DES EFFETS GÉNÉRAUX DES MÉDICAMENTS
Influence du système nerveux sur les symptômes généraux de toutes les maladies. — Les glandes sont de deux espèces. — Celles qui séparent du sang les matériaux de leur sécrétion, et celles qui versent leurs produits dans le milieu circulatoire. — L'influence nerveuse agissant sur la sécrétion peut empoisonner la masse totale du sang. — Les maladies doivent toujours être considérées comme la conséquence de lésions matérielles. Les propriétés vitales ne sont que les propriétés physiques et chimiques de la matière vivante. — Doctrine de Pinel et de Broussais sur les fièvres. — Tendances actuelles de la science. — Impossibilité de décider la question si les altérations morbides sont la cause ou l'effet des maladies. — Les fièvres éruptives sont un exemple de lésions locales consécutives à une maladie générale. — Rapports intimes entre les symptômes gé-
néraux et locaux. — Rôle du grand sympathique dans l'inflammation. . - — Ce rôle paraît se rapporter à la pathologie vasculaire, — Modifications inflammatoires de la fibrine. — Effets de ce changement sur les globules du sang. — Formations de dépôts putrides dans les vaisseaux. — Leurs efi'ets sur l'économie tout entière. — La fièvre n'est pas le seul mode par lequel les aff"ections générales produisent des lésions locales. — Injections de carbonate d'ammoniaque dans les veines. — Ses efi'ets comparés à ceux des fièvres éruptives. — Nature de semblables lésions, — Elles doivent être considérées comme Durement mécaniques 99
ONZIÈME LEÇON
DE l'analogie entre l'action des causes morbides et celle des PO1S0.N3.
Réflexions générales sur les caractères essentiels des causes morbides.
— Comme tous les agents extérieurs au corps, elles doivent être examinées ou étudiées dans leur action physiologique. — Les reproches adressés aux médecins à l'égard de leur ignorance par rapport aux causes des phénomènesbiologiques sont mal fondés. — Certaines questions ne peuvent point recevoir de réponse scientifique. — Nous ne pouvons pas connaître le pourquoi des choses. — Les résultats pratiques sont toujours en rapport avec la partie accessible des questions scientifiques. — L'action des causes morbides peut se comparer à celle des poisons. — Curare. — Strychnine. — Fait singulier d'empoisonnement par l'arsenic rapporté par Corvisart. — Comment les diverses maladies produisent-elles la mort? — Autopsie rationnelle.
— Elle consiste à examiner successivement et physiologiquement tous les tissus et liquides organiques. — Le foie ne contient plus de substance glycogène à la fin de plusieurs maladies. — Insuffisance des autopsies cadavériques telles qu'on les pratique habituellement.
— Conclusions pratiques à déduire des réflexions précédentes. — Idée erronée du pouvoir exercé par la nature sur l'homme. — Nécessité rie comparer les recherches expérimentales aux observations cliniques et de comparer les tissus sains aux tissus pathologiques. — Les efi'ets des principes morbides peuvent être combattus de deux manières : 1» en neutralisant le principe; 2" en l'éliminant. — Ce dernier moyen d'action est celui qui est le plus à notre portée 108
DOUZIÈME LEÇON
DE I. 'analogie entre LES CAUSES MORBIDES ET LES POISONS (suite).
Les progrès de l'anatomie pathologique ont été du plus grand secours aux sciences médicales. —Les résultats des autopsies cadavériques sont, toutefois, loin de nous satisfaire. — Des lésions fort étendues peuvent parfois exister sans avoir déterminé pendant la vie des symp tomes graves. — L'anatomie pathologique ne suffit donc pas pour expliquer toutes les modifications qui se produisent dans l'organisme à l'état de maladie. — Mes expériences sur les nerfs abdominaux. — Expérience de Chossat sur l'inanition . — Effets mortels d'une secousse inattendue chez des animaux réduits à un grand état de faiblesse par l'inanition. — Influence de la température sur la durée de la vie dans ces conditions spéciales. — L'anatomie pathologique ne peut expliquer que les causes immédiates et mécaniques de la mort. — D'autres moyens d'investigation sont donc nécessaires. — Les effets des poisons ressemblent eniièrement, sous ce rapport, à ceux des causes morbifiques. — Deux classes bien distinctes de substances vénéneuses. — Les unes se combinent chimiquement aux tissus, les autres circulent librement dans le sang. — Les effets des premières sont permanents et incurables ; les effets des secondes peuvent n'être que transitoires. — La substance toxique peut être expulsée de l'organisme quand la vie est artificiellement prolongée 118
TREIZIÈME LEÇON