UNE ANECDOTE DE LA VIE DE FÉNELON
Tandis que Fénelon se promenait autour des tables qu’il avait fait dresser dans tous ses appartements pour nourrir les infortunés habitants de la campagne, il vit un paysan, jeune encore, qui ne mangeait point et qui paraissait profondément affligé. Fénelon vint s’asseoir à ses côtés pour le distraire ; il lui dit qu’on attendait des troupes le lendemain, qu'on repousserait les ennemis et qu'il retournerait bientôt dans son village. « Je n'y retrouverai plus ma vache r'épondit le paysan: ce pauvre animal me donnait beaucoup de lait, et nourrissait mon père, ma femme et mes enfants. » Fénelon promit alors de lui donner une autre vache, si les soldats enlevaient la sienne. Mais, après avoir fait d'inutiles efforts pour le consoler, il voulut avoir une indication précise de la chaumière qu’'habitait ce paysan à une lieue de Cambrai : il partit ensuite à dix heures du soir
pied, avec un seul domestique ; il se rendit à ce village, ramena lui-même la vache à Cambrai vers le milieu de la nuit, alla sur-lechamp en donner avis à ce pauvre laboureur, et dut goûter un bien doux repos après une si bonne action. Malheur aux cœurs durs qui pourraient l'entendre raconter sans en être attendris!
Maurr.
Ecoutez la pilié, secourez vos égaux ; Ajoutez à vos biens en soulageant leurs maux. DeuiLce,
EXERCICES SUPPLÉMENTAIRES Détruisez les inversions et remplacez les mots en italiques par des synonymes. Qu'est-ce que le moment où l'on cesse de vivre ?
L'inslant où de ses fers une âme se délivre, L. Racine.
Malheur aux cœurs ingrats et nés pour les forfaits Que les douleurs d'autrui n'attendrissent Jamais. VOLTAIRE.
On d it se regarder soi-même fort longtemps = Avant que de songer à condamner les gens. MoLiëre.
En vain le sot orgueil s'applaudit et s'admire : N'attendez rien de grand de qui croit se suffire. La Morte.
Aidons-nous mufuellément :
La charge des malheurs en sera plus légère; Le bien que l’on fait à son frère Pour le mal que l’on souffre est un soulagement, FLORIAN,
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Maurr.