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e est une exprimé OUS savons une chose orsque nous savons quelle est » et pourquoi cette chose ne sau-
ne vérité, use, le pou La scien
e de la part de l'intelligence
muable, Or, dans les choses, ce qui est stable, immuable, ce ne sont pas leurs qualités extérieures, lesquelles changent sans cesse, mais bien leur essence, ce par quoi elles sont ce qu’elles sont. Cette essence, universellement la même, est l’objet de la science. Celle-ci a donc l’universalité comme caractère. Ainsi avoir la science de l’homme, ce n’est pas connaître sa forme extérieure, son nom, le milieu où il vit, mais bien, son animalité et sa raisonnabilité, les deux caractères essentiels qui le constituent comme homme, caractères immuables, indépendants de ce qui le fait un tel et qu’on retrouve dans tous les hommes.
356. La science et les sciences. — La connaissance de la vérité par ses causes, s’appelle la science. Mais l’ensemble des vérités connues par leurs causes et partagées en différents domaines se nomme les sciences. Ainsi nous avons les sciences théologiques, les sciences naturelles, les sciences physiques, les sciences historiques, etc., ete. Chacune de ces sciences forme une science particulière, laquelle se définit comme suit : un ensemble de connaissances certaines, universelles, méthodiques, se rapportant à un même objet.
357. Avantages de la science. — Les avantages que procure la science sont théoriques et pratiques.
I. AVANTAGES THÉORIQUES.— La science met l’intelligence en possession de la vérité. (Celle-ci, méditée, contemplée sans aucune préoccupation d’ordre pratique, est pour l’esprit humain une source de jouissances indicibles, puisqu'elle nous rapproche de Dieu ia vérité même. La simple vision de la lumière, dit Bacon, est quelque chose de plus beau et de plus grand que toutes les utilités que nous en retirons.
IL. Avanraces PRATIQUES, —Auguste Comte énonce les avantages pratiques de la science dans la formule suivante : savoir Pour prévoir, afin de Pouvoir.
a) La sience nous rend capables de Prévoir. — Comme la science est une connaissance des choses par leurs causes, du moment que les causes sont connues, on peut Prédire, prévoir les effets qui en découlent nécessairement.
b) La science augmente notre pouvoir. — C'
est le propre de la science de nous faire connaître les c
est ce qui produit ou est capable de produire l'effet. Voilà pourquoi, selon Bacon, savoir, c
358. Division des sciences. — [a raison distinctive les sciences c’est Je point de vue (objet formel) sous tequel elles étudient 1n malière (objet matériel) qui fait le sujet de leurs investigations. Et tout ce qui constitue l’objet des recherches scientifiques peut être considéré sous cinq aspects différents. Les sciences se divisent donc en cinq grandes classes bien distinctes qui sont la Physique, les Mathématiques, la Métaphysique, la Logique et la Morale. Chacune de ces classes se divisent en plusieurs autres qu'il serait trop long d’énumérer ici (1, Article II LA MÉTHODE
359. Définition de la méthode, — [a méthode est la marche que doit suivre l'esprit humain la possession de la vérité.
AS
Pour arriver à
{1} Lahr, Éléments de Philosophie scientifique, p. 11, 12. (2) Ctr. Lahr., ouv. cit., p. 13 et suiv.
360. Méthode générale et méthode particulière. — La méthode générale est celle qui convient à toutes les sciences quelles qu'elles soient. Ex.: Le raisonnement, la définition, la division. La méthode particulière est celle qui ne convient qu'à certaines sciences. Ex. : L'expérience, l'induction.
361. Métho® analytique et méthode synthétique. — La méthode analytique est celle qui va de l'effet à la cause, du particulier à l’universel. Ex. : Qua.:d, au tableau noir, le professeur, par un exemple, veu‘ faire comprendre à l'élève une règle de grammaire, il emploie la méthode analytique. La méthode synthétique est celle qui va de la cause à l'effet, de l’universel au particulier. Ex.: Le professeur qui explique d’abord la règle de grammaire et se sert ensuite d'exemples pour la faire comprendre, emploie la méthode synthétique.
La méthode analytique s'appelle aussi méthode inductive, et la méthode synthétique, méthode déductive.
362. Avantages de la méthode. — La méthode est un auxiliaire précieux pour l'intelligence et un excellent promoteur de la science.
» Un auxiliaire précieux.— A l'intelligence ordinaire, la méthode rend la tâche moins ardue, elle lui épargne des pertes de forces et de temps. A l'intelligence supérieure, capable par elle-même de trouver plus sûrement la voie, elle fait éviter bien des erreurs auxquelles l’expose sa grande facilité.
» Un excellent promoteur de la science. — Immenses sont les services rendus à la science par la méthode. Qui dira tous les progrès réalisés en ces dernières snnées par les sciences expérimentales surtout ? Ne devonsnous pas attribuer ces pro. ès à la méthode inductive ?
Au dire de Fontenelle (littéruteur français, 1657-1757), « l’art de découvrir la vérité est plus préc plupart des vérités que l’on découvre.»
Si nécessaire que soit la méthode, n'allons pas dire qu'elle prend la place du talent : celui-ci, elle le sup- Pose, elle le guide. Les anciens disaient : Les préceptes, les règles ne Peuvent rien, sans le concours de la nature. (D'autre part, le talent ne saurait se passer de méthode. Dans la science, comme en toutes choses, le succès suppose le concours de l’un et de l'autre... Toutefois, s’il fallait choisir, mieux faudrait encore un peu moins de talent avec un peu plus de méthode.»
363. Les conditions d’une bonne méthode. — © La méthode doit procéder avec lenteur : La précipitation est une mauvaise conseillère. Parce qu'ils veulent arriver {rop vite à la certitude, certains esprits impatients n’ont jamais des convictions bien fermes. Une sage lenteur opère souvent des merveilles. La méthode doit être conforme à la nature de la vérité chcrchée. Il est évident qu'on ne peut Pas procéder toujours de la même manière ni exiger, dans toutes les questions, la même certitude. Là où seule la probabilité plus ou moins grande est possible, contentons-nous de la probabilité ; dans les questions où une certitude soit métaphysique soit morale peut être trouvée efforçons-nous d'arriver à ces différentes sortes de certitudes. % La méthode doit être brève, claire. Les chemins trop
ent vite et conduisent rare-
ieux que la
me,
(1) Lahr, ouv. cit., p. 27.
LEÇONS DE LOGIQUE Article III LES MÉTHODES PARTICULIÈRES 364. Définition de la méthode particulière.-La
méthode particulière est la marche que doit suivre l'esprit humain pour arriver à la possession de telle ou telle vérité. La méthode particulière conduit non à la certitude en général, mais à une certitude spéciale, soit métaphysique, soit physique, soit morale.
365. Les différentes méthodes particulières. —Il y a autant de méthodes spéciales qu'il y a différentes espèces de vérités à conquérir. Or l3 vérités peuvent se diviser en deux groupes : les vérités d'ordre abstrait et les rérités d'ordre concret. A ces deux groupes de vérités correspondent deux méthodes distinctes: au premier, la méthode déductive, au deuxième, la méthode
inductive. Celle-ci en, effet part du particulier, du concret, relir à part de l’universel, de l’abstrait, pour arriver, toutes deux, à des conclusions quantitativement différentes (146).
‘6. Emploi des méthodes déductive et inductive. — Dans les sciences abstraites comme les mathématiques, on fait usage de la méthode déductive. On part d’un principe, d’une définition, d’un axiome (l’universel) pour résoudre tel problème (particulier). Dans les sciences concrètes, comme les sciences physiques, naturelles, c'est la méthode inductive qui est en honneur. Ces sciences sont basées sur l'observation des cas particuliers, et de ces cas rigoureusement expérimentés, on infère une loi générale qui peut s'appliquer à tous les phénomènes non encore constatés (196). Quant aux sciences morales, soit sociologiques (science de la
de la déduction (199). En résumé nous pouvons dire que les sciences métaphysiques sont déductives, les sciences physiques inductives, et les sciences morales inducodéductives.
367. La meilleure méthode. -— Quelle est ln meilleure méthode ? Les uns voient dans l'induction, la seule, \n vraie méthode. En général. c'est ce que croient les physiciens, les naturalistes, et tous ceux qui ont voué un culte aux sciences expérimentales. D'autres donnent leurs préférences à la déduction. Ce sont les mathématiciens, et, en général, ceux qui ne voient dans la seule et Pure raison que l’unique moyen d'arriver au vrai. Ces deux opinions extrêmes ne sont pas l'expression exacte de la vérité. Celle-ci réside dans un juste milieu. Aussi, bien que l'induction convienne à certaines sciences, et la déduction à d’autres, cependant la meilleure méthode est celle qui est à la fois inductive et déductive. En effet, la méthode inducodéductive répond le mieux à la nature humaine, Composés de corps et d’âme, nous Percevons par nos sens d’abord et Par notre intelligence ensuite. Les sens Connaissent le sensible, le concret et l'intelligence perçoit l'abstrait, l'universel. A la connaissance sensible correspond l'induction, à la connaissance intellectuelle, la déduction (»,
La méthode induco-déductive est employée dans la première et la plus utile des sciences, la philosophie.
368. La méthode scolastique. —- La méthode scolastique —— méthode de l’école — est celle qu'ont
() Cfr. Farges et Barbedette, ouv. cil., pp. 236-237,
employée les grands docteurs du moyen âge dans l’exposition et la défense de la vérité. Elle consiste à faire usage tour à tour et de l’induction et de la déduction. Elle est basée sur ce principe : La connaissance intellectuelle suppose toujours la connaissance sensible. Son procédé est généralement le syllogisme qui, sagement employé, rend de précieux services (163). Il ne faut pas confondre la méthode scolastique avec la philosophie scolastique. On peut faire de la philosophie scolastique sans se servir de la méthode scolastique, et réciproquement. La philosophie scolastique se caractérise par les solutions données aux différents problèmes qui intéressent Dieu, le monde et l’âme humaine (. La méthode scolastique est la manière d’exposer ces solutions. Cette manière est ordinairement le syllogisme. Parce que inductive et déductive, la méthode scolastique est donc la meilleure méthode.
(1) Cfr. A. Robert, DES de la philosophie, pp. 131-137.
TABLE DES MATIÈRES
SR —— v INTRODUCTION
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