DICTÉE SUPPLÉMENTAIRE LES ANCIENS ACADIENS
Leurs joies étaient celles du foyer domestique, et au dehors, les courses violentes et les pêches hardies ; ils aimaient les fêtes de l'Eglise, les longues guirlandes des processions fleuries, et les chants solennels auxquels répondait la grande voix de l'Océan. Dans les veillées, ils retrouvaient encore quelques vieilles chansons de France, au milieu des joyeux propos et des récits de chasse et de flibuste ; d’autres fois, songeurs, solitaires, ils éprouvaient, anx accords mélancoliques de la mer, ces méditations réveuses que la religion éveille dans les âmes les plus simples, aussi bien que chez les plus grands esprits: ils en faisaient des légendes et des chants populaires, et c’est dans ces premières ébauches de la vie inteliectuelle que Longfellow a été puiser l’idée-mère d'Evangeline, ce chef-d'œuvre charmant,