‹ Leçons de lexicologie et de style [microforme] (volume 2)Chapitre 123 sur 132 · Le repas des jeunes bergers · texte numérisé non relu

Le repas des jeunes bergers

Nous choisissons un de ces gros rochers dont le sommet, un peu recourbé sur lui-même, dessine une demi-voûte et défend de la pluie quelques pieds de sable fin à sa base. Nous nous établissons là. Nous allons chercher à brassées des fagots de bruyères sèches et les branches mortes tombées des châtaigniers pendant l'été ; nous battons le briquet, nous allumons un de ces feux de bergers si pittoresques à contempler de loin. Une petite flamme claire et ondoyante jaillit à travers les vagues noires, grises et bleues de la fumée du bois vert, que le vent fouette comme une crinière de cheval échappé. Nous ouvrons nos sacs, nous en tirons le pain, le fromage, quelquefois les œufs durs, assaisonnés de gros grains de sel gris. Nous mangeons lentement comme le troupeau rumine. Quelquefois l'un d’entre nous découvre à l'extrémité des branches d'un châtaignier des gousses de châtaignes oubliées sur l'arbre après la récolte. Nous nous armons tous de nos frondes, nous lancons avec adresse une nuée de pierres, qui détachent le fruit de l'écorce entr’ouverte, et le font tomber à nos pieds. Nous le faisons cuire sous la cendre de notre foyer, et

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Dictées de récapitulation. 07 si quelqu'un de nous vient à déterrer de de terre oubliées dans la glèbe d'un ch apporte, Nous les recouvrons de cendres et de charbons, et nous les dévorons toutes fumantes. assaisonnées de l'orgueil. de la découverte et du charme du larcin. LAMARTINE,

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