XXII UN VŒU HÉKOÏQUE
gé de vingt ans, sorti de Saint-Cyr, se distingue à Staoueli, et, après la conquête d'Alger, revient sous le toit paternel, Son jeune frère était mourant; 88 mère était toute au malade et vit à peine celui qui arrivait. Paroles navrantes de la mère, dures pour l'oflicier, L'enfant est à ses derniers moments ; le curé parle de résignation à la mère incousolable ; l’enfant faitun mouvement convulsif; le curé dit: ‘ Prions;" c’est alors qu'à
enoux le jeune homme fait vœu, si son frère recouvre la sunté, de se consacrer à Féducation des enfants de son âge. La muladie cesse, la santé revient. Dépurt de l'officier remettant à sa mère son épée pour son frère ; instunces chalenrenses, mais vaines de la mère. Aujourd'hui, le jeune homme est frère des Ecoles chirétienines. ;
Une mère avait deux fils : l'aîné, âgé de vingt ans, en sortant de l’école
militaire de Saint-Cyr, s'était distingué à Stuoueli, et, après la conquête d'Alger, était revenu sous le toit où il étuit né. In y arrivant, il trouva toute la maison en larmes : son jeune frère, qui avait dix ans de moins que lui, était à toute extrémité. A peine si la pauvre mère vit celui de ses fils qui arrivait et qui se portait bien, Tous ses regards, tous ses soins étaient pour l’enfant qui allait mourir. Le jeune officier partagea les soins qu'on prodiguait à son frère, Les souffrances se prolongeuient ; l'enfant n'avait plus qu'un souffle, et l'âme de sa mère semblait attachée à ce souffle. .… ‘€ S'il meurt, je veux mourir, répétait-elle sans cesse ; cet enfant est toute ma viel!...” Ces paroles étaient dures pour l'officier ; mais Dieu suit qu’il n’en faisait ps, un crime à sa mère. Il se disait : si c'était moi qui fusse mourant, elle w’añmerait comme cela. Tout l’art des médecins ne pouvait rendre la vie au petit moribond. Déjà ses grands yeux noirs étaient fixes et vitrés, et il ne voyait plus-ni sa mère ni son frère, qui tenaient ses pauvres mains froides et amaigries... ‘Il va mourir ! il va mourir ! ” répétait la malheureuse femme. Le curé parlait déjà de résignation, et disait que les enfants étaient bienheureux, que le bon Dieu en faisait des anges... La mère n’entendait que le suuffle embarrussé de son fils. Le frère avait le cœur brisé des souffrances de son frère, du désespoir de sa mère, L'enfant fit un mouvement convulsif; tout le monde tressuillit. Le curé dit : ‘ Prions!? et l’on tomba à genoux. Alors, voici la prière que le jeune officier fit tout bas, mais que Dieu entendit: ‘ Mon Dieu, si vous rendez la santé à mon frère, je fais vœu de me consacrer à l'éducation des enfants de son âge. Je leur apprendrai à vous aimer et à vous bénir... Mon Dieu, je vous bénirai tous les jours de ma vie, si vous guérissez mon frère, si vous consolez ma mère, ” Cette prière de l’amour filial et fraternel arriva jusqu’à Celui qui frappe, qui guérit et qui ressuscite, et l’enfant fur sauvé. Et, quelques jours plus tard, l'officier dit adieu à sa mère, en lui révélant le vœu qu’il avait fuir. “ Voilà mon épée: vous la donnerez à Henri; quand il sera plus grand, il pourra peut-être s’en servir; moi, je vais tenir ce que jai promis pour racheter sa vie. J’enseignerai aux enfants de son âge à aimer Dieu, leur mère, leur pays, la vertu et l'innocence, ” La mère jette ses bras autour du cou de son fils aîné ; elle l’embrasse, le béuit. Oh ! c'était bien lui qu’elle aimait alors davantage. Elle fit tout ce qu’elle put pour le retenir auprès d’elle ; mais il partit pour accomplir son vœu... Il est aujourd'hui frère des Écoles chrétieunes.
Une mère avait deux fils : l'aîné, na
Exercices de style,