C. DrB0s
Le grand-père et le petit enfant.
Entre le grand-père et le petit enfant, la Providence «a établi une admirable correspondance, un échange mutuel de besoins et de joies.
L'enfant se joue auvour de: la vieillesse pour lui donner ses dernières joies et pour en recevoir ses dernières instructions : doux échange où les faiblesses des deux âges produisent les plus touchantes consonnances.
Voyez comme les deux extrémités de la vie ge rencontrent dans les mêmes penchants, et comme ces penchants sont favorables aux délassements de l'un et à l'éducation de l'autre ; il y a un charme qui les rapproche, Le vieillard aime à pans et l’enfant à l'écouter; le vieillard ne s'aperçoit pas qu'il se répète et l'enfant aime la FH UE il s'amuse de ce qu'il sait comme le vicillard de ce qu'il redit,
La Contez-moi l’histoire d'hier, ” s’écrie l'enfant; et son attention est captivée aujourd'hui comme elle l'était hier, et cent choses nouvelles le frappent dans cette histoire déjà contée cent fois.
Ainsi les infirmités mêmes de la vicillesse entrent dans les pré- Yoyances de la nature ; ainsi la troupe folâtre des petits enfants est attirée par l'amour et retenue par la curiosité sous la main du vieillard qui le bénit,