TRAITEMENT : L ARSENIC
et que recommande très justement M. Jules Guérin, c'est la cautérisation ponctuée, pratiquée tous les cinq jours, à l'aide d'un très petit cautère chauffé à blanc, et par vingt ou trente pointes de feu sous l'une ou l'autre clavicule. Cette cautérisation peut être également appliquée à la région des omoplates, mais elle a une efficacité moins directe, en même temps qu'elle présente le désavantage de gêner le décubitus du malade. J'ai déjà eu l'occasion, à propos des « Températures morbides locales», de mentionner les bons effets de cette médication, rendue sensible physiquement par rabaissement consécutif de la température locale (1). Je peux compléter ici l'observation intéressante dont j'ai cité le début à cette occasion. Ici, je copierai textuellement le récit qui m'a été fourni par M. Dubrac :
« Le malade a quitté Cannes au mois d'avril, pour revenir à la campagne, dans les environs d'Angoulême; il ne toussait plus, l'appétit était excellent, les sueurs avaient complètement cessé.
« L'examen du malade, fait à Paris le 5 novembre, dénote une amélioration radicale ; on ne sent plus, par la percussion, qu'un peu de résistance au doigt dans la région sous-claviculaire gauche ; les points douloureux ont complètement disparu ; il n'y a plus de craquements humides ; on entend une respiration un peu sèche, avec double saccade à l'inspiration et quelques froissements pleuraux ; en arrière, il n'y a qu'un léger affaiblissement du murmure vésiculaire.
« A droite, en avant, la respiration est seulement ondulante; rien à noter en arrière.
Température axillairc hg°,s
— du deuxième espace gauche 86°,2
— droit 35°,9
« Le malade est à Paris depuis trois mois; sa santé est excellente; il se promène beaucoup, engraisse et a une mine florissante.
" Le traitemenl de M. Jules Guérin ;i toujours élé suivi avec une scrupuleuse exactitude ; on le suit encore, ei il sera observé