‹ Leçons de métaphysique, publiéesChapitre 8 sur 36 · DU TRADUCTEUR. XVII · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XVII

taphysiqiie. Cette distinction, que nous croyons neuve et du plus haut intérêt, pour être un peu subtile, n'en est pas moins juste. En effet , les idées ne sont que de purs faits de conscience, des états intellectuels de Tame, des déterminations du moi, si l'on fait abstraction de leur valeur objective, de leur sens intellectuel , comme c'est l'hypothèse dés qu'on ne les envisage que comme faits de conscience. On aurait beau les regarder toute sa vie comme des états internes, comme des déterminations du moi, on n'en tirerait pas la moindre instruction. On n'obtiendrait pas davantage la science dont elles sont la matière première, en s'occupant de leur origine.

Ainsi considérées psychologiquement, c'est-à-dire comme actuelles ou comme primitives, c'est-à-dire encore dans le présent et dans le passé, elles ne rendront jamais que deux choses , leur présence dans l'esprit, et la manière certaine ou probable dont elles y ont fait leur apparition d'abord.

c) Pour faire les sciences métaphysiques, il faut donc nécessairement sortir du point de vue psychologique des idées, et s'attacher à leurs points de vue ' ontologique et logique, c'est-à-dire à leur sens objectif et à leurs rapports entre elles : car toute science n'est qu'un système d'idées ayant un sens objectif ou impersonnel, et dont toutes les parties sont liées par des idées encore.

Or, les idées sont entre elles dans un rapport analytique ou syntIuHique. Le premier de ces rapjjorts est un rapport par idcnlilé totale ou partielle; le second, un

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