Leçon, — Texte à expliquer
LA MÈRE, L'ENFANT ET LA SARIGUE € Maman, disait un jour à Ja plus tendre mère Un enfant péruvien sur ses genoux assis, Quel est cet animal qui dans cette bruyère
Se promène avec ses petits?
I ressemble au renard, — Mon enfant. répond-elle,
Du sarigue, c'est la femelle.
Nulle mère pour ses enfants N'eut jamais plus de soins, plus d'amour vigilant La nature a voulu seconder sa tendresse,
Et lui fit près de l'estomac Une poche profonde, une espèce de sac,
Où ses pelits, quand un danger les presse,
Vont mettre à couvert leur faiblesse, Fais du bruit, {u verras ce qu'ils vont devenir, » L'enfant frappe des mains : la sarigue attentive
Se dresse, el, d'une voix plaintive, Jette un cri; les petits aussitôt d'accourir
Et de s'élancer vers leur mère,
En cherchant dans son sein leur retraite ordinaire.
La poche s'ouvre, les petits
En un moment y sont blottis.
IIS disparaissent tous; là mère avec vitesse
S'enfuit emportant sa richesse,
La Péruvienne alors dit à l'enfant surpris :
« Si jamais le sort l'est contraire, Souviens-loi du sarigue ; imite-le, mon fils, L'asile le plus sûr est le sein d'une mère, » FLORIAN.