Penck, op, cil,j p
souder aux chaînes «lalmates du Karst, le pays par excellence des massifs calcaires fissurés. De grandes vallées longitudinales accusent cette direction générale : ainsi la Mur en plein noyau archéen; la Drave sur le bord méridional de ce dernier; la Gail, puis la Save, entre les Karawanken et les Alpes Juliennes.
Vallées transversales. — Deux grandes vallées transversales, rEng«adine ot la vallée de TAdige, celle-ci prolongée par FEisack, recoupent profondément la chaîne des Alpes orientales. Or Tune et l'autre sont dues à des accidents géologiques importants.
L'Engadine occupe un sillon où les couches secondaires ont pénétré jus(|u'au cœur de la chaîne cristalline. Ce sillon ne s'arrête pas à la source de Tlnn ; il trouve sa continuation dans la Maira, affluent du lac de Côme ; si bien que M. Heim * a pu attribuer aux déprédations de cette dernière rivière la formation des petits lacs de la Haute-Engadine, qui marqueraient un commencement de capture du cours supérieur de Tlim.
L'Adige et le lac de Garde paraissent être des répercussions latérales d'un accident encore plus important. En eflet, <lu lac dldro au Brenner, sur plus de 128 kilomètres de longueur, on peut suivre, en ligne presque constamment droite, une dislocation ijuo M. Suess' a nommée faille des JndicaireSy An nom de la vallée où elle apparaît. Tandis qu'à Touest de cette cassure Tœil suit aisément les masses sombres des porphyres, tufs et grès de Tépoque permienne, on reconnaît du côté opposé les calcaires aux couleurs pdlos du trias supérieur, qui ont dû descendre, le long de la fente^ (ïau moins WOO mètres. Plus loin, et jusqu'au delà de Meran, ce sont les schistes cristallins ou le granité que la faille met en contact direct, soit avec les porphyres permiens, soit avec, les calcaires et schistes secondaires. Enfin l'accident se recourbe devant le Brenner, et suit le Puster-Thal, devenant longitudinal, de transversal qu'il avait été jusque-là.
Si le lac de Garde a conservé des dimensions aussi considérables, c'est parce que, lors de l'extension des glaces, TAdige l'a abandonné pour s'ouvrir un lit à travers les calcaires du Treniin, de sorte que, retenu en aval par une grande moraine qui relève son niveau, il a, d'autre part, échappé aux dangers du comblement rapide par les alluvions d'une rivière importante.
Le coude si brusque par lequel la Mur, en aval de Leoben,