CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Voici, du reste, le tableau résumé de ces différents cas :
Annexes lu globe le fœil.
Globe de rœil linméme.
Paupières.
Appareil lacrymal.
(iOnjonclive.
Cavilë orbitaire.
Globe dans sa totalité.
Cornée.
Iris.
Cristallin.
Blépharite pbleg:moncuse. (Action d'un caustique.) Cataplasmes. Guérison en six jours.
' Homme de()(>ans. Début \ ' 3 ans, limité à la pau- ^ piére.
Femme de 08ans. Début 1 Traitement.
)!2 ans, propagé à une /Ablation de petite portion de la f tous les tis- ' ^Ciiëz • " "' \ conjonctive bulbaire. ) sus envahis. j Femme de 00 ans, ayant ( Guérison / des antécédents " hé- Idans les trois réditaires de cancer. \ cas. Début 3 ans. Invasion { \ de tout le globe de < '■'. rœil. /
Dacryocystite aiguè. — Cataplasmes ; puis opération de Jiowman et cathétérisme. Guérison au oout de dix-neuf jours.
Fistules lacrymales. — D.D.C.(l). Chez un syphilitique. Se sont fermées sans médication locale sous la seule influence (Fun traitement général antisyphilitique. 2 Conjonctivites par l'action de substances caustiques. (Chaux et nitrate d'argent.) Application de glace et collyre au sulfate de zinc. Guérison au bout de quel({ues jours.
2 Conjonctivites granuleuses avec pannus et accidents aigus. Cautérisation énergi(|ue des granulations. Disparition des accidents aigus au bout de quel({ues jours.
1 Conjonctivite phlycténulaire chez un malade travaillant dans une atmosphère à une température élevée. Cautérisation avec le nitrate d'argent. Guérison en quelques jours.
1 Ophthalmie blennohrragique. Coll. au nitrate d'argent à 1/30. Guérison.
Sarcome fascicule de l'orbite avec hyperostose des parois de la cavité. Énucléatiou. Slort par encéj)halile.
1 Luxation incomplète avec thrombus probable de Torbite. Guérison.
2 Kératites ulcéreuses, dont une avec hypopion. Cautérisation et instillations de sulfate neutre d'atropine. Guérison dans les deux cas.
1 Iritis rhumatismale. Inslill. de suif. n. d'atr. Guérison.
i Cataracte lenticulaire, extraction. — Succès complet.
2* Appareil de Vouie. — Nous avons eu à traiter quatre supurations de l'oreille moyenne; une d'elles était consécutive à
(I) Noas emploierons fréquemment les abréviations D.D.C. (des deux côtés), D. (œil droit), 0. G. (œil gauche).
3'Ji MALADIES DES ORGANES DES SENS.
une otite moyenne aiguë, limitée à la caisse du tympan. La maladie amena très-rapidement une perforation de la membrane; la suppuration resta, d'ailleurs, bien limitée à la caisse et fut tarie par des injections intia-auriculaires d'eau aiuminéc (obs. CCGXXVIII).
Dans les trois autres cas, le pus avait gagné les cellules mastoïdiennes. Il s'était mrine fait une fois une trépanation spontanée de ra[)ophyse mastoïde sans perforation du tympan. On donna issue au pus par une simple incision des téguments (Obs. CCCXXVI).
Chez deux malades nous dûmes pratiquer la trépanation de rap()[)hyse mastoïde; l'opération a donné d'excellents résultats; avec des injections détergentiîs consécutives, la maladie a élé radicalement guérie lîu tr6s-p(*u de temps.
Nous n'avons qu'un seul cas de corps étrangers du conduit auditif externcî. Lorsque le malade vint à Thôpital, il y avait six mois qu'avait eu lieu l'accident à la suite duquel des corps étrangers s'étaient introduits dans le conduit auditif; deux grains d'avoine furent retirés avec des pinces hémostatique très-longues et très-fines (Obs. CCCXXIX).
tV Appareil olfactif, — Deux polypes muqueux des fosses nasales et un fibionie naso-pharyngien ont été enlevés. Un des polypes muqueux s'était dév(^loppé chez une jeune fille; un autre put être enlevé par la bouche après qu'on eut scié son pédicule avec la scie-[)ince (Obs. CCCXXX). Le premier, beaucoup plus volumineux, présentait une certtiine ressemblance avec les polypes naso-pharyngiens. Nous présentons à la suite de Tobservalion, quelques considérations sur le diagnostic et le jnanuel opératoire (Obs. CCCXXXI). Le fibrome naso-pharyngien s'était développé, comme toujoure, chez un jeune homme. Il s'implantait sur l'apophyse basilairo, avait produit des hémorrhagies sérieuses. Nous fûmes obligé, pour l'extirper complétcmont, dt^ créer une voie artificielle par la résection de la voûte palatine.
Dans une première séance nous nous contentâmes de ce résultat qui mettait a l'abri d'une partie des dangers du pol^
parce qu'il lui permettait de se développer librement vers l'extérieur. Quelques jours plus tard nous flmes le section du pédicule avec la scie-pince, et nous enlevâmes toute la portion pharyngienne; enfin, le prolongement nasal fut extrait; l'opération n'eut aucune conséquence fAclieuse, et le malade guérit sans accident (Obs.CCCXXXII).
4' Sens du f/oût, — Nous ne rapportons ici qu'une seule observation depapillome de la langue. Nous avons rapporté dans notre première partie deux aulres observations avec les considérations auxquelles elles ont donné lieu. (Voy. IT leçon.)
A. — Paupikres.
Obs. CCCVII. — BUphnrite phlegmoneme des deux paupières supérieures par ractiou d^une substance caustique. - Difcouy (Vicloire), soixante ans, entrée leSS jnillet 1874. A fait hier par errenr nne lotion snr les tienx paupières supérieures avec une solution concentrée d*alun.
A son entrée : Eschare larpe de un centimètre et comprenant les deux paupières supérieures, fionflement et rouj^eur très-marqués. Forte hypcrhémie conjonclivale. Rien dans la cornée et Tiris. Pas de douleurs périorbilaires. Elévation des paupières supérieures difficile. Cataplasmes. — Sort au bout de six jours sur sa demande. Les eschares sont tombées et rhyperhémie de la conjonctive a disparu. — Douleur beaucoup moindre.
Obs. CCCVIII. — Caucroide de la paupière supérieure droite. Ablation. Guérison. — Scoca (Louis), soixante-six ans, entré le -i janvier 1871.
Tumeur ayant débuté il y a trois ans sons forme (run petit bourjçeon épithélial noir, dur, indolent. Il y a deux ans, le malade le lia lui-même sans succès. Depuis lors, le développement a été continu et réjijulier.
A son entrée : Tumeur dure, noirAtre, de la jrrosseur d'une fève occupant les deux tiers internes de la paupière supérieure droite ; juste audessous, se trouve un petit bom'^^eon lenticulaire épithélial. Pas 'de troubles fonctionnels du côté de Tappareil de la vision.
8 janvier. .\bIation des deux tumeurs avec le bistouri, puis, pansement
tf irawil^k
31. Guérisoii avec un peu irentropion do la paupière inférieure amené par la rétraction du tissu de cicatrice.
Obs. CCCIX. — CnncvoUle de la paupière supérieure gauche ayant mmhi le ylobc de rœiL Ablation de la tumeur. Énucléation de Vœil, Guérison. — Dobœul" (lilécile), soixaute-six ans, entrée le 14 mars i874.
Aniécédents héréditaires d(^ cancer (mère morte d'un cancer de Teslomac à soixante-deux ans).
Début il y a dix ans par une petite saillie indolente qui s'ulcéra au bout d'un an, et en trois ans {(a|;iia toute la paupière inférieure. Développement devenu beaucoup plus rapide depuis un an à la suite d'un érysipëie de la face. A la même époque, la tumeur est devenue le siéfçe de douleurs s'irradiant vers la tempe et le front. 11 y a six mois (pie Tulcénition a geigne l'angle interne de la paupière supérieure gauche. Tumeur lobulée, ulcérée, fongueuse, laissant écouler un ]mis ichoreux et ayant envahi depuis |)eu Tangle interne de la jinupière supérieure. — - Globe de l'œil complètement dégénéré. Rien du coté du front et de la racine du nez. Rien dsins les ganglions lymphatiques.
Douleurs lancinantes très-vives dans la tempe et le front. Klat général assez mauvais.
14 mars. Ablation de la tumeur avec le bistouri. — Ënucléaliou du globe de Tœil. On rugi ne le bord inférieur de l'orbite et on excise en avant une large parli<' dv Taponévrose orbito-oculaire. Pansement â plat.