‹ Leçons de pathologie expérimentale et leçons sur les propriétés de la moelle épinièreChapitre 152 sur 154 · DE LA DILATATION ACTIVE DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

DE LA DILATATION ACTIVE DES VAISSEAUX

Action du grand sympathique sur les vaisseaux. — Dilatation vasculaire qui résulte de la section de ce nerf. — Contraction des vaisseaux, qui résulte de son excitation galvanique. — La paralysie des fibres contractiles des vaisseaux ne suffitpaspour expliquer leur dilatation.

— Ce phénomène est actif, et n’est point le résultat d’une distension purement passive. — Les vaisseaux sont placés sous l’empire de deux ordres de nerfs antagonistes. — Expériences à l’appui. — L’excitation de la corde du tympan et du nerf moteur delà glande parotide dilatent les vaisseaux des glandes salivaires. — L’origiiie des nerfs dilatateurs des vaisseaux est encore mal connue . 261

SEIZIÈME LEÇON. -

DE l’influence dd système nerveux sur la COMPOSITION CHIMIQUE DU SANG.

Le système nerveux intervient . dans les phénomènes de l’hématose. —

Le sang des veines rénales est habituellement d’un rouge vif. — Le sang veineux, fourni par des glandes en pleine activité, est toujours rouge. — Expérience sur la glande sous-maxillaire. — Les résultats

TABLE DES MATIÈRES

de ces expériences sont d’accord avec les données que fournitl’analyse du sang. — Le système musculaire présente des phénomènes tout opposés. — Le sang veineux devient noir pendant le travail musculaire. — Il devient rouge quand les muscles sont en repos. — Par ce motif, le sang veineux, pris dans son ensemble, est habituellement noir, car le systèmemusculaire n’entre jamais dans un état de repos absolu. — Effets de la syncope. — L’existence des deux ordres de nerfs vaso-moteurs explique ces divers phénomènes. — La respirar tion de l’oxygène s’accomplit, non dans les poumons, mais dans le sang et dans la profondeur même de nos tissus. — La section du grand sympathique s’oppose à ce travail, il fait passer le sang artériel presque pur dans les veines. — Analyse comparative des gaz du sang pendant le travail et le repos des muscles et des glandes...

DIX-SEPTIÈME LEÇON

DE LA CHALEUR ANIMALE

La chaleur animale a été habituellement envisagée comme le résultat d’une combustion. — Opinion de Lavoisier sur cette question. — Modifications ultérieures de ces idées. — La chaleur résulte-t-elle d’une simple oxydation des éléments de nos tissus? — Cette expli- £ cation ne paraît pas suffisante. — Les modifications physiques qui? s’opèrent au sein de l’économie produisent et absorbent de la chaleur. \

— La chaleur du sang dans les veines ne dépend pas toujours des phénomènes d’oxydation dans les tissus qu’il traverse. — Dans les muscles, la disparition d’oxygène correspond à l’élévation de la température; il en est autrement dans les glandes. — Mais l’accélération de la circulation coïncide dans l’un et dans l’autre cas avec l’augmentation de la température. — Le frottement qui en résulte peut-il rendre compte de la production d’une certaine quantité de chaleur?

— Les effets de la section du grand sympathique sont-ils d’accord

avec cette manière de voir? .

DIX-HUITIÈME LEÇON

DE L’INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR l’ ABSORPTION.

L’acticn des nerfs s’exerce toujours par l’intermédiaire d’une substance contractile. — L’absorption, au point de vue physique, est un simple effet de l’endosmose Le double courant qui résulte de ce phéno¬

mène physique ne se produit pas dans les vaisseaux aussi longtemps que le sang circule. — Il ne se produit alors qu’un courant d’endos-

TABLE DES MATIÈRES

mose. —L’absorption est retardée dès que lacirculation est ralentie.

— Expérience de Magendie. — L’absorption d’un poison peut être empêchée par la ligature des vaisseaux. — On arrive au même résultat parla galvanisation desnerfs. — L’influence du système nerveux sur les phénomènes de l’absorption dépend de son action sur les vaisseaux. — Effets de l’inanition chez les animaux qui ont subi la section de certaines branches du grand sympathique . .

DIX-NEUVIÈME LEÇON

DES DIVEi'.S DEGRÉS D'EXCITABILITÉ QUE PRÉSENTE LE SYSTÈME NERVEDX.

Considérations sur les altérations que présentent les nerfs divisés. —

Tous les tissus peuvent passer de l'état de repos à l’état d’activité et de l’état d’activité à l’état de repos, sous l'influence du système nerveux. — Les mêmes tissus présentent un degré bien différent d’excitabilité chez les divers individus d’une même espèce. — La différence . est encore plus grande chez les animaux d’espèces différentes. — Chez tous les animaux les éléments organiques , conservent toujours les mêmes propriétés physiologiques. — Les variations que présente l’excitabilité des tissus chez des animaux d’espèces différentes peuvent se retrouver chez un seul et même individu, selon les conditions physiologiques dans lesquelles il est placé. — Application de ces vues à l’action des médicaments et des poisons. . . . . . . 289

VINGTIÈME LEÇON

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