‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 395 sur 684 · Quelque est al verbe et ne varie pas · texte numérisé non relu

Quelque est al verbe et ne varie pas

1° Devant un adjectif, — Ex. : QUELQUE riches que vous deveniez, restez simples.

20 Devant un adverbe, — Ex. : QuELQUuE adroitement

dits s'y prennent, ils échoueront.

39 Dans le sens de environ.— Ex.: {la QuiLque trente ans.

43. Quelque suivi d'un adjectif et d’un nom nest ad verbe que si après le nom, il y à le verbe étre. titre, sembler où devenir, au subjonctif. Ce nom est : tribut, — Ex. : QUELQUE bons auteurs que soient Mass. à et Fléchier, ils ont «es défauts.

44. Le de quelque ne s’élide que dans quelqu'un, quel. qu'une.

45, On écrit quel que en deux mots devant un verbe ; le mot quel est alors adjectif et s'accorde avec le sujet, — Ex.: QUELS QUE soient vos talents, n'en tirez pas vanité. Rennes nee OR Re tRtdha dnteddertés PAPE

L. Divers sens d'un adjectif, — Trouvez un nom qui fasse prendre l'adjectif dus un sens différent. — Demandez le sens particulier de adjectif,

1. Or fin. 2. Santé faible, 3, Pain sec. 4, Mur épais. Homme fin. Revenu faible, Terrain sec, Brouillurd épais. Somme forte, Corridor étranglé. Figure maigre. Citerne profonde. Ville forte, Criminel étranglé. Soupe maigre, Pensée profonde. Temps contraire. Affaire courante, Morue sèche, Mouton grus,

Mot contraire. Eau courante, Toux sèche. Mardi gras.

IL Quelque, — Remplaces le tiret par quelque.

1. Quelques soins qu'on apporte à étudier une langue, on y trouve toujours de nouveaux secrets, de nouvelles nuances. Montcalm perdit quelque quatre cents hommes à Carillon, Quels que suient les hommes, il faut vivre avec eux. On reconnaît la sagesse du Créateur dans toutes ses œuvres, quel-

que petites qu’elles soient, quelques humbles apparences qu’elles aient.

+. Noé avait quelque cinq cents ans lorsqu'il construisit l'arche. Les méchants trouvent Dieu partout : quelque matin qu'ils se lèvent, quelque loin qu'ils s'écartent, sa main est sur eux. Quelque habilement que parlent les menteurs, on ne les croit pas. Quelles que soient vos vertus, quelque grands que soient vos talenta quelle que soit votre modestie, ne croyez pas échapper à l'envie.

Conjugaison, — Passé défini. — Je vainquis mes mauvaises h: plus à hit parrain. — Je mouius du buivre,

Analyse, — 1, Si vous êtes CONNIANLS, | 2. vous réussires, — Si vous êten mOdestes, Vous piurez. = La ire Proposition est une complétive circonstancielle ; la 2e, une principale, — 1, Vous, AU. : étes, v. ; constants, at. — 2. vous. WA serez, V,: v sans, aù. compl, (l& 1re prop., oc. cire.). = Si, cou. qui Le deux prop.; — réwssirez, v. ins. de conj. fut. simp. iudio. %e pers. du pl.

ibitudus, — Ja

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262 18° Lecon. — Syntaxe de l’Adjectif.

46. Tout est adjectif et varie, quand il détermine un nom ou un pronom.— Ex.: TouTE dme droite admire Tous ceux qu se dévouent pour le bien.

47, Toul, quoique adjectif, ne varie pas devant un nom propre de ville, parce qu’il s'accorde alors avec le mot peuple sous-entendu. — Tour Rome, pour tout le peuple de Rome.

48. Tout est ad verbe devant un adjectifou un adverbe ; il signifie alors entièrement, si. — Ex.: Tour aimubles que sont les flatteurs, fuyez-les. Parlons Tour doucement.

49. Tout, quoique adverbe, varie devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou une h aspirée, — Ex.: Elles sont 'rouTEs stupéfaites, rouTes honteuses.

50. Tout est adverbe et resie toujours invariable dans les locutions : Étre Tour oreilles, rour yeux, TOUT charilé, TOUT ardeur, etc.

51. Tout devant autre est adjectif et s'accorde avec le nom, quand ce nom peut se mettre entre {ouf et autre. — Ex.: Demandez. moi TOUTE autre chose (toute chose autre).

Tout suivi de autre est adverbe, si le nom ne peut se mettre entre fout et autre. — Ex. : C’est Tour autre chose (éout à fail autre).

L Composés. — Formez un adjectif à l'aide d'un préfixe. 1. Cor, mes, col, circon. 2. Exura, 6, ré, dis. 3. Comme, super, trans, inter, 1. Séant, messéant. 2. Actif, réactif. 3. Fin, superfin. Voisin, circonvoisin. Cervelle, écervelé. Ligne, interligné. Latéral, collatéral. Gracieux, disgracieux, Un, commun. Relatif, corrélatif. Vaguer, exhravaguüer. Lucide, translucide. IL. Tout. — Remplacez le tiret par le mot tout. 1. Tout Carthage se réjouit des succès d’Anuibal. Toute vile qu’elle est, l’avarice a toujours des esclaves. Il y a des ours tout blancs, et d’autres tout noirs. Au printemps, les prairies sont font émaillées de fleurs. Tout méchants que nous sommes, Dieu nous traite avec indulgence. 2. Les narrations doivent former des touts complets. Tous les hommes ne peuvent être grands ; fous peuvent être bons. Les chacals font entendre la nuit des hurlements {out particulier. L'honneur est une fout autre chose que les honneurs, Nous voyons les objets éloignés tout autres qu’ils ne sont. La jalousie égare plus que toute autre passion.

Conjugaison, — Subjonctif présent. — Que je ne croie pas pouvoir réussir sans

le sacrifice de mu volonté. — Il ne faut nas que ie rie sans suiet.

Analyse. — 1, Méfions-nous de ceux { 2. dont le cœur est double, — Confionsnous à Ceux dont le jugement est droit, = Lu 1re proposition est une principale ; la 2e, une déterminative, — 1, Nous, 8.-ent., suj.; soyons, v. ; méfiant, nv. conpl. (nous, c. dir. ; de ceux, etc., ©. ind.). — 2.-cœur, suj. compl. (dont, c. déc.) ; est, v. double, at. = Méfions, v. réf. lre conj. prés. de l'impér. 1re pers. du pl.

if.

létermine un Le admire TOUS

*vant un non avec le mot it le peuple de

a un ad verbe ; aimubles que emmené.

t un adjectif ane À aspirée, onteuses.

variable dans TOUT charilé,

orde avec le ui et autre. — chose autre).

mn ne peut se T autre chose

super, traus, inter, , Super fin.

interligné.

unun,.

translucide.

ves,

eurs.

vec indulgence.

lets.

avent être bons.

jout particulier.

e sont.

ouvoir réussir SANS

ble, — Confionsest line principale ; méfiant, a6. compl (dont, co. déc.) ; est, pers. du pl.

19° Lecon. — Syntaxe du Pronom personnel. 265

52. L’emploi du p'onom personnel ne doit donner lieu à aucune éjuivoque. = Ne dites pas : Abel offrit son sacrifice à Dieu, et 11 Lui fut agréable : 11 fait équivoque. Dites : Abel offrit à Dieu un Sacrifice qui lui fut agréable.

53. Le pronom personnel ne peut remplacer un nom pris dans un sens indéterminé. — Ainsi on ne doit pas dire : J'ai demandé conseil el je L'ai suivi ; parce que conseil est indéterminé, Dites : Jui demandé un conseil et Je l'ai suivi.

54. Lorsqu'on parle des animaux ou des choses, on se sert du pronom en pour de lui, d’elle, d'eux, d'elles, et du PrONOM y pour à lui, à elle, à eux. à elles. — Ex.: J'ai vu de becux fruits : mais Je n'y ai pas touché, mais je n'Ex ai pas mangé.

Quand on parle des Personnes, On se sert rarement de en et y. — Ex.: On ne doit pas dire : Dis-y, mais dis-ui.

I Dérivés. — Trouvez au Nos, 1 et 9 l'adjectif déri vé,etan No. 3 le nom radical, 1. Vouer, votif, 2 Mort, mortuaire. 3. Pascal, lâques. Mouton, moutonnier. Succéder, sucoessif. Jouffiu, joue, Schisme, schismatique. Obliger, oùtigaioire, Rancunier, rancune, Individu, individuel, Séraphin, céraphique. Pluvieux, pluie Volume, votumineux: Nez, nasai, Populaire, Peuple, Nier, niable. Tenir, tenable, Valable, raleur, Voir, visible, Fièvre, fébrile, Sensible, sens. II. Empioi du pronom, — Trouvez le pronom réclamé par le sens, l. On ne craint pas la mort quand où à vécu chrétiennement. Charlemagne est supérieur à Louis XIV, même dans ce que celuici a fait de plus grand, Samuel offrit son holocauste à Dieu, et Dieu Le trouva si agréable, qu’il lança au même moment de grands tonnerres contre les Philistins.

Une personne chäritable fait le bien sans vouloir qu’on parle d'elle. 2 Quand votre mere vous interroge, dites-Uui toujours la vérité. Travaillaz à votre instruction, préoccupez-vous-en Rendez la justice à ceux qui vous {a demandent, … La plus belle chose, ils la gâtent souvent, our l& vouloir entrer et pousser plus avant. Morière.

Le temps vous suflira toujours, si vous en usez avec sagesse, Conjugaison, — Passé indéfini., — J'ai été 1bsous de es pêches. — J'ai été admis à l'étude de l'arpentage

Analyse, 1 Obligez cent fois, | 2. refusez une, | 3, on ne se souviendra que du refus, — Parlez peu, écoutez beaucoup, On VOUS estimera davantage. = sp trois propositions sont des Principales. — 1. Vous, sent. Su). ; soyez, y. : obligeant, Al. COMp], (cent fois, c, cir.). — 3, On, suj. ; sera, Y. : souvenant, at. compl. (se, c,

mes fautes, — J'ai confit

dir. ; ne que, c. mod. ; du s'efus, e. ind.). = Une, ad. num. Card. f. 8. dét. fois

“el, ; — refus, no. m. 8. ©. ind. de souviendra,

20° Lecon. — Texte à expliquer.

| L’ANK ET LE PETIT CHIEN ER Ne forçons point notre talent ; FR: Nous ne ferions rien avec grâce :

Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse, Ne saurait passer pour galant.

Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie, Ont le don d’agréer infus avec la vie. C’est un point qu’il leur faut laisser, À Et ne pas ressembler à l'âne de la fable, Qui, pour se rendre plus aimable Et plus cher à son maître, alla le caresser : ‘ Comment ! disait-il en son âme, Ce chien, parce qu’il est mignon, Vivra de pair à compagnon Avec Monsieur, avec Madame ; Et jamais des coups de bâton !

Que fait-il? ik donne la patte ; Puis aussitôt il est baisé :

l. S'il en faut faire autant afin que l’on me flatte, ‘1 Cela n’est pas bien malaisé. ” k Dans cette admirable pensée,

Voyant son maître en joie, il s'en vient lourdement, T Lève une corne tout usée, | à ' La lui porte au menton fort amoureusement, 11 à Non sans accompagner, pour plus grand ornement,

De son chant gracieux cette action hardie, ‘ Oh! oh! quelle caresse ! et quelle mélodie !

Dit le maître aussitôt. Holà! Martin-bâton !°” : Martin-bâton accourt : l’âne change de ton.

Ainsi finit la comédie. La FONTAINE,

Compte rendu oral ... — Résumé. — L’âne, jaloux de voir le chien caressé, veut l'être également. Pour cela, il essaye les mêmes familiurités, mais il est battu par ordre de son maître,

Etude aralytique.

qu $ 1. PERSONNAGES. De qui est-il parlé dans ce récit ? — D’un âne, d’un les petit chien, de leur mañûtre et de Martin-bâton. tér

DEMPS HE LERU: +60 cp 6 + à où cn 6e os à vd, ph

19 Que voulut faire l'âne ? — Caresser son maître, ln.

‘4 afin de lui étre plus aimable et plus cher. Se 2° Comment cette pensée lui était-elle venue ? — se

: En voyunt le petit chien si familier avec ses la

2, PAROLKS maîtres et si caressé par eux. ]

— 3° Quel temps choisit âne pour faire sa caresse, à RH

ë et comment s’y prend-il ? — Un jour que son ave

ACTIONS. maître parañt content, il lui porte sa grosse l'in

corne au menton, en accompagnant cette caresse (to

d’un long braiment.

tte,

rdement,

it, nement,

'ONTAINE.

e voir le chien mes familiurités,

D'un âne, d'un artin-bâton.

. . . . U , esser son maîlre, ; plus cher.

-elle venue ? — umilier avec ses faire BR caresse, Jn jour que son porte sa grosse tant cette caresse

20° Lecon, — Texte à expliquer. 265 | 4° Les caresses de l'âne sont-elles bien reçues ? — | Non, le maître se met en colère, et trouve la démarche de l’âne de fort mauvais goût.

Qu'arrive-t-il à l'âne ? — 77 est chassé à coups de bâton.

MORALITÉ. Que nous apprend cette fable ? — Qu'il ne faut point

Jorcer son talent, sous peine de ne rien J'aire avec grâce.

Questions lexicologiques,

1. Qu'est-ce que forcer notre talent ? — C’est vouloir faire une chose

dont nous ne sommes Das capables.

2. Qu'est-ce qu'un lourdard ? — Celui qui agit sans délicatesse, gros-

gièrement : qui n'a pas le façon.

De quel adjectif dérive“owrdaud ? — De lourd.

. Que veut dire le mot pair 8 — Egcl, sembiabte.

. Pourquoi mettez-vous une majuscule à Ciel ? — Parce qu’il désigne ici lu Providence, Dieu ; C’est donc un nom propre.

Quel adjectif se forme du verbe agréer ? — Agréable.

. Pourquoi, dans le 93e vers, le mot tout est-il au singulier ? — Parce quil est adverbe.

Quelle est la fonction des adjectifs infus et aimable ? — Infus qualifie

DON. Aimable qualifie le pronom sk.

Quelle est la fonction de Mignon ? — Attribut de 11.

10. Qu'est-ce que Martin-bâton ? — C'est le valet écurie armé d'un bâton, chargé de corriger l'âne.

. Quelle est la fonction des noms : Monsieur, madame, Coups, bâton, patle ? — MONSIEUR, c. cir. de vivra 3 — MADAME, c, cir, de vivra ; — COUPS. c. dir. de aurai ; — BATON, c. dét, de coups ; — PATTH, c. dir, de donne,

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