PLANCHE II
1, 2, 3 et 4, d’après G. -H. Makins, in Surgical expériences in South Africa, 1899-1900.
1. Plaie en gouttière à la partie externe de l’épaule, due à une
balle Mauser normale, qui ensuite 1 raversa la jambe d’un homme. A sa partie centrale la gouttière mesurait quelques jours après la blessure ®/4 de pouce de profondeur.
2. Trajet superficiel thoraco-abdominal (séton). Entrée petite ;
changement de coloration de la peau sni’ le bord costal dû à la lésion des couches profondes de la peau; sortie en gouttière en forme de flamme.
3. Plaies d’entrée et de sortie dans les deux cuisses et le scrotum.
De droite à gauche : 1° entrée circulaire dans la fesse gauche derrière le trochanter; 2® sortie en fente verticale dans la région des adducteurs; 3^ entrée en fente dans le scrotum (probablement il avait été refoulé avant que la balle pénétrât et il se produisit une fente dans un pli normal); 4° sortie circulaire, au scrotum (il était de ce côté soutenu par la surface de la cuisse droite); 5° entrée en fente transversale dans la région des adducteurs de la cuisse droite; 6^ sortie irrégulière «explosive)', la balle ayant frôlé la surface antérieure du fémur mais sans y avoir produit fie solution de continuité.
4. Entrée circulaire à la partie postérieure du bras; sortie (en
forme d’oiseau) au pli de l’aisselle en avant.
5, 6, 7, 8,9 et 10, d’après H. Nimier, in: Blessures du crâne et de l’encéphale par coup de feu.
5 a. Coup de feu perforant antéro-postérieur (balle Lebel tirée à 1000 mètres). Trou d’entrée et fissui es qui en émanent.
5 b. Id. Trou de sortie avec les fissures radiées et circulaires (fracture en roue) et la terminaison des fissures émanées du trou d’entrée.
6 h. Coup de feu perforant du verlex à l’occiput (balle Lebcl tirée à 1500 mètres). Trou d’entrée.
6 a. Id. Trou de sortie.
7. Coup de feu du crâne antéro-postérieur e.xplosif (balle Gras
tirée à 6 mètres).
8. Cinématographie d’un coup de feu perforant antéro-postérieur
(balle Gras tirée à 5 mètres, 120 clichés à la seconde). La première ligure montre la tète avant le coup; sur la seconde ligure ou voit une gerbe de liues particules qui émergent du trou d’entrée de la balle, laquelle est encore dans le crâne ; celui-ci est déformé, le vertex soulevé. Dans la troisième ligure, la tête qui était simplement posée sur une tablette, se soulève dans son entier; de plus elle présente une projection de la région occipitale qui s’ouvre largement et au delà de cet orilice se voit la balle; celle-ci n’a donc mis guère plus de ' eo de seconde pour traverser le crâne. Dans la quatrième ligure le déplacement total de la tète s’est accentué et les orifices d’entrée et de sortie se sont élargis.
Leçons de Chirurgie de guerre. J. L. Reverdin