‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 424 sur 684 · BOULANGER · texte numérisé non relu

BOULANGER

ITAIÏÎRES

ATION

de ces trois questions ou les verbes, ou les à telle persnnne, à te.

nts directs, indirects,

gnant les mots qui

n mulet sentres: ‘ Convenons, nes, Je ne vous nme, il sait bien :nces, vous pliez , voyez les coups n bât.

açons ? reprit le é à l’obéissance ?

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ble, le meilleur

LANGER.

Dictées de récapitulation. 291

Le chant des enfants.

Dans l’herbe de la prairie, Près du voyageur content, Légère et sans qu'on la prie, La cigale va chantant :

Nous, troupe agile et bruyante, Aux gais minois elmpourprés, Chantons d’une voix riante, Connie la cigale aux prés,

Sous l'ombre de Ja ramure, Quand la nuit couvre les Lois, Le doux rossignol murmure

Et nous charme de sa voix :

Nous, dont le caudide hommage Peut retentir en tont lieu, Imitons dans son ramage

Le rossignol du bon Dieu.

On nous dit que les beaux anges

Chantent sur des airs joyeux,

Pour célébrer les louanges

Du maître puissant des cieux :

Nous, que le bonheur rassemble,

Chers enfants, je vous le dis,

Chautons!... Tmitons ensemble

Les anges du paradis !.. F. FERTIAULT.

L’abeille et la mouche,

Un jour une abeille aperçut une mouche auprès de sa ruche : “ Que viens-tu faire ici? lui dit-elle d’un ton furieux. Vraiment c'est bien à toi, vil animal, à te mêler avec les reines de l'air! — Tu as raison, répondit froidement la mouche: on a toujours tort de s'approcher d’une nation aussi fougueuse que la vôtre.

— Rien n’est plus Sage que nous, dit l'abeille ; nous seules avons des lois et une république bien policée; nous ne broutons que des herbes odoriférantes ; nous ne faisons que du miel délicieux, qui égale le nectar. Ote-toi de na présence, vilaine mouche tnportune, qui ne fais que bourdonner ct chercher ta vie sur des ordures,

— “Nous vivons comme nous pouvons, répondit la mouche : la pauvreté n’est pas un vice, mais la colère en est un grand. Vous faites un miel qui est doux, mais votre cœur est toujours amer ; vous Ôtes sages dans vos lois, mais emportées dans votre conduite, Votre colère, qui Pique vos ennemis, vous donne la mort; ct votre folle cruauté vous fait plus de mal qu'à personne, 1] vaut mieux avoir des qualités moins éclatantes, mais avec plus de modération.”

FÉNELON

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292 Dictées de récapitulation.

Le paon, les deux oisons et le plongeon.

Un paon faisait la roue, et les antres oiseaux Admiraient son brillant plumage.

Deux oisons nasillarde, du fond d’un marécage, Ne remarquaient que ses défauts.

‘ Regarde, disait l’un, comme sa jambe est faite, Comme ses pieds sont plats, hideux.

— Et son cri, disait l’autre, est si mélodieux, Qu'il fait fuir jusqu’à la chouette. ”

Chacun riait alors du mot qu'il avait dit :

Tout à coup un plongeon sortit :

“€ Messieurs, leur cria-t-il, vous voyez d’une lieue

Ce qui manque à ce paon : c’est bien voir j'en conviens ;

Mais votre AE vos pieds, sont plus laids que les siens, Et vous n’aurez jamhis sa queue. ”

FLORIAN

Le berger et le troupeau.

Quand vous voyez quelquefois un nombreux troupeau qui, réandu sur une colline vers le déclin d’un beau jour, paît tranquilement Ie thym et le serpolet, ou qui broute dans une prairie une

herbe menue et tendre qui a échappé à la faux du moissonneur, le berger, soigneux et attentif, est debout auprès de ses brebis ; il ne les perd pas de vue, il les suit, il les conduit, il les change de pâturage ; si elles se dispersent, il les rassemble ; si un loup avide at il lâche son chien qui le met en fuite : il les nourrit, il les

défend ; l'aurore le trouve déjà en pleine campagne, d’où il ne se

“retire desc le soleil. Quels soins! quelle vigilance! quelle

servitude ! Quelle condition vous paraît la plus délicieuse et la plus libre, ou du berger, ou des brebis? C’est une image naïve des peuples, et du prince qui les gouverne,

La BRUYÈRE 1,

Le renard et le bouc.

Capitaine renard allait de compagnie

Avec son ami bouc des plus hauts encornés :

Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez j

L'autre était passé maître en fait de tromperie.

La soif les obligea de descendre en un puits:

Là, chacun d'eux se désaltère.

Après qu'abondamment tous deux en eurent pris.

Le renard dit au bouc: “Que ferons-nous, compère ?

Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d'ici, me om 1 Né près de Dourdan ( France), en 1646; mort en 1696.

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FLORIAN

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