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LITRE IV. DES HACHWËS

les frottements Qui s'exercent entre les différentes pièces de la machine, la résistance de l'air, etc. De celle manière, le travail résistant est composé do deux parties, l'une due à ln résistance utile et que l'on nomme, pour celte raison, travail utile; l'autre due aux résistances passives, et mie l'on nomme travail passif. Nous désignerons le travail utile par T„, le travail passif par T,, et nous po- 'gérons

Nous avons vu que, pendant la marche normale de la machine, le travail moteur est égal au travail résistant. On a donc

Si liieu construite et bien entretenue que soit une machine, il est impossible d'éviter complètement le travail passif; de sorte que le travail utile n'est qu'une partie du travail moteur. Ainsi, une machine ne rend jamais tout le T

travail moteur qu'elle reçoit ; c'est par le rapport ^ du travail utile au travail moteur que l'on juge de la qualité ou du reudemeut de la machine.

226. Considérons Te cas très-simple où deux forces seulement agissent sur la machine, une force motrice F et la résistance F' que Pon veut vaincre ; supposons ces deux forces constantes, et admettons, en outre, que l'on puisse sans inconvénient négliger les résistances passives. Appelons x et x' les déplacements des points d'application projetés sur la direction des forces. Pendant que la machine marche d'un mouvement uniforme, le travail moteur étant égal au travail résistant, on a F X a: = F' X Les forces

sont en raison inversa des chemins parcourus par leurs points à" application. Si, par exemple, la résistance est cent fois plus grande que la puissance, le chemin parcouru par son point d'application sera cent fois plus petit. On a coutume dénoncer ce résultai, en disant que ce qu'on gagne en puissance, on le perd en chemin parcouru. Au contraire, si la résistance est cent l'ois plus petite que la puissance, le chemin parcouru sera cent fois plus grand.

227. Dans les machines que nous avons considérées jusqu'à présent, c'est la résistance à vaincre, ou le travail utile à accomplir, qui est l'objet principal de la machine. Il y a d'autres machines où l'objet principal que l'on a en

les horloges et les chronomètres, ou une combinaison ingénieuse et délicale de mouvements, comme dans les machines à broder ; mais là encore il y a des résistances passives et transformation du travail moteur en travail résistant. On comprend bien par là l'impossibilité du mouvement perpétuel ; supposons qu'une force motrice imprime au mécanisme une certaine vitesse et qu'ensuite elle cesse d'agir, la puissance vive communiquée à l'appareil sera absorbée peu à peu par les résistances passives; la vitesse ira en diminuant, et, après un temps plus ou moins long, la machine s'arrêtera, à moins que la force motrice n'intervienne de nouveau. De même, si on emmagasine dans l'appareil une certaine quantité de travail moteur au moyen d'un ressort tendu, ou d'un poids élevé à une certaine hauteur, quand toute cette quantité de travail moteur aura été absorbée par les résistances passives, la machine s'arrêtera.

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