I. Cinq étamines , pentaiidrie : le cacaoyer (theobroma
IL Douze étamines, dodécandrie : Vabroma.
III. Plus de douze étamines insérées sur le bord intérieur du calice, icosandrie : l'oranger (pi. 4i ? 18, fig. i ).
IV. Plus de douze étamines insérées sur le réceptacle, poljandrie : le millepertuis (Jijpericum perforatutrij pi. 4i ? 18, fig. 2, 3).
( 1^8 ) Cette classe, très-peu étendue, renferme, dans son quatrième ordre, la petite famille des hjpéricées,
CLASSE XIX. Sjngéiiésie,
Cette classe^ parfaitement naturelle dans toute son étendue, est cnraclérisée par l'adhésion des anthères réunies eu \\\\ tube d'une seule pièce, a trasers lequel passe le pistil. Il ne faut pas considérer cette réunion des anthères comme un simple raj)prochement on même une agglutination latérale, tel!e que dans les anthères de la violette, etc., mais comme une véritable soudure, les anthères ne formant qu'un seul corps tubulé. Elle renferme les fleurs composées proprement dites ; elles sont sjiif^cuèseSj c'est-h -dire qu'elles annoncent une réitinon de générations ^ ainsi que l'exprime le mot grec ; elle se divise en cinq ordres fondés sur la/?o//ganiir des fleurs réunies dans un calice commun : ce dernier caractère a suffi a Linné pour établir ceiXe po/jgamie ^ non pas qu'il y ait toujours un mélange de fleurs polygames proprement dites, c'est-à-dire des fleurs hermaphrodites avec des fleurs unisexuelles, mais nue réunion de fleurs pressées les unes contre les autres, qui donne lieu k une fécondation confuse, tellement que le même stigmate doit être souvent fécondé par le pollen des étamines de plusieurs fleurs. C'est donc celte sorte de polygamie qui fait la base des ordres distingués ensuite d'après les fleurs, ou toutes hermaphrodites dans le même calice, ou des hermaphrodites mélangées avec des fleurs unisexuelles ou stériles : d'où,
I. Polygamie égal(^ quand toutes les fleurs sont hermaphrodites : le pissenlit ( pi. 4^ , 19, fi§- 4)-
II. Polygamie superflue quand les fleurs du centre sont hermaphrodites, et celles de la circonférence femelles et fertiles. Ces deriu'ères paraissent, en quelque sorte, supcr^ JîueSy quoique fertiles, puisque la reproduction est assurée par les fleurs hermaphrodites du centre : la camomille (pl.4i, i9,fjg. 1, 2,3).^
m. Polygann'e nécessaire. Ici , les fleurs du centre , quoique herniaphiodites, sor.t stériles par la faiblesse ou Tavortement du pistil, mais leurs examines fécondent les fleurs de la circonférence, qui sont toutes fenjelles et fertiles. Ces deux sortes de fleurs sont donc tellement nécessaires j que,
( ^'^0 ) si l'une (les deux manquait , il ne pourrait y avoir tle fécondaiion : le souci.
IV. Polygamie séparée. Outre leiu' réunion <îans un calice commu.], les flpîïrs sont de plus séprufes 'es u f-s des autres par une sorte de calice pai lieu lier : la bwuleUe (ecAfiiops ).
le V® ordre a été supprimé depuis t inné. Sous le nom de monogamie , il c'uup ei.ail des firurs solitaires et la plupart lion rentermées «iaiis un calice ctjmmun, ayant leurs au ibères rapprochées et non soudées, comme dans la jasione, la violeiîe , etc.
Cette clashc renferme \qs /l.tsculeiises, somi floKculuses et radiées de Tournetort ; \es,^hicoracées, les ciuurocép'tales et les corjmhiferes de J*iSiieu.
CLASSE XX. Gynandrîe,
Cette classe, dont le nom exprime, en îrrec, Viiviou du mari et de la femme, est caractérisée par 1 inserfiii; dfs ciain ncb sur le pistil. Di\isée d'abord ^ n n-uf «rdies par Ij'oué, elle a été de] uis réduite a quatre établis d'jjjiès ie nombre des étamines :
I. Deiix étamines, dinudiie : l opltrys {ophrys mjodes^ pi. 4i • ^o, %. I ).
Cet ordre est tie.>-natr.rel ; il renferme la brilante famille des orchidées : Linné y aduifitiail deux eîamiiies distinctes, poitées chacune sur un fiiament très-court; d autres n"y reconnaissent qu'une seule éiamine à deux anthères ou })lutôt deux b^gps sé[iarées, comme dans les orchis, ou une seule anihcrc tPiun'';ale, comme dai'S les é/ndendrum. Quelquesuns j e!isei t qn il existe trois érauiines soudées avec le sM.le en partie on en toialité, ordinairemeLt deux latérales i\>\i] il n'existe que le ludimetit, et une étamine intermédiaire f«-rtile : rarement les deux étamines latéiales sont Itrli es et l'intermédiaire avortée ^ l'anthère est à deux loges ; le pollen agglutiné en plusieurs paquets. Cette élamine est pb-cet M«r le style ou sur ui^e portion du récrptacle [aolonge en s; vie, qu'on a nommé colonne des organes se.Jtufds ou i^yiiostème d'après un auteur moderne.
le IP ordre, trinndrie ^ trois étamÎ!:e«^, n'a éîé conservé que pour uu très-petit iiombie de ge;:res : le suiacia.
Le HP et le IV^ supprimés : il n'a été conservé des autres que le \ P, hexandrie ^ six élaraines : l'aristoloche.
CLASSE XXI. 31onœcie.
Dans cette classe, les fleurs sont unisexuelles, les étamines seules habitent une fleur, les pistils une autre ; mais ces deux sortes de fleurs se trouvent sur le raême individu; il y a unité dliahUntion , comme l'annonce le mot grec moiiœcic. Les ordres de cette classe, d'abord au nombre de onze, aujourd'hui réduits a neuf, ont été fondés sur les caractères des classes précédentes :
L Monandrie : la chiU'agne {chara).
IL Dinndrie : la lentille d'eau {lemna).
IIL Triandrie : la masse d'eau (^tjpha).
iV. Télrandrie : l'ortie.