CHAPITRE
Nous avons placé ici un certain nombre de tnbleaux dans lesquels rentrent la plupart des fractures et des phlegniasies du tissu osseux. Nous avons suivi exactement le même ordre dans ce chapitre que dans ceux qui précèdeut, c'est-à-dire que nous l'avons subdivisé en trois paragraphes; dans le premier, nous plaçons les fractures, du moins celles qui n'offrent pas un intérêt assez grand pour qu'il soit nécessaire (le leur consacrer \me longue observation. On s'étonnera peutêtre de ne pas voir une seule fracture de l'humérus au commencement des tableaux qui ont trait au membre supérieur; nous les avons rejetés au troisième paragraphe, et cela pour deux raisons : d'abord il y en a plusieurs qui présentent des particularités que les exigences typographiques réclamées par l'exécution d'un tableau ne permettraient pas de noter; en second lieu, les fractures simples sont peu nombreuses et ne suffiraient pas pour remplir un tableau.
Dans notre second paragraphe nous i)la(;ons les affections inflammatoires des os, parmi lesquelles nous avons rangé les nécroses.
Enfin, sous le titre d'Observations offrant un intérH sprcial, nous donnons dans un troisième paragraphe toutes les maladies que, pour une cause ou pour une autre, nous n'avons pas fait rentrer dans les deux premiers. Certaines fractures, cer- ^nes affections inflammatoires dont la marche a été insolite, ^l qui ont réclamé des opérations, ont trouvé leur place dans ^ paragraphe à côté des tumeui-s proprement dites des os.
238 FRACTURES
Comme les fractures des os de la tête et du tronc sont classées également dans la troisième partie de ce chapitre, nous commençons par les fractures des deux os de lavant-bras, puis nous continuons par celles des os du membre inférieur, en commençant par les fractures du fémur.
FRACTCnES.
A. — Membre supérieur.
Avant-bras. 14 cas. — 7 pour les 2 os el 7 pour le radius seul.
Sur les sept fractures des deux os, il y en eut cinq transversales complètes; les deux os étant rompus au même niveau; une fracture oblique du i*adius accompagnant une fracture transversale du cubitus, enfm un cas de pénétration réciproque des deux fragments du radius (obs. HO).
La plupart de ces fractures se sont faites h la suite de chute sur les mains, soit que les malades fussent tombés de leur hauteur, soit que la chute ait eu lieu d'un peu plus haut; trois malades étaient tombés pendant la marche et de leur hauteur; un de deux mètres h peu près; un autre de sa hauteur dans un escalier. Ce malade n'a pu dire si Tos fracturé avait porté contre rareté d'une marche ou si la fracture était simplement la suite de la chute. Un autre, en tombant d'un troisième étage, s'était fait, en même temps que celle du radius, une fracture par divulsion de la malléole externe. Enfm, dans un cas, la fracture fut produite par le choc d'une lourde chaîne de fer en mouvement. Chez trois malades, il y avait une contusion suffisamment sérieuse pour réclamer un traitement. Gomme toujours, nous eûmes recours à Timmobilisation et aux compresses résolutives.
Les traitements des fractures elles-mêmes furent les suivants : dans un cas, application immédiate d'un bandage rooli
et d'un appareil plâtré; dans quatre cas, réduction, puis application de l'appareil classique constitué par des compresses graduées maintenues au moyen d'attelles de bois ; dans un cas, on appliqua l'appareil plâtré, aussitôt après la réduction. Trois malades quittent le service peu de temps après qu'on eut posé l'appareil. Les quatre autres sont sortis avec leur fracture consolidée sans douleur et avec possibilité des mouvements de pronation et de supination au bout d'un temps variant de vingtsix à trente-cinq jours.
Parmi les sept fractures du radius, on en trouve six transversales complètes et une avec pénétration réciproque des fragments. Trois eurent pour cause un choc direct (une, un coup de pied de cheval; deux, la chute d'un corps solide dont la nature n'est pas spécifiée sur l'avant-bras ; deux, une chute sur la paume de la nmn ; une chute sur la face dorsale. Dans trois cas, la fracture était accompagnée d'une contusion assez forte au même niveau. Dans quatre cas, on fit la réduction, qui fut maintenue deux fois avec l'appareil ordinaire à compresses graduées et à attelles. Dans deux cas, la réduction avait été faite en ville et l'appareil que portaient les malades, lors de leur entrée, fut laissé en place. Dans cinq cas, la consolidation fut complète et le malade put reprendre ses occupations au bout d'un temps variant de dix-huit à vingt-huit joui^s.
FHACTURES.
Tad. L
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