APPAREILS D'UN USAGE GÉNÉRAL
fond d’une cuvette (B) de forme sphérique qui s'ouvre à l’air libre. Cette cuvette peut être élevée ou abaissée à différents niveaux le long de la planche qui supporte le tube barométrique. L’autre extrémité de ce tube (l’extrémité supérieure) présente un renflement (A) qui forme une chambre barométrique assez considérable. Enfin le sommet de cette chambre barométrique est muni d’un robinet à trois voies (D), qui permet d’établir en ce point une fermeture complète, ou de faire communiquer la chambre barométrique avec un tube horizontal ou avec un tube vertical. Ce dernier tube est entouré d’un entonnoir de verre. Cette partie de l’appareil porte une petite cuve à mercure (R) qui sert à recueillir les gaz dégagés par le vide qu’on a produit. À la partie inférieure du tube barométrique on a fixé un long tube de caoutchouc (I) à parois épaisses, qui s’attache d’autre part à la partie inférieure de la cuvette B pleine de mercure. Ce tube de caoutchouc rend la cuvette mobile et permet de l’élever jusqu’au niveau de la cuve R.
Cette courte description, que complète la figure 66, suffit pour nous faire comprendre la manœuvre de cet appareil. Supposons la cuvette placée à un niveau inférieur et remplie de mercure. Si on élève cette cuvette, le mercure monte dans le tube barométrique, et si le robinet est tourné de façon à permettre à l’air de s’échapper parie tube vertical, le mercure monte jusqu’au niveau où a été élevée la cuvette, en vertu du principe des vases communicants ; on peut ainsi chasser tout l’air, et si alors on ferme le robinet à trois voies, on se
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le tube horizontal, la chambre barométrique eu communication avec un ballon contenant le liquide dont on •veut extraire les gaz, il est évident que ces gaz seront aspirés avec, une grande force dans la chambre barométrique. On fermera alors le robinet à trois voies, et, en remontant la cuvette, on comprimera fortement dans cette chambre les gaz qui y ont été introduits; mais en tournant le robinet de manière à laisser passer ces gaz par le tube vertical (E), il sera facile de les recueillir dans une éprouvette pleine de mercure et renversée sur l’extrémité de ce tube, dans l’entonnoir (R) également rempli de mercure. En renouvelant un certain nombre de fois cette série de manœuvres, on arrivera bientôt à extraire tous les gaz dissous dans le liquide en question et à les recueillir dans T éprouvette disposée à cet effet.
Appareil enregistreur . — L’appareil enregistreur (fig. 67) se compose en principe d’une surface enduite de noir de fumée et mue d’un mouvement uniforme. Un léger levier ou style écrivant , qui est mis en mouvement par l’acte mécanique que l’on veut étudier (contraction d’un muscle, pulsation d’une artère, etc.), vient par son extrémité effilée frôler contre cette surface et y laisser un sillon dont les élévations et les abaissements marquent les différentes phases du phénomène enregistré.
Marey, qui a répandu et porté à un si haut degré de perfection l’usage de la méthode graphique, a tracé l’histoire des premiers essais suivis dans cette voie. On s’est successivement servi de disques tournants ou d’une plaque de verre qu’un petit chariot faisait cheminer sur