aux composés isomères résultant de l’association de générateurs différents.

Ex. : l’éther formique et l’éther méthyiacétique ont tous deux la formule C6H604,

Le premier dérive de l’alcool C4HG02 et de l’acide formique

68 POLYMÉRIE.

C2H20\ qui se sont combinés en éliminant deux équivalents d’eau :

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