Lôwl, loc. cil. — 2. Heiin, Geologische Nachlese
i80 INFLUENCES TECTONIQUES ACTIVES
du delta AE a pour effet de déterminer la brusque succession d'une partie horizontale, au niveau du lac, à une partie fortement incliner» AG, qui semble littéralement s'enfoncer sous la première.
Enfin un autre caractère encore plus net, bien qu'il ne soit pas obligatoire, est la présence, au-dessus du lac, dans ses versants, (ï anciennes terrasses déformées, c'est-à-dire entraînées dans le mouvement de descente de la partie CB, comme aussi celle de iei*rosses sous-lacustres, offrant les traits distinctifs d'un ancien lit fluvial, et maintenant immergées sous la masse d'eau qui a <lù remplir Tombilic.
Lacs de bordure. — Or ces caractères sont justement, selon M. Heim, ceux qui distinguent les grands lacs allongés occupant, aussi bien au nord qu'au sud, la périphérie du massif montagneux de la Suisse, et que, pour ce motif, M. Rûtimeyer avait antérieurement désignés sous le nom de lacs de bordure ou Randseen. Los uns, comme les lacs de Constance, de Brienz, de Thoune, de Genève, le lac Majeur, occupent une vallée principale, que le cours d'eau initial n'a pas abandonnée; d'autres, comme ceux de Zug, de Lowerz, de Garde, ont vu leur vallée délaissée par la rivière qui l'avait ci^eusée; à cette catégorie appartient le lac des Quatre- Cantons entre Brunnen et Lucerne. Enfin certains lacs sont maintenant arrosés par un autre cours d'eau que celui qui avait creusé la cuvette. Ainsi le lac de Zurich, autrefois creusé par la Sihl, est aujourd'hui traversé par la Linth, qui coulait jadis dans la vallée de la Glatt *.
Quoi qu'il en soit, ces divers lacs répondent aux conditions qui ont été énoncées plus haut. Tous s'allongent suivant des vallées, à la jonction entre la montagne proprement dite et sa bordure. Chez tous, le profil delà cuvette est conforme à ce qu'exige la figure 81. On en jugera aisément par la figure 82, qui reproduit, pour les profondeurs comprises entre 200 et 300 mètres, l'allure du bassin central du lac de Genève, où se révèle si bien le contraste de la pente remblayée d'amont avec l'ancienne vallée d'aval *.
Cette figure montre bien aussi que le fond du lac est plat, ce qui concorde avec l'hypothèse qu'il correspond à un ancien fond de vallée. La même chose a lieu pour le lac de Zurich el pour les lacs du Salzkammergut.
En amont de la tôte des lacs, on observe justement la brisure de pente qui marque la rencontre de l'ancien thalweg affaissé avec