PHÉNOMÈNES DE CAPTURE
ensuite d'alluvions, tout le triangle F, EF3'. Ainsi les divagations d'un cours d'eau ont pour conséquence une extension en surface du pouvoir d'érosion de leurs affluents. Et cet effet se produit, non seulement pendant la période que nous envisageons, mais aussi et mieux encore durant la phase précédente, celle du creusement.
Ajoutons que ces sinuosités sont nécessaires à Téquilibre de Teau courante qui, ne creusant plus son lit, doit chercher encore à réduire sa pente par rallongement du parcours. On le voit bien quand, par des travaux de rectification, on s'efforce de supprimer quelques méandres. Immédiatement il en résulte un approfondissement du lit.
Pliénomènes de capture. — Avant d'atteindre le résultat définitif exprimé par la régularisation des profils et la concordance
Coupe verticale.
Fig. 39. — Captare d'un coars d'eau.
des embouchures, un système hydrographique traverse des vicissitudes qui, sur de nombreux points, en modifient jle dessin primitif. Par exemple (fig. 29), deux cours d'eaux voisins A et C, séparés à l'origine par une crête E, travaillent au creusement de leur lit, le niveau de base de A étant notablement inférieur à celui de C. S'il arrive en outre que le volume débité par A soit sensiblement plus fort, le cours d'eau AB, continuant à pousser son lit vers l'amont, non seulement dépassera la crête E, mais finira par rencontrer en F le thalweg du cours d'eau supérieur qui coulait de D en C. Dans ce cas, il capturera^ au profit de A, tout ce qui coulait en amont de F, c'est-à-dire FD, augmentant en conséquence la force de BA, tandis qu'il diminue celle de GC. Il ira même plus loin et, avec le temps, capturera une partie FG de