‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 111 sur 153 · Girard, loc, cit,, page · texte numérisé non relu

Girard, loc, cit,, page

Mëbémet-Ali a fait établir pour joindre Alexandrie avec le JNilj il a été commencé en 1819» sous le règne du sultan Mahmoud , et on lappelle le canal Mahmoudieh : il a 77 kilomètres de longueur et conduit à Adfueh» sur la branche de Rosette, en fisice de la ville de Fouah. On a pu le dériver d'un point du Nil situé à 1 2 kilomètres au-dessous du point* de dérivation de l'ancien canal, en raison de Félévatioa que le lit du Nil et ses rives ont éprouvée depuis répoque d'Alexandre. L'eau du Nil y coule natu^ rellement pendant les crues; on remplit alors les citernes, les seules constructions de l'ancienne ville que les Turcs ont épargnées; on laisse le canal plein durant toute la saison pendant laquelle le Nil est bas; mais cette eau finit par se corrompre, parce qu'elle est stagnante : elle n'est plus employée alon qu'à l'irrigation, et les habitants d'Alexandrie se servent de l'eau conservée dans les citernes.

La digue rocheuse sur laquelle avait été bâtie l'ancienne Alexandrie, et qui n'a guère, dans quelques endroits, plus de 1 000 mètres dé largeur, s'étjcnd au loin vers l'ouest; mais au delà du Marabou^ qui se trouve vers l'extrémité occidentale de remplacement de la ville antique, on ne rencontre plus ni golfe ni cap : le rivage est droit et sans aucune inflexion bien marquée jusqu'à une très-grande dlistance et bien au delà de Fancienne TaposiriSy dont les ruines se voient encore à une petite distance d'Alexandrie, dans la position indiquée par les auteurs anciens.

Du côté opposé la côte se prolonge au nord-est à partir du port neuf d'Alexandrie, jusqu'au fort

cl*Aboukir, bâli sur une pointe du rocher qui. termine cette côte au aord-est : c'est la dernière limite de la base solide du rivage d'Afrique. ^ .

La position d'Âboukir, relativemeat aux bouches du Nil, a beaucoup d'analogie avec celle de Foz par rapport aux bouches du Rhône. La position d'Alexandrie correspond de même à peu près à celle du port de Bouc , et le canal d'Alexandrie peut être comparé a la Fosse mariane.

Immédiatement à la suite des massifs rocheux d'Aboukir commencent des dunes assez élevées et assez fixes pour qu'on ait pu y construire des ou- ▼rages de fortification^, et toute la plage qu'on parcourt en allant d'Aboukir à Rosette entre la mer et les eaux salées du lac Madieh, ou les eaux dûuoesdu lac d'Edkou, est sablonneuse et couverte de dunes. ^

«iLe rivage d'Egypte, dit M. Gratien Le Père, Prolongement en se prolongeant à l'est, depuis la rade d'Abou- „/^.J\bt«kir. kir, ne présente aucun banc de matière solide qui puisse résister aux efforts de la mer^ ce n'est plus qu'une plage sablonneuse, qui s'élève à peine audessus des eaux, et derrière laquelle le terrain, plus déprimé, est submergé pendant une grande partie de l'année, submersion qui forme les lagunes littorales dont nous avons déjà parlé. La plus occidenn taie est le lac Maréotis ; vient ensuite le lac Madieh {Baheyreh Madieh). Les eaux de ce lac participent de la salure de la mer, avec laquelle elles com-

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