‹ Leçons de lexicologie et de style [microforme] (volume 3)Chapitre 272 sur 337 · L’envers, du ciel · texte numérisé non relu

L’envers, du ciel

u Pourquoi, dit un enfant, ne vois-j Au ciel les ailes. d'or des an

e pas reluire mère répondit avec:un d

ges radieux ? »

oux sourire :

n’est que l'envers des cieux, »

t l'enfant s'écria levant son œil Candide i Ï Palais éternel :

« Puisque l'envers des cieux, 6 mère, esl gi limpide, Comme il doit être beau l’au

tre côté du ciel! »

Sur le vaste horizon

> Quand la nuit fut venue ors où tout cha rin dans

un rêve s'endort, € regard de l'en ant s’élança vers la nue Il Conlempla 1° ‘

i doucement rayonne,

autre côté du ciel! »

L'angélique désir de cette âme enfantine Onta comme un ( $ |

Ui vers le monde immortel, t de l'envers des

; Cieux franchissant la barrière, Il était allé voir l’autre côté du ciel,

ALFRED Besse.

14, La fête des Rogations à la Campagne,

Les cloches du hamesr: se font entend'e; les villageois Chaumières; les Vigner li Courent des p

quittent leurs lescendent us lines; les lab

j oureurs aC« laines; les vücherons sortent des forêts ; les mères, fer-

mant leurs cabanes, avec leurs enfants, et les jeunes filles laissent leurs chèvres et les fontaines, pour assister à la fête, On s'assemble qu le cimetière de la paroisse, sur les tombes verdoyantes des ancètres,.

Bientôt on voit paraître tout le clergé destiné à la cérémonie : c'est un vieux pasteur qui n’est connu que sous le nom de curé,

L'apôtre de l'Evangile, revètu d’un simple surplis, assemble ses ouailles devant la grande porte de l’église; il leur fait un discours fort beau, sans doute, à en juger par les larmes des assistants, On lui entend souvent répéter : « Mes enfants, mes chers enfants! » et c'est là tout le secret de son éloquence.

Après l’exhortation, l'assemblée commence à marcher en chantant, L'étendard des saints ouvre la carrière au troupeau qui suit pêle-mêle le pasteur. On entre dans des chemins ombragés; on franchit de hatites barrières; on voyage le long d’une haie d'aubépine où bourdonnent les abeilles et où sifflent les bouvreuils et les merles. Les arbres sont couverts de leurs fleurs ou parés d’un naissant feuillage. Les bosquets, les vallons, les rivières, et rochers, entendent tour à tour les hymnes des laboureurs.

La procession rentre enfin au hameau. Chacun retourne à son ou- Yrags : la religion n’a pas, voulu que le jour où l’on demande à Dieu les biens de la terre fût un jour d'oisiveté. Avec quelle espérance on enfonce le soc dans les sillons, après avoir imploré Celui qui dirige le fon et qui garde dans ses trésors Les vents du midi et les tièdes ondées!

Dictées de récapitulation.

CHATEAUBRIAND

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