LE CLOW DU CHEVAL
Un villageois, sellant sor cheval pour se rendre à la ville, s’aperçut ien qu’un clou Maäanquail à l’un des fers; mais il dit : 4 C'est peu de chose que l'absence d un clou, » Et il n'avait Pas fail la moitié de la roule que le cheval perdit son fer, « S'il Y avait un Maréchal - ferrant
ans les environs, dil-il, je ferais ferrer mon Cheval; mais comme il n°
En & pas, il conlirucra avec trois fers, » Cependant le cheval ne lardapas se bles-ersur la roule, qui était très-pierreuse, et il commença à boiter., eux voleurs postés dans Ja forêt s’élancèrent sur le villageois, Avec son cheval estropié, il ne put leur échapper : on lui enleva sa monture et sa valise, « Hélas! je n'aurais jamais pensé, dit-il tristement, que pour un seui cijou qui manquait à mon cheval, je l'aurais perdu,
ainsi que ma bourse. »
relôurna chez Jui à Pied et le cœur navré; depuis ce Jour, il ne Cessail de répéter à ses enfants : Ve négligez jamais une pelite chose ; car d’un rien Provient souvent un lrès-jrand mal, Scuum 1,
DICTÉES SUPPLÉMENTAIRES L'OISEAU-MOUCHE 1. De tous les êtres animés, voici le plus élégant pour la forme et le plus brillant pour les couleurs : les Pierres el les métaux polis par notre art ne sont Pas Comparables à ce bijou de la nature ; elle l’a placé, dans l’ordre des oiseaux, au dernier degré de l'échelle de gran-
deur. Son chef-d'œuvre est le petit oiseau-mouche : elle l'a comblé da
tous les dons qu'elle n’a fait que partager aux autres oiseaux. Légèrelé, rapidité, preslsse, grâce et riche Parure, tout appartient à ce petit favori.
2. L'émeraude, le rubis, la topaze brillent sur ses h Souille jamais de Ja poussière de la terre, el, dans s On le voit à peine toucher le gazon par instants : il est loujours en air, volant de fleurs en fleurs : il a leur fraicheur, comme il a leur éclat ; il vit de leur neclar, et n’habite que les climats où sans ces elles se renouvellent.
3. C’est dans les contrées les plus chaudes du Nouveau Monde que se trouvent loutes les espèces d’oiseau-mouche. Elles sont assez nom-
reuses, et paraissent Confinées entre les deux l'opiques ; car ceux qui s’avancent en été dans les zones tempérées n'y font qu'un court $éjour : ils semblent suivre le soleil, Savancer, se relirer avec lui, et Voler sur l'aile des Zéphyrs à la suite d'un printemps éternel,
* Rien n'égale la vivacité de ces petits 0'Seaux, si ce n’est leur courage, ou plutôt leur audace; on les voit pouisu'vre avec furie des oisceaux vingt fois plus gros qu'eux, s'attacher à leur corps, et, se laig- Sant emporter par leur vol, les becqueter à Coups redoublés, Jusqu'à ce qu’ils aient assouvi leur petile colère, Quelquefois même ils se livrent entre eux de très-vifs combats.
5. L'impatience paraît être leur âme; s'ils s’'approchent d’une fleur et qu’ils la trouvent fanée, ils lui arrachent les pétales avec une pré— cipitalion qui Marque leur dépit, Ils n’ont point d'autre voix qu'un petit cri fréquent et répété ; ils Le font entendre dans les bois dès l’aurore, jusqu'à ce qu'aux premiers rayons cu soleil tous prennent l'essor el se dispersent dans les Campagnes, SUFFON,
Indiquez dans la fre diciée les diphthongues voyelles ; dans la 2e, Jos diphthongues consonnes ; dans [a Se, les consonnes Bulturales ; dans la 4e, les Consonnes dentales ; dans la be, les consonnes |
labiales, — Sc bori. er, pour les onsonnes, à désigner ceiles qui ont leur son propre.
abits; il ne les à VIe lout aérienne,
1 Célèbre conteur, né en Bavière en 1768, mort en 1854,
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le, s’apercut ‘est peu de moilié de la chal - ferrant :omme il n° e larda pas À nÇça à boiter, Igeois, Avec la Sa montrislement, rais perdu,
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il ne les aérienne, jours en il a leur ans Ceseg
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leur cou- > des oi- , se lais- Jusqu'à ls se Ji-
ne fleur ne pré qu'un ès l’aut l'essor
thongues lentales ; lésigner
= es
11° Leçon. — Nom. 11
36. Le nom est un mut qui sert à nommer un être, c'est-à. dire une personne, un animal ou une chose, — Ex. : Louis, aigle, feu, bonté, vérité.
37. 11 y a deux espèces de noms : le nom commun et le nom propre.
38. Le nom commun est celui qui peut convenir à tous les êtres de la même espèce. — Ex.: Homme, lion, fleur.
39. Le nom Propre est celui qui sert à nommer individuellement un être ou une réunion d'êtres. — Ex.: Fénelon, les Français. (Voir page 207, note 3.)
La première lettre des noms propres est une majuscule,
40. Le nom composé est celui qui est formé de plusieurs mots joints ensemble pour ne désigner qu'un seul être. — Ex.: Che -d'œuvre, hôtel-Dieu.
#1. Le nom collectif est celui qui exprime une réunion, une collection de personnes ou de choses. — Ex.: Foule, troupe.
I. Noms à spécifier. — Indiquez, oralement ou par les lettres p, c, si, dans les eux {res colonnes, les noms sont des noms communs ou propres, el par les lettres CCP; 1, si les noms des deux autres colonnes sont composés ou collectifs,
1. Discours €. 92,S, Vincent- 3, Elat-major cp. 4. Nation el.
ossuel. - Congrégation - Sous-officier — Vice-président - Auditoire — Hôtel-Dieu — Bataillon — Sénat Fénelon — Institut — Régiment — Assemblée - Massillon - Reims — Porte-drapeau -— Conseil ee Chef-d’œuvre - Rouen — Escouade — Sous-préfecture- Orateur — Ecole — Sous-lieutenant — Réunion -
II. Phrases à Compléter. — Remplacez le tiret Par un nom. LE FER
1. Bijoux, charrues, fenêtres, fer, laboureurs, or, pioches, verrous. 2. Arcs, bois, fer, habits, hommes, or, pierres, Poissons, proie , viande.
1. L'or est plus rare et plus beau, mais le fer cit infiniment plus précieux. Que fait-on avec l'— ? Des —, des ornements, des broderies, de la monnaie commode à porter, toutes choses dont on peut aisément se passer sans en être plus malheureux. Le fer, au contraire, nous est absolument indispensable, Tous les instruments des — les bêches, les —, les socs de —, les serpes sont en fer. C'est avee
le — qu'on fait les serrures, les — , les gonds, les crochets et tout ce quisert à fermer les portes et les —?
2. Lorsque par hasard on à rencontré des peuplades qui n'avaient point de —, on a toujours trouvé que c'élaient les plus misérables des —. Ils étaient obligis de se faire de Mauvaises haches avec des — tranchantes; ne pouvant découper la —, ils la déchiraient en lam=
CaUX, el Y mordaient comme des animaux dans leur — , ]js n’a- Vaient, pour coudre leurs —, que des arêtes de — ; pour armes, que es — el des sabres de — très - dur. Ne vous étonnez donc pas si
dos peuples qui n’ont point de fer donnent volontiers de l — pour en avoir. JEANNEL,
riugaison orale.— Présent de Pindicatif. — Je conjnrue facilement les erbes,
142 12° Leçon. — Nom.
42, Il y a deux sortes de collectifs : les collectifs généraux et les collectifs parlilifs,
43. Le collectif est Général, lorsqu'il exprime Ja collection entière; il est alors ordinairement précédé de l’un des mots le, la, les. — Ex. : Le lroupeau, la Mullitude, les armées,
44. Le collectif est Partitif, lorsqu'il n’exprime qu'une partie de la Collection; il est alors ordinairement précécé de un, une , des. — Ex, : Un lroupeau, une Mullitude, des armées.