Id. Coupé horizontalement
i3. Id. Premier mouvement de la germination : a, péricarpe dont on a enlevé une moitié, afin de mettre la graine à découvert; b, tunique extérieure de la graine; c et d, tunique intérieure.
1 4. Id. Germination plus avancée : a , péricarpe, dépourvu de son aile, s'ouvrant, par l'effet de la germination, en deux valves; b, tunique extérieure de la graine; c et d, tunique intérieure; /=?, ligue médiane;^, feuilles cotylédonaires.
i5. Id. Portion supérieure d'un embryon dégagé de ses enveloppes protectrices : a, point d'insertion des dix feuilles cotylédonaires.
16. pattjrin bidbeujc (poa bulbosa. Lin.; var. vivipara ). Épillet dont les calices et les valves des prétendues corolles des graminées, en cessant d'être des feuilles rudimentaires, forment, par cette végétation forcée, une sorte d'oignon terminal et aérien : «, radicelles coléorhizées , se développant à la hase charnue des feuilles.
i6 a. Ou trouve quelquefois, dans l'aisselle des troisième et quatrième feuilles de cet épillet, un petit rameau hifoîiacé dont l'axe se termine par trois étamines rudimentaires : c'est que l'on est convenu de nommer une fleur mâle par avortement du pistil.
Obs. Ce moyen de multiplication , auquel on a donné le nom de vivipare, n'a rien de commun avec celui que présente le palétuvier des marais (fig. 6) : ici, c'est l'embryon qui prend de l'accroissement au sein de sa mère, et qui s'en isole , pour aller se confier à la terre, sans le secours des enveloppes de la graine et du péricarpe; tandis que, dans le paturin bulbeux, ce ne sont que de véritables feuilles qui, en devenant charnues, se reproduisent, comme beaucoup d'autres ieuilles, par les embryons-latens ou adventifs.
L'ensemble de ces feuilles bulbifères peut être assimilé aux bulbines axillaires et écailleuses de certaines liliacées , qui, comme l'on sait, sont de véritables bourgeons ou embryons-fixes.
TABLEAU XXXVI (bis).
Embryons végétaux , isolés, considérés la plupart dans leur état de réclusion , et comparés entre eux du plus simple au plus composé.
Je n'ai compris, dans ce Tableau, que ces corps reproducteurs qui , sous les tuniques de la graine, présentent déjà , sur le système supérieur de leur petite tige, ces premiers organes appendiculaires libres ou soudés en gaine, qui caractérisent leur mère, et auxquels organes, en ce premier état du végétal, on a donné le nom de cotylédons.
Ceux qui, à l'exemple des végétaux dans l'intérieur desquels iis prennent naissance, sont dépourvus d'appendicules et simplement bornés aux axes, tels que dans les champignons et les algues de terre et de mer, n'en font point partie,
i. cuscute à petite fleur (cuscuta minor ; cuscuta Europœa, Lin.). Embryon réduit a l'axe, dépourvu de feuilles cotylédonaires : a, radicule 5 b, sommet de l'axe aérien tenant lieu de gemmule.
Obs. Il est tout naturel qu'un embryon né d'une mère qui ne produit que des organes appendiculaires, rudimentaires (feuilles écailleuses), soit dépourvu pendant quelque temps de ces mêmes organes, lorsque nous voyons ceux des végétaux qui ont les feuilles les plus amplement développées, n'en offrir que de rudimentaires (cotylédons).