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SYSTÈME SUPÉRIEUR OU AÉRIEN

Ce système, dans les végétaux composés, peut, pour la commodité de l'étude, être divisé en deux autres systèmes d'organes, que je nomme l'un le système àxifère, et l'autre le système appendiculaire .

Du système axifèrc.

Je subdivise ce système en deux colonnes, et je place, dans la première, quelques exemples des organes que l'on remarque a la surface extérieure du tube cortical vivant ou de ses appendices : tels, par exemple, que les pores simples ? les pores membraneux , glanduleux, tubuleux ou piliformes, et les aiguillons. Au-dessous de ces organes et dans la même colonne se présentent des portions de rameaux sur lesquels on distingue les quatre principales modifications qu'offrent , dans leurs situations relatives , les nœuds-vitaux ou conceptacles des embryons-fixes.

Dans la seconde colonne du système axifère, sont représentés tous les organes qu'il est possible de rencontrer dans la structure la plus compliquée du fruit. L'ordre que j'ai suivi dans l'arrangement de ces organes , a été de commencer par le plus intérieur et le plus important, et en procédant,

1 Déjà MM. Dutrochet et du Petit-Thouars ont avancé que le péricarpe devait être considéré comme un bourgeon terminal, composé de plusieurs feuilles soudées; mais ils n'ont donné à ce sujet aucun développement, et n'ont point étendu leur observation jusqu'à la feuille ovulaire de la graine et aux deux derniers articles de la tige, que, faute d'étudesuivie , on a nommés l'un cordon ombilical, et l'autre raphé.

( 37 ) comme on peut le voir, du simple au composé. Ainsi, si on jette les yeux sur la première et la dernière figures placées aux deux angles opposés de cette colonne, on s'apercevra sans peine que l'une représente l'embryon le plus simple, celui de la cuscute, qui manque d'organes appendiculaires et qui est réduit à l'axe, et que l'autre, en offrant dans le fruit du J'agus sylvatica la plus grande complication possible (sauf l'arille qui lui manque ), nous montre en même temps un embryon revêtu de trois enveloppes différentes ; savoir, la tunique propre, le péricarpe et cette sorte d'involucre hérissé, qui joue le rôle d'un second péricarpe, si on ne le considère que sous le rapport de ses fonctions protectrices. Malgré que le pistil, ou fruit qui en est le développement, puisse être considéré comme étant un bourgeon terminal, qui se compose de l'assemblage soudé de plusieurs pièces analogues aux autres organes appendiculaires de la plante, j'ai cru néanmoins que, pour la commodité de l'étude, il valait mieux considérer cet organe, toujours central, comme étant la continuité de l'axe, qui, en cette partie, se gonfle, devient lacuneuse, et donne naissance , dans ces lacunes, aux corps reproducteurs tuniques ou embryons-graines.

Du système appendiculaire , concentrique ou de vestiture*

Les organes qui font partie de ce système sont tous des expansions du tube vivant des végétaux \ ils ne se développent que sur les axes du système aérien, et constituent, par leur présence, le caractère extérieur qui distingue les végétaux simples ou axifères des végétaux composés ou appendiculaires. Bordant la partie extérieure d'un nœud-vital, ces organes , considérés dans leur insertion , sont libres ou soudés entre eux, isolés ou associés par couple ou par verticille; ils alternent sans cesse dans le sens longitudinal des tiges ou axes, et ils sont presque toujours laminés et munis d'une nervure médiane, qui se répand dans toutes les parties de la lame. Les cotylédons des embryons-graines, les écailles placées à la base des bourgeons, les feuilles et leurs stipules, les bractées ou feuilles rudimentaires qui avoisinentles fleurs ? les folioles des calices et celles des corolles , les étamines et les phycostèmes, organes entièrement identiques, forment ce système.

(38) Quoique tous ces organes soient essentiellement les mêmes, et qu'ils ne présentent que de simples modifications nées les unes des autres, j'ai pourtant encore jugé a propos de les diviser en deux colonnes, en mettant ceux de la fleur dans Tune, et ceux que l'on nomme des feuilles proprement dites dans l'autre.

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