VI. Plusienrs styles , poljgynw : la renoncule
La plupart des genres appartenant à la famille des reiionculacées se trouvent placés dans les différens ordres de cette classe.
CLASSE XIV. Didjiiamie.
Cette classe tire ses caractères du nombre, mais plus particulièrement de l'inégalité dans la longueur des étamines ; elles sont ici au nombre de quatre, deux plus courtes et deux plus longues. Comme dans tons les genres de cette famille les flenrs ne renferment qu'un seul style, Linné s'est vu forcé de former ses ordres d'après une autre partie : il a choisi les frnits qui , en effet, lui ont présenté deux divisions très-iiaturelles; dans l'une, les semences sont au nombre de quatre au fond du calice persistant; dans l'autre, elles sont renfermées dans une capsule : d'où résultent deux ordres :
I. Quatre semences nues au fond du calice, gymuospermie (deux mots grecs qui signifient nudité des semences) : le lamier (^laminni purpurewn^ pi. 4o? 14? h^* 37 4)-
II. Semences renf(:'rniées dans une capsule, angiospermie (deux mots grecs qui signifient enveloppement des semences) : la linaire (antirrhinum linaria^ pi. 4o, i4? fig. T, 2).
Le premier ordre n'est composé que de genres qui tous, sans exclusion, appartiennent a la iamille des labiées ^ le
second comprend les personnées de Toiirnefort, les scvophulaires de Jiissieu.
r CLASSE XV, Tétradjiiamîe.
Cette classe est appuyée sur les mêmes caractères que la précédente; mais ses fleurs renferment six étamines au lieu de quatre, deux plus courtes, quatre plus longues. Comme elles n'ont également qu'un seul style dans tous les genres, il a fallu avoir encore recours au fruit qui fournit deux ordres d'après la longueur respective de ces fruits :
I. Fruit siliculeuXj silique courte, presque aussi longue que large :1a bourse-à-berger {thlaspi-biirsa-pastoris ^ pL 4o, i5, fig. 3).
IL Fruit siligueujc, silique étroite et longue : le chou (brassica oîeracea, pi. 4û, i5^ fig. i j cheiranthus cheiriy fig. 2 ; siiiapis nigraj fig. 4)-
Les genres de cette classe appartiennent tous , le cleome excepté, k la famille très-naturelle des crucifères,
CLASSE XVI. Monadelphie.
Cette classe est établie non sur le nombre des étamines, mais sur la connexion des filamens entre eux, ne formant ici qu'un seul corps : ce sont plusieurs frères qui n'en font qu'un. Telle est l'étymologie grecque du terme mouadelphe. Le nombre des étamines n'étant pas ici employé pour caractère classique, Linné s'en est servi pour la formation des ordres au nombre de sept :