TEMPÉRATURE UTÉRINE ET FOETUS MORT
rine après l'accouchement fut de 38°,2 (exactement de 38°,17), c'est-à-dire que cette moyenne fut de
0°,7 plus élevée que la moyenne normale 0°,5 plus élevée qu'avant l'accouchement. Ainsi, évidemment, le travail, le travail, c'est-à-dire la contraction utérine et les efforts synergiques volontaires, élèvent la température utérine. Le travail utérin élève la température intrautérine de 0°,5. L'hypérémie plastique et le commencement des douleurs ainsi que du travail ne l'avaient élevée que de 2 dixièmes antérieurement. Mais dans le travail de l'accouchement il y a deux sortes d'efforts, l'un involontaire ou utérin, l'autre volontaire ou diaphragmatique, et l'on voit que chacun d'eux peut élever pour sa part la température, celle de l'utérus de 0°,5, et celle de l'aisselle de 0°,2-
Il y aurait à rechercher si cette surélévation de la température générale est habituelle. La surélévation de la température intrautérine de 0'\5 (38°,2) a été vérifiée par moi dans un nombre de cas ultérieurs assez considérable maintenant pour que je puisse la considérer comme la règle. On voit d'ici ce que peut avoir d'influence sur le développement possible d'accidents phlegmasiques cette hyperlhermie intra-utérine créée par le travail physiologique de la parturition.
On remarquera que, chez la femme de l'observation 32, dont l'enfant était mort, la température utérine, immédiatement après l'accouchement, présenta le chiffre insolite de 40°, 2; et que la température axillaire fut elle-même de i°,8 plus élevée que la normale. Puis, le lendemain, tout tendait à rentrer dans l'ordre; la température utérine baissaitde 2°, 3 et l'axillaire de 1°,2. Ce fait n'est pas isolé : chez une autre femme de vingt-sep! ans, enceinte pour la première fois et à terme, voici les chiffres thermiques, cl ils me paraissenl avoir leur importance :
Les douleurs, qui avaient commencé dans la journée du 20 avril, avaient à peu près cessé le 21. La température axillaire, le 21 au s.,ir, était de 37°, 1 et la température utérine de37»j! Le lendemain 22, au malin, la température axillaire u'étail plus que de 37 degrés, et la température utérine de 37".:,.
7'C LES MALADIES PUERPÉRALES.
Le 1er mai, les douleurs recommencent à une heure du matin. A neuf heures,
Lp soir. T. A 37,1
Accouchement le 2 mai, à une heure du matin, d'un enfant mort depuis deux ou trois jours. A neuf heures,
3 mai, matin,
Coliques utérines, utérus gros et douloureux, surtout au niveau des deux cornes ; dyspnée, pouls rapide et très dur. Lochies fétides. On applique six ventouses scarifiées sur le bas-ventre. Le soir. T. A 40,0
Cependant la malade ne souffre plus du bas-ventre ; il n'y a pas d'envie de vomir.
4 mai, lochies fétides, nausées, utérus redevenu douloureux, pouls à 10 i ; huit ventouses scarifiées.
5 mai. T. A 37,6
Sueurs profuses, nuit calme, douleurs à peu près disparues.
La malade est sortie guérie le 14 mai.
On remarquera, dans ce cas, que les températures utérine et axillaire furent brusquement, après l'accouchement, des températures élevées; que, bien que la parturition se fût accomplie physiologiquement, la femme devint tout à coup une malade, et que nous n'avons, pour expliquer le développement de ses accidents, que le fait de la présence dans la cavité utérine d'un enfant macéré et cet autre fait des lochies fétides caractéristiques.
On voudra bien remarquer encore que nous n'avons pas été arrêté par la crainte de l'anémie problématique des femmes grosses, et que, dès la première apparition des douleurs utérines, nous avons fait une application de six ventouses scarifiées ; que le lendemain nous en avons impitoyablement appliqué huit encore,
TEMPÉRATURE UTÉRINE AVEC ACCIDENTS MORBIDES. 7 3i
et que le surlendemain 5 mai la température utérine était abaissée de 2 degrés et ramenée au chiffre de 38°, 2, qui est physiologique, ainsi que nous venons de le voir, à la suite de l'accouchement. Il y aurait à rechercher si la surélévation intra-utérine o&t habituelle ou fréquente à la suite de la mort du fœtus, et si la présence de ce cadavre dans la matrice n'est pas, pour celle-ci comme pour l'organisme maternel, l'occasion d'une hyperthermie insolite, et la mise en état d'imminence morbide de l'utérus comme de l'organisme,
Voici maintenant des faits de température intra-utérine après l'accouchement, et avec accidents morbides :
Obs. 33. P. (Marie), 22 ans, entrée le 20 décembre 1878, n° 6.
30 décembre. T. A 37 «
14 janvier. T. A 37/-
Einbryotomie .
Mort dans la nuit.
06s. 34. L. (Ernestine), 28 ans, entrée le 13 janvier 1879, u» 22. Accouchement à trois heures du mutin.
15 janv., 9 li. M. T. A 37/f