CL. bernard. — Physiol. opér
306 APPAREIL CIRCULATOIRE
dans cette cavité et y porte les gaz de la respiration eu même temps que des matières alimentaires qui parais-, sent y être digérées, car elles s’y réduisent en particules plus ténues, et le liquide nourricier ainsi constitué est agité par des mouvements rapides. Dans un type animal un peu plus élevé, chez les aealèphes, ce système cavitaire présente déjà une division du travail quant aux fonctions digestives et irrigatoires. Une portion ves-. tibulaire et centrale de l’appareil devient plus spécialement chargée de l'élaboration des matières alimentaires et constitue un estomac bien délimité, tandis que la portion périphérique devient inapte à recevoir des matières solides d’un volume un peu considérable et ne laisse passer que les liquides plus ou moins nourriciers qui ont été préparés dans la cavité digestive.
Quelque grandes que soient les complications et les divisions du travail que nous offrent ensuite les appareils digestifs et circulatoires chez les êtres placés au sommet de l’échelle animale, ces appareils ne nous représentent toujours qu’un mécanisme destiné à servir d’intermédiaire entre les éléments anatomiques et le milieu extérieur, mécanisme dont le fonctionnement, en raison même de son perfectionnement, devient indispensable, mais qui néanmoins, nous le répétons, ne présente rien d’essentiel dans les phénomènes de la vie : les éléments anatomiques, par leurs propriétés, sont seuls le siège de ces phénomènes essentiels.
Il est donc facile de comprendre que, lorsque par exemple un individu meurt à la suite d’une maladie présentant une lésion localisée dans le tube digestif ou