‹ Leçons de lexicologie et de style [microforme] (volume 3)Chapitre 151 sur 337 · LA VENDÉE COMBATTANT POUR SON DIEU · texte numérisé non relu

LA VENDÉE COMBATTANT POUR SON DIEU

1. La Révolution vint atteindre le peuple vendéen dans ce qu'il avait de plus cher et de plus sacré | dans ce qui touchait à sa foi | à toutes ses affections | à tous ses respects. Elle s’attaqua aux temples elle s’aliaqua aux prêtres | elle s’attaqua à l'orthodoxie. Dès lors | la résistance commença. On espéra conjurer la résistance en envoyant à ce PUR des prêtres intrus qui lui disaient la messe. Ce peuple avait une religion ferme et éclairée | et une messe dite par un prêtre tel ne lui suffisait pas | autant il était docile et respectueux pour les prêtres dignes de leurs saintes fonctions | autant il était énergique à repousser les apostats et les schismatiques qu'on voulait lui imposer de vive force. Ce fut l’occasion du premier sang versé.

2. Un malheureux homme du bas Poitou se battit longtemps contre les gendarmes | il avait reçu vingt-deux coups de sabre. On lui criait : « Rends-toil » il répondait: « Rendez-moi mon Dieu! » et il re ainsi. — Dans ce trait unique vous avez toute l'histoire du duel acharné qui se continuera. La Révolution brandissant son sabre sur la Vendée et lui criant : « Rends-toil » la religieuse Vendée se défendant avec énergie | et | jusqu’au dernier soupir | répondant : « Ren-

dez-moi mon Dieul»

3. Ce dialogue est le résumé le plus pathétique de sept années de guere | de deux cents prises et reprises de villes | de sept cents com-

ats particuliers | de dix-sept grandes batailles rangées | enfin de tous ces exploits éclatants qui égalent les plus hauts faits d'armes de l’antiquité. « Rends-toi. — Rendez-moi mon Dieu | » voilà ce qui explique ce qu'un célèbre conventionnel appelait l’inexplicable Vendée.

Mer Pre,

Conjugaison. — Passé du subjonctif.— 1 faut qu'avant la fin de l’année, j'aie appris à bien calculer.

Analyse. — 1 Vous serez prospères, | 2 si vous aimez le travail, — Vous seres heureux, si vous pratiquez le devoir, :

La fre proposition est une principale, La 2e est une subordonnée circonstaneielle; l’atiribut aimant est complexe,

95° Leçon. — Texte à expliquer.

positions UN TRAIT DE LOUIS XII les est Ecoutez une histoire l

: De Louis douze, un de nos meilleurs rois.

ren far-

La bonté sur les cœurs ne perd jamais ses droits! De ce père du peuple on chérit la mémoire.

tee f Il sut qu'un grand seigneur,

j Peut-être une excellence, 5 De battre un laboureur nchanter, $ Avait eu l’insoience,

ur.

Chibi à Il manda le coupable, et, sans rien témoigner, k Dans son palais un jour le retient à diner ; . Décrier, Par un ordre secrel que le monarque explique, On sert à ce seigneur un repas magnifique, urno Tout ce que de meilleur on peut imaginer, on Hors du pai le roi défend de lui d | Dur, CON ] pain que le roi défend de lui donner, ( Il s'étonne ; il ne peut concevoir ce mystère. él Le roi passe, et lui dit : « Vous a-t-on fait grand’chère ? | virgole.ou — On m'a bien servi, Sire, un superbe festin; HE Mais je n'ai point dîné : pour vivre, il faut du pain ! { { — Allez, répond Louis, avec un front sévère, 1€ Comprenez la leçon que j'ai voulu vous faire : h} Puisqu’il vous faut, Monsieur, du pain pour vous nourrir, | ce qu’il Songez à bien traiter ceux qui le font venir. ANDRIEUX 1, 1 sa foi | à 14 emples | 14 Re EXERCICES SUPPLÉMENTAIRES de ple AL Rempiacer les mots en italiques par une expression équivalente, et trouvez la re tel ne moralite.

s prêtres L'ENFANT MONTÉ SUR UNE TABLE Tepous- Un marmot s'admirait placé sur une table : poser de Je suis hœut disait-il. Quelqu'un lui répliqua : a Descendez, vous serez petit.

)s contre Quel est l'enfant de ce récit ?

ai criait : Le riche qui se vante. BAREE.

il expira 3 du duel LES ÉCHASSES abre sur Un enfant s’avançait monté sur des échasses. e se dé- « Voyez, mon bon papa, je suis plus haul que vous. » : « Ren- Mais le petit, tombant sur ses genoux, Reraplaça son {on fier par de tristes grimaces. ées d Il pleurait. « Mon enfant, ceci n’est pas nouveau; un C’est vouloir se briser d'arriver trop haut nts com- que d'arriver trop haut. »

Ah LA CHANDELLE ET LA LANTERNE lique ce Une bougie, une fois, disait à la lanterne : Pourquoi de ton foyer me fvire une prison ?

| Ton affreux œil-de-bœuf rend ma lumière sombre. IE, Ouvre-toi, qu’à mon gré j'éclaire l'horizon. née, j'âie La lanterne s'ouvrit ; l’autre, qu'y gagne-t-elle ? Û Bonsoir, un coup de vent a éteint la bougie. . Le BaïLcy, L ou se- nm moi M AE RE Re 2e Te irconstan- 1 Poète né à Strasbourg en 1759, mort en 1823,

108 96° Leçon. — Ponctuation. Deux-points.

338. On met deux-points avant une énumération, eton sépare par une virgule chacune des parties de l'énumération. — Ex.: Il y à quatre points cardinaux : le nord, le sud, l'est et l'ouest.

339. On met deux-points devant une citation. — Ex.: Notre- Seigneur a dit : Aimez vos ennemis.

Le premier mot d’une citation commence par une majuscule.

I. Homonymes. — Trouvez pour chacun des mots suivants un homonyme, ’est-à-dire un mot se prononçant à peu près de la même manière,

4. À, prép. A, v. avoir —| — Panser, soigner —, idée —, — Roc, roche —, enroué —, — Puis, ensuite —, ville —, — Mot, terme —, pl, de mal —) — Voie, chemin —, V. voir —, — Clerc de notaire — de lune — —

2. Pin, arbre —, v. peindre —, — Père de famille — de France —, — Thym, arbuste —, couleur —, — Sceau du roi —, sans espril —, — Près, proche —, prairie —, — Thrace, contrée —, V. tracer —, —

ù, v. devoir —, art. cont. —, —

I. Deux-points.— Remplacez dans le ne 4 le tiret par un nom, et placez dans le no 2 la proposition indiquant l’auteur de la citation, avant cette citation.

1. Dieu, l’ennui, l’exercice, l’hébreu, l’ingratitude, le sentiment. 2. Modèle : Fénelon a dit : L'homme s’agite, et Dieu le mène.

1. Défiez-vous de deux traîtres — et l’impatience. Trois médecins ne se trompent pas — la sobriété, le travail. Trois vices surtout sont odieux — l'hypocrisie, l'avarice, | Trois mots sont tout pour le bon citoyen — la patrie, la famille Les principales langues mortes sont — le grec, le latin. Trois SRI fixent la valeur d’un présent — l’à-propos et la manière.

2. L'homme s’agite, a dit Fénelon, et Dieu le mène. Les babillards, disait un sage grec, sont les larrons du temps. Ne riez, disait Epictète, ni longtemps, ni souvent, ni avec excès. La vie, disait Socrate, ne doit être que la méditation de la mort, Oubliez, disait Confucius, les injustices et jamais les bienfaits. Le temps, disent les Anglais, c'est de l'argent. La vie, a écrit saint Augustin, parle plus fortement que la langue.

Conjugaison. — Passé du subjonctif. — Pourquoi faut-il que je n’aie pas mieux compris la valeur du temps.

Analyse. — Les Anglais, les Belges, les Hollandais sont industrieux. réflé- Gbis, constants. — Les loups, les chacals, les tigressont cruels, voraces, sanguinaires, La proposition est une principale; lesujet et l’attribut sont multiples.— Anglais, AP, M. p. Suj. part. de sont. — sont, v. sub. &econj, prés. de l’ind. 3e pers. du p. indusirieux, ad, q. m. p. at. part, de Anglais, de elges et de Hollandais,

etonsépare 1. — Ex.: Il Let l’ouest.

Ex.: Notre-

najuscule,

in homonyme,

et placez dans tation.

ail.

famille.

s et la ma-

emps.

2C excès, la mort.

nfaits.

a langue, > je n’aie pas

rieux réflésanguinaires, 8,— Anglais, je pers. du p.

llandais,

I. Périphrases — Rendez par un mot ce qu’exprime la périphrase,

ns livres : ils sont le tr

La périphrase est l'emploi de

en un seul, — Ex, : Le flambeau de la n

1, Athènes, la Chine, l'Espagne , Jérusalem 2. David, Esope, les Hébreux, Louis XVI 3, Un avocat, un courtisan, un écrivain, 4. L’âne, le chat, le hibou, le lion, les

1. La fille de Sion La ville éternelle La capitale de la Grèce La cité phocéenne Le Céleste Empire La péninsule ibérique Le jardin de la France 2. Le roi-prophète L’esclave phrygien Le peuple de Dieu Le peuple-roi Le docteur angélique Le roi martyr Le captif de Ste Hélèue

Jérusalem.

97e Leçon. — Ponctuation. Deux-points.

340. On met deuxl'explication ou le ré semblent alors signifier : car, en e Ex.: Gardez-vous de mortel. Aimez les bo

points avant une proposition sumé de ce qui précède, Les et, or, c'est pourq

3. Un homme d'épée «Un homme de robe Un homme de loi Un homme d'église Un homme de cour Un homme de leitres Un homme de science

4. Grippe-fromage Le roussin d'Arcadie La gent moutonnière Ronge-maille La gent trotte-menu L'oiseau de Minerve Le roi des forêts

ui contient eux-points uoi, ete. — s impies : leurs discours sont un poison

ésor de l'âme.

plusieurs mots pour exprimer ce qu'on peut dire, uit pour dire {a lune,

» Marseille, Rome, la Touraine, » Napoléon, les Romains, S, Thomas.

un juge, un prêtre, un savant, un soldat, moutons, le rat, les souris,

II. Deux-Points. — Remplacez le tiret par le mot que réclame le sens,

Autrui, aviser, Dieu, jeunesse,

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