‹ Leçons de pathologie expérimentale et leçons sur les propriétés de la moelle épinièreChapitre 79 sur 154 · LEÇON D’OUVERTURE · texte numérisé non relu

LEÇON D’OUVERTURE

PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE^ (1

Messieurs,

On ne peut pas séparer la physiologie de la pathologie, bien que, dans l’enseignement des écoles, ces deux sciences soient traitées à part. Rien ne saurait être créé -en pathologie sans que la physiologie vienne en quelque sorte y présider. On serait complètement dans l’erreur si l’on admettait des entités, des principes morbides en dehors de la physiologie. Le diabète, par exemple, était considéré autrefois comme une manifestation extra-physiologique créée de toutes pièces : on supposait qu’il fallait un bouleversement total de l’économie pour que du sucre vînt à s’y produire. Maintenant que l’on connaît la fonction glycogénique du foie, ce n’est plus que l’exagération ou le dérangement d’une fonction normale. Dans certaines affections, on ne peut encore découvrir la voie qui conduit de la santé à la maladie, mais on ne saurait pour cela douter de l’existence d’une relation nécessaire, mais que -notre ignorance nous cache. Beaucoup de nos maladies sont de vrais empoisonnements ; elles donnent lieu à des symptômes qui sont en rapport avec la nature d’un agent

(1) Leçon d’ouverture, 8 décembre 1858. Voy. Union médicale , 1859, mouv. série, t. I, p. 59.

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