DÉFINITION DE LA. VIE
nombre de maladies, de même qu’une machine est d’autant plus exposée à des accidents qu’elle se compose de pièces plus nombreuses et plus compliquées. De ce que les animaux à sang chaud ont de plus que les animaux à sang froid un mécanisme régulateur de la température dù milieu intérieur, il s’ensuit qu’ils peuvent être frappés dans ce mécanisme même ; et en effet, ]’un des processus morbides les plus fréquents, la fièvre, n’est autre chose qu’une altération de la fonction de calorification : les animaux à sang froid étant dépourvus de cette fonction, sont en même temps exempts de la fièvre.
Puisque nous avons parlé de la fièvre, je vous rappelerai que le danger de ce processus morbide vient précisément de ce que l’augmentation de température du milieu intérieur place les éléments anatomiques dans des conditions anormales, l'excès de chaleur auquel ils sont soumis pouvant alors amener leur mort. Nous avons étudié précédemment les conditions de la mort par la chaleur, et les notions que nous avons acquises à ce sujet sont devenues, d’une manière générale, assez classiques pour qu’il me suffise de vous rappeler que les fonctions des éléments musculaires, comme celles des nerfs, sont arrêtées lorsque la température du milieu intérieur monte de quatre à cinq degrés au-dessus de la normale.
En cherchant à faire l’analyse de la vie par l’étude de la vie partielle des différentes espèces d’éléments anatomiques, il nous faudra éviter de tomber dans une er-