DES PRINCIPES RATIONNELS DE LA THÉRAPEUTIQUE
Notions diverses répandues dans le mon de médical à l'égard de la thérapeutique. — Expectation. — Médications actives. — Force médicatrice. — Comment faut-il interpréter cette expression ? — Doctrine d'Hippocratesur les crises et les jours critiques. — Formes diverses que cette opinion a revêtues. La réalité des guérisons spontanées est démontrée parles faits cliniques. — Injection de substances putrides dans les veines. — Résultats de cette expérience. — Erreurs de lanature. — Nécessité d'en dirigerles efforts. — L'expectation est absurde dans certains cas : elle est rationnelle dans d'autres circonstances.— Opinion de Gall. — La force médicatrice est une force physiologique. — Exemples à l'appui. — Pouvoir de régénération que possèdent les animaux inférieurs. — Exemples de la même faculté chez les animaux supérieurs. — Expériences de Tiedemann et Gmelin sur les conduits biliaires. — Expériences de Claude Bernard sur le conduit pancréatique. — Expériences de Sédillot sur la ligature de l'œsophage. — Reproduction de certains tissus chez l'homme. — Cette propriété se manifeste à un degré su périeur dans les membranes é pithéliales. — Les forces physiologiques continuent à agir dans l'état de maladie. — Les évacuations critiques peuvent être assimilées à l'élimination des corps étrangers. — Conséquences pratiques 59
SEPTIÈME LEÇON
DES PRINCIPES RATIONNELS DE LA THÉRAPEUTIQUE (suite) .
La nature n'est pas toujours capable de guérir les maladies; l'intervention de Tart est souventindispensable. — Nécessité pour le médecin de bien connaître l'action des médicaments. — Définition des médicaments. — Différences qui les séparent des aliments et des poisons. — Tous les m édicaments sont des substances étrangères à Téconomie, et par conséquent, des poisons. — Opinions diverses sur l'action des médicaments. — Quelques-unes de ces opinions sont manifestement erronées. — Action de l'émulsine sur l'amygdaline. — L'émulsine et l'amygdaline injectées séparément dansle sang, ou prises séparémeuv par la bouche, ne produisent aucun effet nuisible. — Simultanément injectées ou absorbées, elles donnent la mort. — Les ferments ne sont pas absorbés par l'appareil digestif. — L'action des médicaments ne peut pas s'expliquer parleurs propriétés exclusivement chimiques. — Expériences de M. Poiseuille. — Explications relatives à l'action de
certains médicaments tirées de l'endosmose. — Affinité élective démontrée par l'action du phosphore, de l'éther, etc. — Toutes les théories jusqu'ici formulées sont plus ou moins imparfaites 70
HUITIÈME LEÇON
DES EFFETS LOCAUX DES MALADIES GÉNÉr.ALES.
Les diverses explications qu'on a jusqu'à présent données relativement à l'action des médicaments sont complètement insuffisantes. — Tentatives pour résoudre la question rationnellement. — Les effets des médicaments doivent être considérés comme des phénomènes physiologiques.— Les divers tissus qui font partie du corps jouissent individuellement de propriétés distinctes et spéciales. — Il existe deux appareils généraux qui sont en rapport avec tous les tissus, à savoir les vaisseaux et les nerfs. — Le sang est le milieu dans lequel existent tous nos éléments. — Le sang transporte les substances nutritives à leur destination. — Le sang est encore le véhicule des médicaments et des poisons. — Les médicaments doivent être envisagés comme des agents physiologiques d'une nature particulière. — Ils agissent sur nos tissus d'une manière entièrement physiologique. — L'action de l'oxygène en est une preuve. — Les propriétés des divers éléments histologiques sont différentes. — Les agents qui peuvent les modifier sont également différents. — Action de la strychnine, du curare, de la digitale, de l'oxyde de carbone, de l'arsenic. — Différence entre les nerfs sensitifs et moteurs. — Les médicaments aussi bien que les poisons n'agissent point sur les organes, mais sur les éléments de tissus. — Différence entre les animaux de diverses espèces relativement à l'intensité avec laquelle certains poisons agissent sur eux. — Cette différence existe également par rapporta des tissus homologues chez le même animal. — Le fait s'explique par la vitalité supérieure de certains animaux et de certains organes. — La digitale airêle l'action du cœur longtemps avant de paralyserles autres muscles. — Le galvanisme agit plus puissamment sur les muscles volontaires que sur ceux qui sont involontaires. — Les effets généraux des médicaments s'expliquent rationnellement par leur action sur les éléments histologiques. ". 81
NEUVIÈME LEÇON