‹ Leçons de lexicologie et de style [microforme] (volume 3)Chapitre 138 sur 337 · LIEUX · texte numérisé non relu

LIEUX

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es qu'on te fera, signation d

298. La conjonction est un mot invariable qui sert à lier les propositions, ou les parties semblables d'une même proposition. — Ex.: Noé ET sa famille sortirent de l'arche, quand les eaux du déluge se furent retirées; la conjonction £rT lie deux sujets ; QUAND lie deux propositions.

299. Les conjonctions les plus usuelles sont : car, cependant, comme, donc, el, lorsque, mais, néanmoins, ni, or, OU, puisque, quand, que, quoique, si, sinon, toutefois.

300. On nomme locution conjonctive une réunion de mots qui joue le rôle de Conjonction. — Ex. : En effet, par conséquent, afin que, ainsi que, dès que, de Peur que, parce que, landis que, ou bien, d'ailleurs, etc.

301. L'interjection est un mot invariable que l’on jette subitement dans le discours, pour faire connaître une émotion vive de l’âme. — Ex.: HéLas! que d'épreuves dans la viel

302. Les interjections les plus usuelles sont : Ah! ha! aïe! bah! chut! eh! hé! fi! hélas! holà! oh! 6! ho! eh bien! fi donc!

303. Beaucoup de mots, noms, adjectifs, verbes ou adverbes peuvent devenir interjections. — Tels sont : Ciel! silence! bon! tout doux! allons! gare! comment! peste! courage! etc.

ne en Gen entame ms

I. Dérivés. — Trouvez un nom, adjectif et verbe, ayant le radical de l’adverbe. Obstinément obstination obstiné obstiner.

Précisément …

Froidement — Chaudement = Hardiment — Tristement — Agréablement —

IL. Conjonction et interjection. — Rem Uons ainsi que, et, ou, que, Si, ou par une hé quoi donc, hélas, oh

1. Les vertus devraient être sœurs, — les vices sont frères. La FONTAINE.

Heureux — malheureux, l'homme a besoin d'autrui, DELILLE. — tu veux qu'on l'épargne, épargne aussi les autres. La FONTAINE. Que l’homme juge mal, — le Ciel ne l'inspire, Et des maux qu’il redoute — des biens qu’il désire. L. F, pe PompiGNaN. Ce n’est pas obéir — obéir lentement. CORNEILLE, 2. —! qui pourrait Compter Îles bienfaits d’une mère! Ducrs. —! notre cœur serait froid pour un père!

—! qui n’a pas pleuré quelque perte cruelle! Deurcur. —! veux-tu punir le vice ?

Montre-lui la vertu, qu'il la voie et frémisse, DeuiLce. Que l’homme ne sait guère, —! ce qu'il demande. La FONTAINE.

. Conjugaison. — Présent du suljonctif, — Pour devenir instruit, il faut que je ie veuiile,

Analyse. — Hélas ! vous Ôtes triste el abattu, si le malheur s'abat sur vous. — Hé quoi! Vous etes peureux et tremblant, quand le danger se présente à vous ? [lélas, interj. — triste, ad, q. m.s, at, de vous. — el, Con). — si, con).

placez le tiret par une des conjc.

des interjections eh, grand Dieu,

83° Leçon. — Conjonction et interjection. 95

pi + Sr Roca ait God AR AO 2 =

96 84 Leçon. — Figures de grammaire ou de syntaxe.

304. On appelle figures de grammaire certaines constructions qui s'éloignent des règles ordinaires. Les principales gont : l'inversion, le pléonasme, l'ellipse et la syllepse.

305. L'inversion consiste à ne pas placer les mots dans l'ordre grammatical. — Ex.: De la vertu les lois sont éternelles ; l'ordre direct serait : Les lois de la vertu sont élernelles. — Cette figure est surtout usilée en poésie.

306. Le pléonasme consiste à employer des mots qui sont inutiles pour le sens, mais qui donnent à la phrase plus de force ou de grâce. — Ex.: J'ai vu DE MES yEUx un spectacle déchirant. Les mots de mes yeuæ forment un pléonasme.

307, L'ellipse consiste à sous-entendre un ou plusieurs mots. — Ex.: Nul plaisir sans mélange; c'est-à-dire nul plaisir N’EST sans mélange.

308. La syllepse consiste à faire accorder les mots avec l'idée qui domine dans l'esprit, plutôt qu'avec les mots qu'indique la grammaire. — Ex.: Les personnes d'esprit ont EN EUX les semences de tous les sentiments; au lieu de ont EN ELLES.

309. On appelle gallicisme une locution propre à la langue française, et qui s'écarte des lois ordinaires de la grammaire. — Ex.: Envoyez quelqu'un pe dévoué, pour qui soit dévoué.

ne I. Familles de mots.— Trouvez la famille des mots un, cent. (Voir no 74.)

Un. Unité, —, uniment, unitaire. Unanime, unanimité, —. Unique, —, Aucun, —. Unir, —,. Unisson. Uniforme, —, uniformément. Univers, —, universalité, —. Université, —. Commun, —, communal, —. Communier, —, communion, postcommunion. Communiquer, —, communicalif, communicable. Désunir, —. Excommunier, —. Réunir, —.

Cent. Centaine, —, centenaire, —, centime, centuple, —, cen-

turion.

If. Ellipse et inversion. — Rétablissez dans le n° 1 les mots supprimés par ellipse, et dans le no 2 détruisez l’inversion.

1. Point de plaisir sans peine. ZJl n’y a point de plaisir sans peine. Contentement passe richesse. — —

Qui trop embrasse mal étreint. — —— Fais ce que dois, advienne que — — pourra,

2. A l'impossible, nul n’est tenu. Nul n’est tenu à l'impossible. Contre la force point de résistance, — — Petit à petit l'oiseau fait son nid. — —

A tout seigneur tout honneur. — —

Nécessité d'industrie est la mère.

Conjugaison. — Présent du subjonctif. — Il faut dans mes études que je me

fasse honneur.

Analyse. — Nul bien sans mal, nul plaisir sans mélange.

Nul, ad. ind. m, s. dét. bien. — bien, nc. m. s. suj. de est sous-entendu. — sans, prép, fait rapp. mal àcstsous-ent, —mal;as, m.s,c.cire, de est s.-entendus

ntaxe.

rtaines cons principales llepse.

4 mots dans t éternelles ; lernelles. —

lots qui sont lus de force e déchirant.

asieurs mots.

plaisir N’EST

ts avec l'idée qu'indique la N EUX Les se- ILLES.

e à la langue rammaire. — jt dévoué.

(Voir no 74)

é, —, Unique, uniformément.

un, —, COM nion. Commu- —, Excommu-

uple, —, cen-

ts supprimés par

isir sans peine.

npossible.

; études que je me

sous-entendu. — .de est s.-entendue

85° Leçon. — Texte à expliquer.

LE LIÈVRE ET LA PERDRIX Il ne se faut jamais moquer des misérables :

Cer qui peut s'assurer d

être toujours heureux ?

Le lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ, Vivaient dans un état, ce semble, assez tranquille,

Quand une meute s

’approchant

Oblige le premier à chercher un asile :

Il s'enfuit dans son fort, met les chiens en défaut,

Sans même en exce Enfin il se trahit lu

pter Brifaut,.

i-même

Par les esprits sortant de son corps échaulté.

Miraut, sur leur odeur ayan

t philosophé,

Conclut que c’est son lièvre, et d'une ardeur extrême Il le pousse ; et Rustaut, qui n'a jamais menti, Dit que le lièvre est reparti,

Le pauvre malheureux vient

mourir à son gîte.

La perdrix le raille, et lui dit :

«“ Tute vantais d'être si vite!

Qu'as-tu fait de tes pieds? »

Au moment qu'elle rit,

On tour vient : on la trouve. Elle croit que ses ailes

La sauront garantir de toute

extrémité ;

Mais la pauvrette avait compté

Sans l’autour aux serres cruelles.

LA FONTAINE

EXERCICES SUPPLÉMENTAIRES

Faites le parallèle indiqué, en changeant les mots en italiques en leur contraire,

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