IL PLAIES CONTUSES
Obs. LV. — PL du cuir chevelu. — Mouly (Guillaume), trente-deux ans, charpenlier, entré le 25 avril 1875. A été frappé hier à la face par un crochet tombé de la hauteur d'un deuxième étage.
Le sourcil gauche présente une plaie verticale de 2 centimètres de longueur, mais n'intéressant que les parties molles. La région temporale droite vers la racine des cheveux est aussi le siège d'une plaie contuse qui n'intéresse que le cuir chevelu. Compresses d'eau froide. Guérison au bout de dix jours.
Obs. LVI. — PL du cuir chevelu, — Garet (Emile), vingt-deux ans, sculpteur, entré le 4 janvier 1875. Plaie du cuir chevelu, d'une longueur de 0,02, par un coup de bouteille. La bouleille s'est brisée. Cheveux rasés, puis réunion par des bandelettes de taffetas collodionné. Quitte le service au bout de trois jours, la plaie étant presque cicatrisée.
Obs. LVII. — P. du cuir chevelu. Érysipèle. Guérison. — Charretier (Louis), trente-deux ans, journalier, entré le 6 janvier 1875. Tombé sous une voiture légère (la roue a passé sur lui). Petite plaie cruciale superficielle au niveau de la protubérance occipitale externe; ecchymose tout autour de la plaie ;.contusions simples sur les jambes et le tronc. Pansement simple. Au bout de quatre jours, érysipèle du cuir chevelu et de la face. Placé dans une salle d'isolement. Compresses d'eau de sureau ; fer et quinquina à l'intérieur. Guérison complète au bout de quatre semaines.
Obs. LVIII. — PL du cuir chevelu. — Jeanne (Simon), quarante-deux ans, couvreur, entré le 1" janvier 1875. Chute dans un escalier ; la tète a porté contre l'arétc d'une des marches. Située à gauche delà ruture bipariétale, longue de 0,05 à 0,00. Ecchymose et petite plaie <le la joue gauche. Compresses d'alcool camphré. Sort guéri au bout de huit jours.
214 PLAIES GONTUSES.
Obs. LIX. — PL superficielle de la joue et du cuir chevelu. — Genîsli (Bcrlrand), vingt-deux ans, entré le i"^ mars 1875. Deux plaies superficielles : Tune sur la région pariétale droite, l'autre à la joue droite. Le malade est épiieptique, et c*est en tombant pendant une attaque que en deux plaies, qui mesurent à peine 2 centimètres de lenteur, se sont produites.
Réunion au moven de bandelettes de tarlatane collodionnées. Sort k lendemain.
Obs. LIX. — PL du front. — Bridault (Louis), cinquante-lrois ans, tailleur, entré le 20 avril 1875. Plaie occasionnée par une chute sur le front, siégeant à gauche du front, innnédiatement au-dessus de la quene du «ourcil. Elle est profonde et de la grandeur d'une pièce de 5 finncs en argent. Les bords déchiquetés, présentent des prolongements aplatis et écrasés. Le stylet indique que la solution de continuité intéresse toutes les parties molles, mais Tos n'est pas dénudé. A l'entrée du mahde, fl s'était produit une petite hémorrhagie qu'on arrête facilement. Pansement simple. Sort le 29 avril. La cicatrisation est presque complète.
Obs. LX. — PL de la face et du cuir chevelu. — Lusigny (Jules), cinquante-sept ans, peintre, entré le 9 mai 1875. Même accident que le précédent. Quatre petites plaies superficielles des régions mastoldiemie, jugale, mentonnière, frontale. Compresses d'eau froide. Sort guéri aa bout de dix jours.
Ors. LXI. — PL de la face et du cuir chevelu. — Rousseau (Alfred), vingt-six ans, mécanicien, entré le 24- février 1875. La roue d'une Toitm marchant au pas a frotté fortement contre la joue la paupière supérieure et le vertex.
La paupière supérieure droite présente une ecchymose avec un pet d'hémorrhagie sous-conjonctivale. Une plaie contuse, n'intéressant qoek tissu sous-cutané de la peau, occupe toute la longueur de la paupière à h partie supérieure de la joue. Les bords sont déchiquetés, mais peaml s'adapter.
Réunion imni'^ liate avec trois points de suture métallique ; comprcnMi imbibées d'eau traîche.
Au i)out de quatre jours, on enlève les fils, et on les remplaee par Sei bandelettes de tarlatane collodionnée. Réunion complète au bout de lepl jours.
Obs. LXII. — PL du frouL — Shier (Emile), infirmier, trenteHfttln ans, entré le 3 juin 1874. Faux pas et chute sur le bord du trottoir. Wt intéressant seulement les téguments dans une longueur de 4 centhnèlra^
el siégeant au-dessus du tiers interne de Tarcade orbilaire gauche ; de là, celte plaie se rend obliquement vers la partie moyenne du frontal. Au moment do l'accident, cet homme a perdu connaissance. Les deux paupières sont tuméfiées, et présentent une teinte ecchymotique bien prononcée ; on voit sur le front quelques légères érosions. Compresses fraîches ; réunion par première intention (suture épinglée). Le malade quitte le service au bout de trois jours, presque guéri.
Obs. LXIIL — PL du front. — Liaii (Rosalie), trente ans, journalière, entrée le 14 février 1875. En faisant un faux pas, elle est tombée de sa hauteur, et la tète a heurté le bord du trottoir.
Sur la partie gauche externe et supérieure du front existe une plaie longue de 6 centimètres n'intéressant que les parties superficielles. Cette plaie, qui saignait abondamment lors de l'accident, est sèche ce matin, et recouverte par les caillots ; un peu de gonflement au voisinage. Pansement simple. Guérison au bout de six jours.
Obs. LXIV. — PL du front. — Cointin (Laurent), soixante ans, cocher, entré le 27 février 1875. Était monté sur sa voiture, lorsque ses chevaux se sont emportés, et qu'il a été lui-même jeté à terre ; il est tombé sur la tête et a perdu connaissance. Plusieurs petites plaies superficielles siégeant sur la bosse frontale moyenne et la racine du nez. A la face, et surtout à droite à la partie supérieure, on voit une large ecchymose qui rayonne autour (le la cavité orbitaire et borde les deux paupières supérieures. Douleur assez vive au niveau de la quatrième vertèbre cervicale, sans lésion apparente. Mouvements du cou impossibles.
Compresses d'alcool camphré. Peut sortir au bout de trois jours et re- . muer aisément le cou.
Obs. LXV. — PL du front. Luxation de la deuxième phalange du médius droit. — Glaie (Jean), cinquante-trois ans, imprimeur, entré le 13 janvier 1875. Cet homme a fait hier soir une chute dans son escalier. Sur la partie gauche et externe du front, on voit une plaie oblique de dehors en dedans, superficielle et d'une longueur de 5 à 6 centimètres. La deuxième phalange du médius de la main droite est luxée sur la première, et Ton en trouve aisément la tête'sur la face dorsale de la main. Impossibilité des mouvements de cette articulation ; déformation ; douleur assez vive ; la langue est blanchâtre ; un peu de fièvre. P = 96.
Compresses alcoolisées sur la plaie; réduction de la luxation ; immobilisation du doigt avec deux petites attelles maintenues par des bandelettes de sparadrap. Guérison au bout de trois semaines.
Obs. LXVL — PL superficielle du front et du nez. Perte de connaissance. Êpistaxis. Guéfison. — Yandame (Alphonse), quarante-deux ans,
âifi PUTES œNTUSKS.
charretier, entré lo 0 mars 1874. Était sur sa voiture, lorsqu'il a été jeté i terre par suite d'un faux pas de son cheval. La tète a louché le sol h première ; le malade a perdu aussitôt connaissance. Épistaxis aboadanle, mais point d'écoulement par les oreilles.
Sur l:i partie médiane du front se voit une plaie d*une longueur de 3 centimètres, oblique de droite à gauche et de dehors en dedans* Au niTeaade la bosse frontale moyenne siège une autre solution de continuité des tégaments, qui dt^scend sur le dos du nez jusque vers sa partie médiane; eDe a i centimètres de longueur. Ces divisions n'intéressent que la peau.
Les deux paupières du côté droit sont fortement tuméfiées, et Tœil ne peut être ouvert ; le gonflement est moindre à gauche. Hémorrhagiesoiisconjonctivalo ; quelques érosions superficielles sur le nez et au voisinage des plaies ; la partie supérieure dos joues est tuméfiée et trës-sensiUe ; elle est tendue et luisante.
La main droite [)résente aussi quelques érosions sans importance.
Le nez est tuméfié, mais on ne constate ni crépitation, ni déformation, ni mobilité anormale.
Le malade ne peut renmer le cou par suite de la souffrance qu'il éprome dans cette région ; il ressent aussi de vives douleurs susorbitaires. Point de bourdonnements d'oreille ; point de douleurs sur la r^ion masloi< dienne ; point de troubles de la vue.
Peau chaude P = iiO.
Les premiers crachats contenaient du sang qui paraissait Tenir des narines ou des fosses nasales ; d'autres crachats plus récents en sont cooplétement dépourvus ou n*en contiennent que de très-faibles traces. Riea dans la poitrine ; pas de sommeil ni d'appétit. Compresses froides sur ks plaies.
10 mnrs. P = 88. Le malade a pu dormir cette nuit; la céphalalgies diminué ; les plaies commencent à se cicatriser. Pansement simple.
13. P=r 75. Céphalalgie susorbitaire disparue; le gonflement dunci et des paupières n'existe plus. Appétit et sommeil satisfaisants. La cicilrisation se faisant bien, le malade sort pour reprendre son tra?aU.
n. — iMemrre supérieur.
0ns. LXVIL — PL de la face palmaity des deux maint. — Bemfeld, vingt-sept ans, rharreiier, eniré le 8 mars. Tombé hier sur la paume des mains, sur un tas de débris de verre.
Main droite. Plaie irré^nilière peu profonde, siégeant sur la face |itlmaire, et s'étendant un peu obli(puMnent de Téminence Jiypo-ihénar vcn réminence lliénar, sur une étendue de i centimètres environ. Laidaiea
beaucoup sai^n(^ ; l'hcmorrha^rip a ôtt» arnHéo par un pharmacien avec du perchlonire de fer.
Douleurs très-vives au niveau de la plaie.
Compresses d'eau alcoolisée; il se détache an bout de quinze joups une escharre couvrant la plus jurande partie de la phiie. (inérison coniplète au bout de cinq semaines.
Obs. LXVIII. — PL de la face palmaire. — Geslain (Edouard), polisseur, quarante-deux ans, entré le ITjnin 1871, portant à la maindroite une blessure causée pîir Téclat d'une roue à polir, qui s'est brisée subitement au milieu de sa rotation. Sur la partie externe de rindic^iteur de la main droite (l'avant-bras étant dans la supination), on voit une plaie contusc qui s'étend un peu à lafacepahuaire du même doijjl^et qui s'étend de la base du doigt jusqu'à la deuxième phalanj^e. La peau est enlevée en certains endroits; en d'autres, elle est noire et décollée. Le ponce luimême a été légèrement atteint sur la faceilorsale de la deuxième phalange. La tuméfaction s'étend à toute la face dorsale de la niain, et ne dépasse point l'articulîition du poignet. La peau est chaude au niveau de la plaie. Pas de fièvre. Compresses d'eau froide fréquemment renouvelées.
18 juin. Le malade n'a pu dormir celle nuit par suite de la douleur et de l'engourdissement de la main. Ce matin, il se trouve mieux.
19. Quitte le service, puis revient se faire panser aux consultations. La guérison a été complète au bout de ({uinz(^ jours.
Obs. LXiX. — PL (le la face dorsale de la main droite. — Laurent (Claude), vingt-huit ans, homme de peine, entré le 11 mai 1875. A eu la main droite prise hier sous un meuble assez louril qu'il voulait soulever.
La main droite est le siège d'un gonflement considérable intéressant les parties molles, et remontant jusqu'au poignet. La peau présente dans presque toute l'étendue de la face dorsale une teinte ecchymotique bien prononcée. Elle est excoriée en différents endroits ; rien du côté de la face palmaire. Les mouvements des doigts sont très-douloureux, la pression est très-pénible, et la main est le siège d'élancements continuels insupportables. Pas de fracture. Rien sur le pouce. Un peu de fièvre. ? = 88.
Compresses d'eau froide au début, puis d'eau alcoolisée. Les douleurs persistent pendant dix jours environ, ainsi (\\ui le gonflement. Guérison complète au bout de quinze jours.
Obs. LXX. — PL de la face dorsale de la main gauche. — Reffio (Emile), quatorze ans, mécanicien, entré le 17 mai 1875. Une lourde plaque de fer en tombant hier a frappé obliquement par un de ses bords la face dorsale de la main gauche.
Main tuméfiée et douloureuse. Gonflement surtout apparent sur le dos
iïH PLAIES œNTlISES.
(le Im main; h peau présente une coloration veineuse, eccliyraotique, au niveau du métacarpe. Vers la partie moyenne du dos de la main, sur l(*s deuxième et troisième métacarpiens, existe une plaie irréguliëre de rétendue d'une pièce de cinq francs, à bords contus et déchiquetés. Les mouvements de la main sont très-pénibles. Les doigts sont un peu tuméfiés; le pouce est libre, ainsi que l'arliculation radio-carpîeiine. Pas de frac lu re.
Douleur très-vive dans toute la main.
Innnobilité et compresses d*eau alcoolisée. Les douleurs disparaissent au bout de six jours, et la ^uérison est complète à la fin de la troisième semaine.
Obs. LXXI. — Plaies de la face dorsale de la main gauche. Fra^ure des deuxième et troisième métacarpiens et de la première phalange du pouce. Guérison. — Fonrnier (Ernest), distillateur, vingt-six ans, entré le 2^2 avril 1874. A ou hier la main gauche prise sous l'extrémité d*un fût plein, cerclé i\o fer.
A son entrée, on trouve :
1° Une plaie occupant la face dorsale de la main, depuis le iroisiènie métacarpien jus((u'â la racine du pouce, et remontant en spirale jusqu'à rarticulalion phalanj^nenne de ce <loi}çl;
2" Une fracture simple transversale sans déplacement et sans commun!» cation avec la plaie située juste à Tunion des deux moitiés supérieure et inférii'ure des deuxième et troisième métacarpiens;
3'' Une fracture é^'alement transversale de la première phalange du pouce coinmnni(iuant avec Tair ; Tindex et le médius sont dans la Aeaàr flexion, le pouce dans Textension.
Douleur très-vive et tuméfaction considérable de toute la main (il n'yi eu qu'une Irès-léjrère hémorrba'rie). Vm peu de fièvre. P = 90.
24 avril. Le malade a eu la fièvre pendant toute la journée d'hier, et a ressenti des élancements dans la main ; a passé une assez bonne nuit. Ce matin, la |»ean est fraîche. P = 80. Éprouve h» besoin de manger.
25. P = 85. Klanremenls ; rœdème s'est étendu à la partie inférieure (le l'avant-bras ; le sommeil a été bon. On a immobilisé le pouce avec une attelle externe en bois ; la main a été placée sur un appareil plfttrèf disposé de telle sorte ([ue le pansement se fasse sans difBculté, tout ei maintenant la main dans Timmobilité.
27. Le malade va bien ; plus il'élancements. P = 85. Le sommeil rt Tappétit sont bons. Douleur supportable.
20. On remar((ue sur la main une routeur éi-ysipélateuse. Le malade i un peu de fièvre; on le transporte au chalet.
2 mai. Va bien. La plaie se cicatrise régulièrement; il n*y a pas d'érysipèle.
20. La réunion est obtenue; seule la fracture du pouce ne s'est point consolidée. On place un deuxième fippareil plâtré, afin d'obtenir une immobilité absolue des deux fragments.
6 juin. La consolidation de la fracture est très-avancée ; le malade peut partir pour Vinconnes.
Obs. LXXIL — Écrasement de la main droite. Large décollement de la peau. Fracture comminntive du médius et de l'annulaire. Accidents tétaniques, Cicatrisatian. — Cottin (Cbarles-Jules), six -ans, entré le 6 mars 1875. II y a à peine un quart d'heure qu'il a eu la main droite en partie écrasée sous une roue de voiture.
La face dorsale de la main montre un décollemet de la peau qui s'étend depuis la base des doij^ts jus([u'au niveau de la rangée supérieure des os du carpe. Il n'y a pas encore dégonflement; la plaie est saignante sur toute son étendue, mais il n'y a pas lieu de craindre une hémorrhagie, car les vaisseaux importants ne paraissent pas ouverts. Cette peau, qui est plissée et remontée sur le poignet, présente des ecchymoses assez étendues et longitudinales, de couleur foncée. Le pouce a été à peine atteint. L'éminence thénar est à peu près saine. L'index et le petit doigt ne paraissent pas lésés profondément ; il y a seulement quehjues déchirures de la peau, siégeant surtout à la face dorsale.
En revanche, le médius et l'annulaire sont prescpie entièrement broyés ; des fragments d'os font saillie à la surface de la plaie, mais il semble que la dernière phalange du médius n'a pas été aussi complètement atteinte que celle de l'annulaire.
Le médius est incliné sur la face palmaire; l'annulaire a pris une forme assez bizarre; les deux dernières phalanges sont inclinées sur la première, et viennent passer sur le dos du médius. Les articulations métacarpo-phalangiennes paraissent intactes, et on ne trouve pas de fracture sur d'autres points du squelette de la main. La face palmaire présente une plaie triangulaire, dont la base se dirige sur une étendue de 3 à 4 centimètres dans la direction du cinquième métacarpien, et dont le sommet repose sur la partie supérieure du troisième.
Douleur locale extrêmement vive. On réunit la peau avec les fils métalliques, et il est nécessaire pour cela de recourir à la chloroformisation, tant les mouvements qu'on imprime à la main sont douloureux. P= 104. Compresses alcoolisées ; on laisse l'élimination des parties mortifiées se faire d'elle-même.
Comme alimentation on donne du bouillon, et pour boisson de l'eau acidulée.
27 mars. A passé une nuit très-agitée; la peau est chaude. P = 110, TA = 38.2. La langue est blanchâtre et pâteuse ; la soif intense.
29. Peau chaude. P=: 138, T = 37.4. La langue est sale, rouge sur
220 PLMES œNTUSES.
les bords et à la pointe. A déliré un peu dans la journée d'hier et celtf miit. La base de Tannulairc prend une teinte noirAtre plus accentuée ; elle est menacée de spliacèle. La peau qui recouvre les métacarpiens a uue couleur blancb<\tre avec teintes ecchymoliques diffuses. L'odeur que répand la main est déjà très-forte; il y a du pus dans l'appareil. Sur le poip:not, on constate une rou^^eur inflammatoire des téguments qui circonscrivent les parties atteintes par le décollement. Peu de gonflement.
30. P = 140, dur. Peau cbaude. La langue est meilleure. A eu encore du délire cette nuit; a pris quelque nourriture ce matin. Les urines sont rares, foncées, et ne contiennent pas d'albumine.
31 . La peau du dos de la main se mortifie ; on en fait l'ablation avec des ciseaux, afin de diminuer la suppuration. Les deux doigts fracturés sont sur le point de tombrr.
2 avril. P = 112, T = 37%3. La peau est fraîche; la langue se nettoie. Mange avec appétit, et a reposé la nuit plusieurs heures. Suppuration abondante.
3 au 8. Lï'tiit du malade va toujours s*améliorant ; l'enfant est pins gai, passe de bonnes luiits, a recouvré l'appétit. Les deux doigts, médius et annulaire, sont en grande partie éliminés, et il ne reste plus qu'une faible partie de la tète de la première phalange de Fannulaire; ce qui reste de la première phalange du médius a environ 1 centimètre au moins de longueur. La cicatrisation est en bonne voie et la plaieest très-belle. Le6aTril, on a placé deux grefl'es épidermiques prises sur la jambe de l'enfant.
9. Hier, pendant le pansement, IVnfant éprouva des secousses passagères auxquelles ou n'attacha que peu d'importance, parce que la mère avait dit (pril était sujet aux convulsions. Ce matin il y a un peu de trisraus. Fréquentes convulsions cloniques; la peau est chaude et moite; la langue est sale et rouge à la pointe; elle sort facilement dehors. Grande altération. La face est congestionnée; les mains très-cigitées. La plaie est un peu plus terne.
rp C M. 380 r M. 132 *• |S. 38«6 '(s. 428
10. Secousses moins fréquentes. La plaie présente le même aspect L'une des greffes placée sur le bord externe a pris; elle est entourée d'une petite auréole rouge, inflammatoire ; celle qui est plus près du pouce a disparu dans la suppuration. Il est nécessaire chaque fois qu'on refaii le pansement d'endormir le malade, sinon on voit immédiatement apparaître {[oi> secousses tétaniques. Les muscles du cou qui présentaient hier un peu de roidtMir sont moins tendus ; mais on constate qu'une contracture légère a gagné les muscles de la paroi abdominale. La respiration se fait bien. M. P = 132, T = ;18V2.