B. — TRONC
Obs. IX. — Chute de la hauteur d'un deuxième étage. Perte de t naissance. — Le Guy, Marie, 19 ans, brunisseuse, entre le 9 ! 1877, salle Sainte-Marthe, 41. Menstruation régulière depuis M| 16 ans; hystérique. Elle s'est précipitée la veille de la hauteur i deuxième étage et est tombée sur le dos. Perte de cou pendant deux heures.
Douleurs dans la région dorsale inférieure et au niveau des ( nières vertèbres lombaires. Pas de déformation de la colonne i brale, sinon une convexité postérieure très prononcée surtout in i veau de la troisième dorsale et de la troisième lombaire; la malade* J tient courbée en avant, gouttières vertébrales normales, pas d'ecdj- j mose ; pas de troubles fonctionnels, de la motilité ni de la sensibflitt Douleurs et fatigue dans la station debout et la marche, un von» sèment verdâtre. Pendant les cinq jours qui suivent, une seule sab; bon appétit, bonnes digestions. — 19, amélioration. — 20, la malade se lève et marche. Sort guérie le 30.
Obs. X. — Région dorso- lombaire. — Compagnon, Eugène, 54ani, déménageur, entre le 18 janvier 1878, salle Saint -Augustin, 17.
La voiture qu'il conduisait ayant été heurtée par une autre, le choc lui a fait perdre l'équilibre et il est tombé de son siège sur le dos. Pas de perte de connaissance ; a été relevé par des passants, mai* il lui a été impossible de se tenir debout, tant les douleurs étaient vives surtout dans la région du dos et des lombes.
Transporté à l'hôpital, nous examinons les points douloureux qui ne présentent rien à la vue. La palpation ne fournit aucun signe de fracture de la colonne vertébrale ; hyperestésie très vive an point que le malade pousse des gémissements. Mouvements de flexion et d'extension du tronc impossibles. Le malade reste dans le décubitus dorsal, les mouvements des jambes se font bien.
Obs. XI — Épaide et bras droits. — Minne, Eugène, 55 ans, directeur du Théâtre royal de Liège, entre le 16 mars 1877, salle Sainte- Marthe, 46. Homme fort, vigoureux, n'ayant jamais été malade.
La veille, en descendant d'un omnibus en marche, il a été lancé en avant, ayant encore une jambe sur le marche-pied : chute sur le côté
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, le bras étant dans l'abduction ; le coude n'a pas porté. AAui-bras fléchi, accolé au thorax, \m nérale de toute
île se perdant en bas an (tara moyen du bras el en baut à J'orifin*? du cou. Sur la face externe du bras, ecchymose occupant les - inférieurs et la face postéro-exlcrne vers le bord postérieur du deltoïde; seconde e se séparée de la première par tcrvalte de deux travers de doigt. Induration et crépitation ijm aous-deltoïdienne, la tète huméraie a conservé ses rap- Mouvements spontanés impossible*, Ion les mouvements comités sont très douloureux, surtout dans l'abduction, peu de éoalear dans 1 adduction ; les mouvements se transmettent à la U\c de l'humérus; celui de rotation détermine de la crépitation artiimpossible de sentir nulle part une mobilité anormale, fcs de raccourcissement du bras.
Appareil plâtré consistant en une gouttière qui embrasse l'avantà angle droit sur le bras, et remonte au-dessus de l'épaule. Deux bandes plâtrées passent lune en avant, l'autre en arrière de la ttdre sur l'épaula opposée et maintiennent ainsi Y appareil. Le 26 mars, le malade ne souffre plus, il quitte le service fur sa demande, emportant son appareil. N'a pas été revu. Obs. XIL — Épaule et bras gauches. — Pascal, Louis, 73 ans, sur- Lût aux abattoirs, entre le (6 janvier 1878, salle Saint-Augustin, 80. En faisant sa ronde la nuit, il s'est pris le pied dans le phi l«aa d'une bascule qui sert à peser les bestiaux, a perdu lëquiftt tombé par terre sur l'épaule gauche. Impossibilité après l'accident de remuer le bras Douleur très vive dans l'épaule, A entrée à l'hôpital, on constate d'abord une large ecchymose du bru occupant toute la région postéru-interne et la moitié de la hce antérieure; elle gagne le moignon de l'épaule sur une étendue de quatre centini- I même temps l'épaule est le siège d'un çodC iué, le bras est dans l'abduction et dans une légère rotation en dehors, l'avant-bras pend le long du corps ; ïmfratssaace du membre.
Ces symptômes nous font penser tout d'abord à une luxation de ('épaule, mais au toucher il n'y a ni déformation, ni crépitation, ni f ahalioti de longueur du bras. Tous les mouvements peuvent être obtenus, mais ils sont extrêmement douloureux.
Bras suspendu immobile à laide d'une écharpe. Antiphlogistiques. Goémon en vingt jours.
Oas. XIII. — Bras gauche. — Montel, Jules. 19 ans, charretier, entre le trr janvier 1818, latte Saint-Augustin, 15, Le matin en descendant du ire pendant que celle-ci était en marche, il est tombé le bras gauche sur la roue, et lorsqu'il était à terre, la a frôlé le même bras.
Déformation du brus et de la partie supérieure de l'avant-bras gauche qui sont très tuméfiés, surtout sur leur face externe. Ecchymose peu étendue au pli du coude ; deuxième ecchymose plus large au niveau du poignet. Douleur à la pression: un peu de chaleur de la peau. Membre placé dans l'élévation, cataplasmes.
3 janvier. — Gonflement diminué ; moins de sensibilité à la pression.
7. — Le gonflement a disparu ainsi que la douleur. Le malade se lève depuis deux jours et se promène le bras suspendu dans une écharpe. Compresses d'eau blanche.
9. — Point douloureux, la peau est rouge, chaude, un peu de fièvre ; pas d'appétit.
il. — L'abcès s'est ouvert.
12. — Souffre beaucoup. La suppuration est abondante. Peu de sommeil, appétit diminué; pansement simple.
43. — Mieux sensible ; a dormi toute la nuit. Douleurs très tolérables ; reprend ses travaux les jours suivants.
Obs. XIV. — Genou droit. — Mousset, Louis, 60 ans, charretier, entre le 22 janvier 1877, salle Sainte-Marthe, 31. Chute sur le genou, de la hauteur de trois marches. Mouvements possibles, mais douloureux. Repos au lit pendant huit jours; les douleurs augmentant, il s'est fait transporter à l'hôpital.
Tuméfaction douloureuse surtout au niveau du tendon du triceps. Peau chaude, tendue et violacée ; empâtement de la région rotulienne, pas de fluctuation bien nette, douleurs vives à la pression, douleurs lancinantes au point contus, lièvre légère, langue blanchâtre, peu d'appétit. P = 80. Cataplasmes émollients, repos absolu.
25 janvier. — Insomnie par suite des douleurs. Élancements plus accentués, fluctuation évidente en avant de la rotule. Incision cruciale des téguments et écoulement de pus mélangé à du sang épanché depuis longtemps. Calaplasmes.
27. — Douleur disparue, bonne nuit, suppuration modérée, le gonflement diminue sensiblement. P = 70.
31. — Plus de gonflement; mouvements plus faciles, mais encore douloureux, appétit et sommeil bons.
4 février. — On réunit les bords de la plaie cruciale au moyen de bandelettes de diachylon imbriquées.
11. — La réunion est presque complète, le malade peut marchera l'aide de béquilles, il part pour Vincennes.
Obs. XV. — Face dorsale du pied et des orteils. — Bizet, Ferdi-
ET PLAIES GONTUSES. 223
nand, quarante et un ans, cantonnier, entre le 6 mai 1878, salle Saint-Augustin, 79. Il y a trois semaines, la roue d'une charrette lui a passé obliquement sur le pied droit, et a produit une forte contusion et une tuméfaction considérable de toute la face dorsale. Seuls, quelques heures après l'accident, le premier et le second orteils étaient contus et gonflés. Malgré la douleur et la difficulté dans la marche, il n'en continua pas moins son travail, se contentant d'entourer son pied de linge. Depuis cinq jours le gonflement a encore augmenté, les souffrances sont excessives et il ne peut plus s'appuyer sur son pied. À son arrivée, nous notons un gonflement énorme de toute la face dorsale du pied et des orteils. La peau est rouge et Ton aperçoit une ligne noirâtre, oblique de dehors en dedans et d'arrière en avant, qui marque le passage delà roue. Il faut dire toutefois que la tuméfaction est plus grande sur la partie qui correspond aux os du tarse. Mouvements et pression douloureux ; pas de crépitation, pas de mobilité. La peau est plus chaude que celle des parties voisines. Repos, compresses d'eau blanche.
Amélioration très grande au bout de quelques jours. Le 11 mai, le malade sort, il se reposera encore quelques jours chez lui.
Obs. XVI. — Région trockantérienne. — Archer, Pierre, quarante quatre ans, charretier, entre le 10 mai 1878, salle Saint Augustin, 6. Un omnibus ayant accroché la voiture sur laquelle il était, la secousse l'a renversé de son siège et la région trochantérienne a porté sur le pavé.
A cet endroit existe un gonflement énorme, une teinte jaunâtre des téguments, une douleur extrêmement vive quand le malade se couche sur ce côté ou que le doigt appuie trop fortement. Les mouvements volontaires de la cuisse sont impossibles, les mouvements provoqués sont horriblement douloureux, mais sont tous conservés. Aucun signe de fracture. Repos, compresses d'eau blanche.
Le lendemain le malade se trouve beaucoup mieux, les douleurs sont moins aiguës; le gonflement a un peu diminué.
12 mai. — Les mouvements sont devenus possibles et le malade demande à se lever.
13 mai. — Quitte le service sur sa demande.
Obs. XVII. — Jambe gauche. — Leroy, Adrien, cinquante-deux ans, charretier, entre le 27 juillet 1877, salle Saint- Augustin, 6.
La veille, en soignant son cheval, il a reçu un coup de pied au niveau de la réunion du tiers supérieur et du tiers antérieur de la jambe avec le tiers moyen. Contusion sans importance, le coup ayant été amorti par le caleçon et le pantalon. Peu de douleur, si ce n'est pendant la marche. Des compresses d'eau blanche et quelques jours de repos au lit suffisent pour obtenir la guéri son. Sorti le 30 juillet 1877.
Obs. XVIII. — Jambe gauche, épanchement dans l'articulation tibia-
tarsienne. — Bussat, Léopold, trente-neuf ans, garçon de magasin, entre le 15 avril 1877, salle Sainte-Marthe, 30. Hier soir, il a eu la jambe prise sous une caisse pesant 300 kilogrammes et tombant d'une hauteur d'un mètre. Tuméfaction et ecchymose de toute la jambe et du pied, surtout marquées sur la face antéro-externe du membre. Peau luisante, tendue, violacée, plus foncée au niveau des deux tiers inférieurs du péroné, conservant l'empreinte du doigt. Douleurs très vives à la pression. Mouvements volontaires très douloureux et très restreints. Direction normale de la jambe et du pied. Pas de trace de fracture du tibia ou du péroné. L'articulation tibiotarsienne est le siège d'un léger épanchement ; ses mouvements sont douloureux. Insomnie, petits frissons, langue blanchâtre. Peau chaude. P = 80. Inappétence. On protège la jambe avec un cerceau, et on place en permanence des compresses d'eau blanche. Bouillons et potages.
18 avril. — Plus de fièvre; l'appétit est revenu : les douleurs sont moins vives, mais les mouvements sont très difficiles.
21. — Le gonflement a diminué; la jambe présente une coloration jaune-safran ; la pression est encore sensible.
23. — Sommeil excellent; le malade se lève, et marche un peu ; il demande à se rendre chez lui.
Obs. XIX. — Face dorsale du pied droit. Ecchymose. Gonflement. Compresses d'eau blanche et repos. — Schmitz, Jacques, trente-six ans, charretier, entre le 3 juin 1878, salle Saint-Augustin, 3.
La veille une lourde voiture non chargée lui a passé sur le pied droit. Il a pu marcher, quoique à grand'peine, le reste de la journée. Le lendemain, douleur vive surtout quand il voulut mettre le pied à terre. Gonflement notable de toute la face dorsale du pied, mais plus marqué dans sa moitié interne. Pas de plaie, une simple teinte ecchymotique jaunâtre des téguments. Repos au lit. Compresses d'eau blanche. Quelques jours après, 8 juin, le malade sort pouvant se soigner chez lui.
Obs. XX. — Contusion lente et progressive de la face dorsale du premier métatarsien droit produite par une chaussure trop étroite. Formation d'une bourse sanguine. Guérison. Incision cruciale, — Huard, Charles, vingt-quatre ans, comptable, entre le 7 février 1877, salle Saint- Augustin, 8.
Après une longue course avec des bottines trop étroites, il a ressenti le lendemain une sorte de picotement, puis le surlendemain une douleur le long du bord interne du pied. Il remit les mêmes chaussures, mais au bout de quatre jours il vit apparaître sur la face plantaire, entre le coup de pied et le gros orteil, une tumeur qui avait le volume d'une petite noisette. Elle était dure, irréductible, roulant sous le doigt. La marche était pénible, et quelques jours
taie moyenne ; en même temps le lobule de l'oreille droite est en partie détaché et il y a à ce niveau une hémorragie assez sérieuse pour réclamer l'emploi d'une pince hémostatique. Dans l'observation XXVII, la plaie fut causée par une chute violente sur un parquet. Le malade qui en fait le sujet avait eu la main prise par une courroie en mouvement. Le pavillon de l'oreille complètement décollé n'adhérait plus qu'en un point très limité du niveau du lobule. L'écoulement du sang fut arrêté par le pincement, mais il y eut sphacèle et chute du pavillon de l'oreille.
L'observation XVIII est relative à une plaie de la face accompagnée d'hémorragie et de perte de connaissance.
Les causes des plaies contuses de la portion crânienne et de la portion faciale de la tête ont été:
Contre l'angle d'une corniche en pierre (Plaie de la région pariétale).
Du siège d'une voiture (Plaie de la région pariétale).
Dans un escalier (Plaie de la région tem-
Chutes { porale)'
1 De la hauteur du deuxième étage sur le
parquet (Plaie de la face).
Sur le parquet à la suite d'une impulsion
violente communiquée par la courroie
d'une machine (Plaie de la face, décol-
i lement du pavillon de l'oreille).
Morsure de chien Plaie du nez.
Choc contre une cloi- j Plaie du front et décollement du lobule de
son en planches. ( l'oreille.
Les deux observations relatives au membre supérieur sont intéressantes : dans l'une il s'agit d'une morsure de cheval au bras, guérie sans accident ; dans l'autre, de lésions multiples de la main droite. qui avait été prise dans un engrenage ; nous nous bornâmes à sacrifier la première phalange de l'index complètement broyée, et nous fûmes assez heureux pour conserver les autres doigts bien que le médius et l'annulaire eussent été sérieusement compromis.
passer sur le corps (Clin, de 1875, obs. CXXVIl, !
L'individu de l'observation II est attaqué à coups de i teau au milieu de la nuit, circonstance éminemment < d'effrayer, il perd connaissance bien qu'il n'ait pas i coups sur la tête.
A côté de ces perturbations soudaines, nous devons ; les affections psychiques datant de longtemps. La ma l'observation VU a eu des accidents hystériformes depn jeunesse et elle tente de se suicider; trois individus éfa ivres au moment de l'accident.
Ceci tend h démontrer que les traumatismes de la tête su peuvent produire dans le fonctionnement de l'encéphale, ( probablement dans sa circulation, des désordres brusques it^signés par le terme générique de commotion cérébrale etqie ces désordres se montrent de préférence chez des individus ayant une prédisposition ancienne comme une névrose, ou récente telle qu'une impression morale vive ou la congestion déterminée par l'ivresse.