‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 674 sur 684 · XIX. LETTRE SUR LA SALLE DE CLASSE · texte numérisé non relu

XIX. LETTRE SUR LA SALLE DE CLASSE

Proportions de 1a salle. …, Jour qu'elle reçoit. .…, vue dn Jardin rveo ses cultures

variées. …, désir de toucher aux fraises..., défense faite par Dieu..…, bien qui résulte de cette défense. …

Cher Ami,

Notre salle de classe est haute, large et longue à proportion ; elle est très bien éclairée ; elle a deux grandes fenêtres qui ont chacune huit carreaux et qui donnent partout eaucoup de jour, Aussi on peut lire et travailler dans tous les coins, et cela est bien agréable, Les fenêtres donnent sur le jardin du maître, et, quand on est assis en face, on voit les allées toujours bien ratissées, les fleurs bien arrosées, les légumes, les pois les haricots, les salades bien vertes et les fraises bien mûres sous les Cuilles. Quand on regarde ces jolies fraises et tout à, côté les groseilles qui commencent à rougir, on a bien envie d’en goûter; mais, on ne le fait pas, parce qu’on sait qu’elles appartiennent au maître et non pas aux élèves. et que le bon Dieu n dit :

Bien d'autrui tu ne prendras ni retiendras à ton escient.

C’ert très heureux quo :s bon Dieu ait défendu de toucher à ce qui n'est pas à nous; ca sans cela il faudrait toujours se défier, 86 battre même pour garder ce qu’on a, et alors, au lieu de vivre en aix et de s'aimer les uns les autres : smmo il l’a aussi orlonné, on n’aurait plus que des ennemis, et l’on serait bien malheureux,

XX, LuTTRE SUR LE VILLAGE QU’ON HABITE

Attachemen:, pour le pays natal... il est séparé de la ville Pur une plaine d’un vôté, collines boféées de ‘autre... ; faubourg do la vills qui 80 prolonge..…., propreté des maisons..., aisance des habitants produite par le travail.

Mon cher Camarade,

On dit que notre village n’est pas bien beau; mais moi je my lais parce que jy suis né, et je l’aime, car j7 suis heureux. D’abor il est situé à ni e distoncs de la ville de R. -, €b on n’a qu’à traverser une etite plaine pou: river, La pluine est sablonneuse, et il n’y a jamais © boue dans les 9. Quand on vient de la ville et qu’on est à peu . près à moitié route, an voit à droite une bell: ligne de côtes boisées et couvertes d’habitatiois ; çà et là la famée d’un bateau à vapeu: ou le haut d’une toile blanche indiquent la rivière qui coule au pieû de ces coteaux, bien qu’on ne la voie pas de la plaine, dont elle est cependant peu éloignée. A gauche, on aperçoit les grandes cheminées des nombreuses manufactures qui ocen pent tout un sr pari bus la ville et s’étendent bien avant dans la Campagne. En face, le clocher pointu du village s’élève au milieu d’un groupe de maisons, dont quelques-unes sont ce qu’on appelle des maisons bourgeoises, dont d’autres sont de petites fermes ou tout simplement des maisons d'ouvriers, de journaliers, Le nombre en est grand, mais toutes sont bien tenues et n’indiquent pas du tout la misère, C’est que personne, en effet, n’est misérable dans mon village; tout le monde travaille à ja terre où aux fabriques, et ei, par hasard, un vieillard infirme reste seul ct pauvre, leg habitant aisée dn pays viennent à son aide, eb ii ne manque de rien, Voilà, je crois, ce qu'on pen appeler de la fraternité, et de la bonne. wa le îre est

Je ne veux pas te fatiguer, nous nous arrôterons, si tu veux bien, à

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Exercices de style. 453

l'entrée, et, à une prochaine occasion, j’uchè rerai de décrire ce petit coin de terre, puisque tu désires le connaître.

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