DICTÉES SUPPLÉMENTAIRES SEPVICES QUE L'HOMME TIRE DES ANIMAUX
1. Certains animaux paraissent faits pour l’homme. Le chien est né pour le caresser, pour lui donner une Mae agréable de société, d'amitié, de fidélité et de tendresse, pour garder tout ce qu'on lui confie, pour prendre à la course beaucoup d’autres bêtes avec ardeur, et pour es laisser ensuile à l’homme, sans en rien retenir. Le cheval et les autres animaux semblables se trouvent sous la main de l’homme, pour le soulager dans son travail et pour se charger de mili fardeaux.
2. Les bœufs ont la force et la patience en partage, pour traîner la charrue et pour labourer. Les vaches donnent des ruisggaux de lait, Les moutons ont dans leur toison un superflu qui n’est pas pour eux, el qui se renouvelle, pour inviter l'homme à les tondre loutes les années. Les chèvres mêmes fournissent un crin long, dont l’homme fait des étoffes pour se couvrir. Les peaux des animaux fournissent à l’homme les plus belles fourrures dans les pays les plus éloignés du soleil,
8. Ainsi l’auteur de la nature a vêtu ces bêtes selon leurs besoins, et leurs dépouilles servent encore ensuite d'habits aux hommes pour les chauffer dans ces climats glacés. Les animaux qui n'ont presque point de poil ont une peau très-épaisse et très- ure, comme des écailles ; d'autres ont des écailles qui se couvrent les unes les autres, comme les tuiles d’un toit; ces peaux et ces écailles servent aux besoins des hommes. Ainsi dans la nature non-seulement les plantes, mais encore les animaux sont faits pour notre usage.
4. Les bêtes farouches mêmes s’apprivoisent ou du moins craignent l’homme ; si tous les pays étaient peuplés et policés comme ils devraient l'être, il n’y en aurait point où les bêles allaquassent les hommes : on ne trouverait plus d'animaux féroces que dans les forêts reculées, et on les réserverait pour exercer la hardiesse, la force et l'adresse du genre ANAin par un jeu qui représenterait Ja guerre, sans qu’on eût Jamais besoin de guerre véritable entre les nalions. FÉNELON.
Indiquez, dans les quatre dictées, les noms dérivés en désignant le suffixe, — Jl sera ulile de faire indiquer oralement le radical de chaque dérivé.
26 26° Leçon.— Dérivés.
83. Les suffixes qui indiquent la profession, l'auteur d’une action, le parti auquel on appartient, sont :
Aire.—Ex.:Sectaire, celui qui professe la doctrine d'unesecte.
Eur, teur. — Ex. : Cullivaleur, celui qui cultive la terre.
Ier, er. — Ex. : Serrurier, celui qui fait des serrures.
Jen. — Ex. : Physivien, celui qui enseigne la physique.
ISte.— Fleuriste, celui qui vend des fleurs.
Le suifixe eur s'ajoute à un verbe ; les suffixes aire, ter, îen, iste s'ajoutent à un nom.