‹ Leçons de floreChapitre 62 sur 115 · citronnier oranger (citrus aurantiam. Lin · texte numérisé non relu

citronnier oranger (citrus aurantiam. Lin

a, phjxostème en anneau a bord sinueux, entourant immédiatement l'ovaire; lobes se prolongeant quelquefois en étamines parfaites ; 6, une étamine soudée par son filet avec le stigmate.

1 2 . scirpe des marais ( scirpus palustris , Lin . ) : a , phycostème annelé a la base, surmonté de six soies munies d'arêtes recourbées, entourant immédiatement l'ovaire ;

b, ovaire ; c, base renflée du style.

i3. carex gazonnant (carejc cœspitosa , Lin.). Phycostème utriculaire renfermant complètement l'ovaire et le style, donnant passage aux stigmates par l'ouverture c; b, ovaire pédicellé.

Obs. En soudant, par la pensée, les six soies de la figure

précédente, on obtient l'équivalent de l'utricule des fleurs femelles des car ex.

i4« pivoike en arbre (pœoiria mouton, Bot. Mag.). Phycostème sacciforme renfermant complètement les ovaires, donnant passage aux stigmates par une ouverture à bord io^Jobé : a, phycostème; b, ovaires; c, stigmates.

Obs. Si on compare ce phycostème avec celui des ancolies (aquilegia), qui se compose de dix lames crispées, toujours surmontées d'une anthère rudimentaire ou développée, et que l'on soude ensemble ces dix lames, on obtient exactement le phycostème sacciforme du pœonia moutan, au sommet duquel il parait quelquefois des anthères.

i5. nelumbo (nelumbo lutea, Willd.). Phycostème composé d'un grand nombre de phycostèmes particuliers réunis et soudés en masse : « , phycostème composé; b, péricarpes situés dans chaque phycostème.

Obs. Plusieurs phycostèmes particuliers, semblables a ceux des fig. i3 et i4, étant soudés entre eux, produiraient celui très-composé de la fig. i5.

TABLEAUX XXV, XXVI, XXVII, XXVIII, XXIX, XXX, XXXI et XXXII.

Fruits.

On est convenu de nommer fruit l'assemblage du péricarpe et de la graine, ou, en d'autres termes, le rameauembryon pourvu de ses enveloppes propres et protectrices, avec lesquelles il faut prendre garde de confondre d'autres enveloppes involucrales, telles que la cupule du gland, celle rouge et charnue de Tif, le phycostème utriculaire des fleurs femelles des carejc, l'involucre des scabieuses et dipsacuSj celui quadrivalve et hérissé de la châtaigne, toujours placé en dehors (au-dessous) du véritable péricarpe, dont le caractère essentiel est d'être terminé par un stigmate.

Dans le fruit le plus complet, on trouve les parties suivantes : le rameau-embryon, un endosperme, les tuniques propres de l'embryon , un arille plus ou moins complet, et le péricarpe dans lequel on distingue encore, quoique ce soit le même corps, l'épicarpe, et l'endocarpe dans les épi-

dermes externe et interne, et le mésocarpe dans les tissus cellulaire et vasculaire contenus entre ces deux surlaces épidermiques.

La disposition des placentas ou trophospermes dans l'intérieur des péricarpes, offre le caractère le plus important et le plus constant du fruit : il est celui dont on doit se servir dans les premières divisions classiques, artificielles , des fruits; je dis artificielles, parce que toute classification établie sur une seule partie, rompra toujours, plus ou moins, les vraies analogies, qui ne peuvent avoir lieu que par la considération de l'ensemble de tous les organes constituans du végétal.

Les diverses parties qui forment le fruit, en devenant plus ou moins succulentes, farineuses, cornées ou filamenteuses, servent à nos besoins.

Le mésocarpe, ou partie cellulaire et parenchymateuse du péricarpe, se mange dans une grande quantité de fruits de toutes les parties du monde : de ce nombre, on peut citer, pour l'Europe, le melon, la pèche, la poire, etc., et, pour les autres parties du globe, la sapotille (achras sapota), l'avocat (laurus persea), la manque (jnangifera vidica).

L'arille, en devenant plus ou moins succulent et charnu, est la seule partie mangeable dans le finit de la grenade (puiiica granatum) , des grenadilles (passiflora quadrangularis , alata , laurifolia , maliformis .fœtida , etc. ) ; celui du cacao (tlieobroma cacao) est sucré et très-recherché par les jeunes créoles.

L'endosperme farineux des plantes céréales sert à faire le pain et devient la base de notre nourriture; celui de plusieurs euphorbiacées , telles que le noisetier d'Amérique ( omphalea triandra), le grand médecinier ou pignon-d'Iude (jatropha curcas), a un goût d'aveline très-agréable; mais il faut avoir la précaution, avant de le manger, d'en enlever l'embryon foliacé, placé au centre, dans lequel réside un principe acre et très-vénéneux. C'est encore a la présence de cette substance concrétée et cornée du café que nous devons cette boisson agréable, que rien, dans nos végétaux indigènes, ne pourra remplacer. Le lait et la noix de coco sont également le produitde l'endosperme en partie fluide et en partie concrète.

Dans les graines où Tendosperme domine, l'embryon ne compte, relativement à nos besoins, pour presque rien : il

( >46) en est tout autrement dans celles qui sont dépourvues, eu grande partie ou en totalité, de cette substance; là, l'embryon remplit a lui seul toute la cavité de l'ovule devenu graine, et, dans la châtaigne, la noix, la noisette, l'amande, le baricot, le pois, etc., il est, dans l'état de maturité du fruit, la seule partie qui soit comestible.

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